Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilDocument de fondPolitique
X Logo S&P
En 2018, le site de Solidarité & Progrès devient semi-payant. 4 publications payantes vous sont encore offertes. Voir les abonnements

Comment la City et Wall Street ont volé notre Europe

JPEG - 1.7 Mo

Riche, industrielle et stable il y a quarante ans, notre Europe offre aujourd’hui un visage de désolation économique, financière, politique et morale. Elle est au bord de l’abîme.

Entretemps, les cartels financiers anglo-américains et leurs alliés chez nous ont pris le contrôle de cette alliance des nations à laquelle Charles de Gaulle leur avait interdit l’accès – via son interdiction d’entrée à la Grande-Bretagne – et en ont pillé toute la substance.

En 1957, à la création de la CEE, ces cartels sont déjà en embuscade avec Robert Marjolin, un proche de Jean Monnet, représentant les intérêts de la Royal Dutch Shell et des Rockefeller, qui deviendra commissaire en charge de l’Economie et des Finances à la CEE entre 1958 et 1967 ; son ami le philosophe franco-russe Alexandre Kojève, qui milite pour la constitution d’empires régionaux appelés à former, à la fin des temps, cet « empire universel et homogène » cher à Hegel ; et l’économiste Robert Triffin, du Conseil des relations étrangères (CFR) de New York.

Leur combat ? Obtenir que les États membres de la CEE acceptent d’abandonner leur souveraineté financière à une instance supranationale, livrée à des intérêts privés. La création de la Banque centrale européenne (BCE), pièce maîtresse, avec l’euro, du Traité de l’Union européenne (TUE, dit traité de Maastricht), au sein d’un ensemble dominé par des politiques ultralibérales, est le couronnement de leur objectif. Un fil conducteur mène du « Programme d’action pour le deuxième étage de la CEE » de Marjolin (1962-65) aux concepteurs du TUE, dont Jacques Delors, en passant par le plan Werner de 1969 et le chancelier allemand Willy Brandt.

La création de la BCE et de l’euro, dans un contexte de dérégulation financière totale poussée par la City et Wall Street, crée les conditions du pillage généralisé de cette poule aux œufs d’or qu’est l’Europe des Trente Glorieuses. 1986 est à la fois l’année du Big Bang de Londres, où Margaret Thatcher dérégule brutalement les transactions financières à la City, et de l’adoption de l’Acte unique, créant un marché unique où peuvent circuler librement marchandises, services, capitaux et personnes. Dès 1969, l’objectif est de recréer en Europe les conditions de l’Empire britannique totalement dérégulé du XIXe siècle. [1]

La BCE et la zone euro ont permis aux établissements financiers de s’