Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

9 décembre - Réchauffement climatique : le carbone aussi innocent que les Gilets jaunes Lire 7 décembre - Vidéo : La Bulle et la Dette [ACTE 1] Lire 5 décembre - Gilets jaunes : ce qu’un gouvernement digne de ce nom devrait faire Lire
AccueilDocument de fondHistoire
X Logo S&P
En 2018, le site de Solidarité & Progrès devient semi-payant. 4 publications payantes vous sont encore offertes. Voir les abonnements

Comment l’Empire britannique orchestra la Première Guerre mondiale

JPEG - 40.2 ko
Pour le roi britannique Edouard VII (à droite), la coopération continentale eurasiatique nouée par le chancelier allemand Bismarck, le ministre français des Affaires étrangères Gabriel Hanotaux et le ministre russe des Finances Serge de Witte (à gauche) était un casus belli. En effet, elle menaçait l’hégémonie de l’Empire britannique fondée sur sa domination des océans.

Lors d’une discussion informelle à Berlin le 5 novembre, Helga Zepp-LaRouche, présidente du Büso (notre parti frère en Allemagne), a dépeint, pour ceux qui estiment qu’un nouveau conflit est impossible, le danger d’une troisième guerre mondiale, en comparant la situation géopolitique actuelle avec celle ayant préfiguré la Première Guerre mondiale. Extraits.

Voyons brièvement ce qui a conduit à la Première Guerre mondiale, car il existe de nombreux parallèles avec la situation présente. Les motifs sont très similaires, bien que les prédicats soient différents, de même que la situation historique. En réalité, les préparatifs de la Première Guerre mondiale se sont graduellement mis en place durant une trentaine d’années.

On entend toujours dire que la Première Guerre mondiale était un conflit entre nations. C’est une ineptie. Les Etats qui se sont fait la guerre à l’époque étaient tous des empires. L’Empire austro-hongrois, le royaume de Prusse, l’Empire britannique, la Russie tsariste – ce n’étaient pas des Etats-nations souverains, mais des empires.

On pourrait faire remonter très loin le début des préparatifs de cette première guerre dite mondiale. Mais pour traiter le sujet, on pourrait peut-être commencer par s’intéresser à la guerre franco-allemande de 1870-71, qui livra l’Alsace-Lorraine à l’Allemagne, et à la façon dont le chancelier Otto von Bismarck (1815-1898) réussit à réunir les différentes petites principautés allemandes en un Etat-nation unifié.

La France n’a jamais accepté le traité de Francfort de 1871, qu’elle considérait comme extrêmement humiliant. C’était donc une bombe à retardement dont on entendait déjà le tic-tac. En réalité, Bismarck a plutôt bien fait en renonçant à poursuivre la guerre.

Bismarck est en dernière analyse (même si ce n’est pas notre thème de ce soir) un personnage extrêmement intéressant, parce que c’est lui qui introduisit en Allemagne le « système américain d’économie politique ». Auparavant, il avait défendu le système féodal de libre-échange, le libéralisme, mais après avoir pris connaissance des idées de l’économiste américain Henry C. Carey, notamment, il devint un défenseur du protectionnisme. C’est lui qui dirigea toute la révolution industrielle allemande, de telle sorte que, d’Etat féodal et agricole, l’Allemagne se transforma très rapidement en nation industrielle. Cela jouera aussi un rôle par la suite.

En tout cas, Bismarck était intelligent, et à vrai dire un peu humaniste par certains côtés, même s’il eût rechigné à l’admettre. Mais c’est quelqu’un qui a très bien compris la diplomatie. Il a organisé toute une série de traités – avec l’Autriche, la Roumanie, l’Italie et la Russie – pour s’assurer que les divers conflits nationaux ne dégénèrent pas en guerre.

Le plus important d’entre eux est le Traité de réassurance qu’il conclut avec la Russie le 18 juin 1887, prévoyant que si la France attaquait de nouveau l’Allemagne, la Russie resterait neutre, autrement dit qu’elle ne s’allierait pas dans ce cas avec la France contre l’Allemagne. Vu la bombe à retardement que représentait l’Alsace-Lorraine, c’était un aspect très important.

Au départ, l’accord fut conclu pour seulement trois ans, de 1887 à 1890, mais au moment où il devrait être renouvelé, au printemps 1890, l’empereur congédia pratiquement Bismarck, avec la bénédiction des Britanniques qui avaient tout intérêt à l’écarter. D’abord, parce qu’il comprenait les manipulations de Londres mieux que tout autre, et aussi parce qu’il avait fait de l’Allemagne une puissance industrielle de premier plan. Bref, pour les Anglais, il était une épine dans le pied.

Son successeur à la chancellerie, le général Georg Leo von Caprivi (1831-1899), ne voyait pas du tout l’intérêt de proroger le Traité de réassurance et ne le renouvela donc pas, ce qui eut des conséquences dramatiques.

Comme je l’ai dit, Bismarck avait conclu tous ses traités, et surtout l’alliance avec la Russie, pour faire contrepoids à l’alliance entre l’Allemagne, l’Autriche et l’Italie. Or, pratiquement dès l’expiration du Traité de réassurance, la Russie et la France entamèrent des négociations secrètes en vue d’une nouvelle alliance militaire. Les chefs militaires de tous les Etats se disaient alors qu’il y aurait une nouvelle guerre, que la guerre était inévitable et tous commencèrent à s’armer.

Je pense qu’à partir du moment où l’on se dit que la guerre est inévitable, on finit par l’avoir. Si, au contraire, on se dit qu’une autre politique est possible afin d’éviter la guerre, alors on l’évitera. Il n’existe aucune force naturelle, aucun automatisme en matière de guerre ou de paix.

En tout cas, le tsar Alexandre III de Russie (le fils d’Alexandre II, qui était un proche allié d’Abraham Lincoln) ne voyait pas non plus l’utilité de garder le Traité de réassurance. Les militaires russes pensaient, quant à eux, que l’Allemagne n’attaquerait de toute façon pas la Russie, car si elle le faisait, la France lui déclarerait la guerre, et comme les Allemands ne pouvaient se permettre une guerre sur deux fronts, il n’y avait aucun souci à se faire.

Tous se confortaient dans cette opinion, en dépit des avertissements de l’ambassadeur allemand en Russie, le général Von Schweinitz, mettant en garde contre l’ouverture de négociations entre la Russie et la France. Quant à Caprivi, il croyait que la Russie ne s’intéressait qu’aux détroits, Bosphore et Dardanelles, et pas à la France.

De plus, tous ces monarques, rois et empereurs, étaient apparentés entre eux – cousins, beaux-frères, etc. – dans des liaisons plutôt incestueuses. Et ils se supportaient de moins en moins. Le tsar russe nourrissait une profonde aversion pour l’empereur allemand Guillaume II, attisée par les rumeurs de cour qui circulaient. Ces ragots étaient savamment entretenus, si bien que les souverains se détestaient tous de plus en plus.

M. Lambsdorff, l’attaché du ministre russe des Affaires étrangères Nicolas Giers, aurait affirmé par exemple que le tsar disait vouloir anéantir l’Allemagne à la première occasion venue. Dans son journal, Lambsdorff écrivait que ces dirigeants semblaient ignorer que ces guerres d’anéantissement finiraient par faire disparaître l’empire et le régime tsariste eux-mêmes, qui seraient remplacés par des gouvernements républicains, socialistes, sociaux-démocrates ou autre. Cela prouve qu’il y avait à l’époque des gens qui comprenaient la situation. Voilà pour ce qui est des intérêts divergents.

L’alternative du comte Witte

Cependant, il y avait bel et bien une alternative, du fait que Gabriel Hanotaux, devenu ministre des Affaires étrangères de la France depuis 1894, collaborait avec Serge de Witte, lui-même ministre russe des Finances de 1892 à 1903.

JPEG - 318.5 ko
la construction du chemin de fer transsibérien était un véritable travail de pionnier, qui permit d’ouvrir les vastes espaces de la Russie.

Ce dernier avait dans l’idée de réunir les pays eurasiatiques en un bloc pacifié, afin de rendre la guerre impossible. Serge de Witte se réclamait aussi de Friedrich List, c’est-à-dire qu’il avait compris l’idée d’économie nationale, à la différence du libre-échange. Il avait compris que la source de la richesse est le développement de la population, l’éducation populaire et la promotion de la créativité des citoyens. Peu avant, en tant que ministre des Transports, il avait créé la Commission du chemin de fer sibérien. Pendant son mandat, il fit construire 22 000 km de rails, dont le Transsibérien en comptait 8000 à lui seul, reliant Moscou à Vladivostok.

Il avait un collaborateur très proche : le scientifique Dmitri Ivanovitch Mendeleïev (inventeur de la Table périodique des éléments chimiques), qui inspirera plus tard Vladimir Vernadski. Leur dessein était de développer la Russie.

A l’époque, la construction du chemin de fer transsibérien était un véritable travail de pionnier, qui permit d’ouvrir les vastes espaces de la Russie. Neuf mille personnes s’installèrent alors en Sibérie, peuplant ce territoire pour la première fois.

Le comte Witte disait en 1892 :

Personne ne peut plus nier la signification globale de la Route sibérienne. Elle est reconnue dans le pays et à l’étranger. Reliant l’Europe et l’Asie par une liaison ferroviaire ininterrompue, cette route devient un moyen de transit uniformisé par où devront passer les échanges de biens entre l’Ouest et l’Est. La Chine, le Japon et la Corée ont un demi-milliard d’habitants. Et déjà, avec un commerce international s’élevant à plus de 600 milliards de roubles et ce grand système de circulation continentale à vapeur, permettant un transport plus rapide et meilleur marché d’hommes et de marchandises, nous pouvons entrer en relations plus étroites avec l’Europe, un marché ayant une culture manufacturière développée, et y créer par là même une plus grande demande pour les matières premières de l’Est. Grâce à la Route sibérienne, il y aura aussi une demande plus importante d’usines européennes et de savoir-faire européen, et le capital trouvera un nouveau domaine d’investissement dans l’exploration et le développement des richesses naturelles des nations orientales. Le chemin de fer sibérien peut être d’une grande aide pour l’industrie chinoise du thé, car il pourrait y jouer un rôle dominant. Si les Etats européens persistent dans la voie actuelle, ils risquent un grand malheur.

Casus belli pour l’Empire britannique

Telle était la situation : grâce à cette coopération eurasiatique, on aurait pu réaliser une grande voie terrestre, ce qui constituait, pour l’Empire britannique, l’exemple absolu de casus belli . Les Britanniques, qui contrôlaient à l’époque le commerce maritime, se disaient que si le Transsibérien se mettait en place, si l’Europe et l’Asie travaillaient ensemble à bâtir cette route terrestre, ils perdraient leur influence. Tous les pères spirituels de la géopolitique – Mackinder, Milner – montèrent au créneau pour proclamer que les puissances contrôlant les masses terrestres eurasiatiques contrôleraient la planète. Du coup, les pays transatlantiques, l’Angleterre et la France, seraient en perte de vitesse et verraient leur influence diminuer.

Tel était le raisonnement qui inspira la planification de cette guerre par la Grande-Bretagne, notamment par le prince de Galles, Edouard Albert, le futur roi Edouard VII. Au cours d’un long processus, il avait manipulé l’Entente cordiale, la Triple alliance et conclu une alliance militaire avec le Japon. Fort du soutien de la Grande-Bretagne, le Japon attaque en 1904 la ville portuaire russe de Port-Arthur, déclenchant la guerre russo-japonaise de 1905, qui durera onze mois et sera très meurtrière.

C’est ainsi que l’on avait placé un pion après l’autre sur l’échiquier. Les coups de feu tirés à Sarajevo furent le dernier détonateur, mais non la cause de la guerre. Ce sont ces manipulations géopolitiques qui avaient constitué l’échiquier, préparé longtemps à l’avance.

Quels sont les parallèles avec la situation aujourd’hui ? La Russie, la Chine, l’Asie connaissent à nouveau une croissance. A travers le Pont terrestre eurasiatique, que nous proposons depuis plus de vingt ans, l’Europe et l’Asie se rapprochent de plus en plus. C’est de là que découle aujourd’hui, tout comme avant la Première Guerre mondiale, le danger de guerre.

La réponse doit donc être celle-là même que proposait Serge de Witte, c’est-à-dire une coopération mutuelle entre pays eurasiatiques autour de grands projets économiques communs.

Cela implique, aujourd’hui, que les Etats-Unis, la Russie et la Chine s’unissent pour réaliser le projet NAWAPA, ce gigantesque chantier d’aménagement hydraulique allant de l’Alaska jusqu’au Mexique en passant par le Canada, et construire un tunnel sous le détroit de Béring, entre l’Alaska et la Sibérie, en liaison avec un ambitieux programme d’infrastructures pour l’extrême orient de la Russie.

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

La City et Wall-Street fomentent la guerre pour éviter la refonte des institutions financières. Il nous faut changer la donne afin d’empêcher que la situation dégénère en catastrophe nucléaire.

En savoir plus

Aux origines de l’entente cordiale avec l’Angleterre : Fachoda, quand les nuées portent l’orage

5 avril 2008
Histoire
Aux origines de l’entente cordiale avec l’Angleterre : Fachoda, quand les nuées portent l’orage

L’ombre de l’accord Sykes-Picot plane sur l’Asie du Sud-Ouest

21 février 2006
Histoire
L’ombre de l’accord Sykes-Picot plane sur l’Asie du Sud-Ouest

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard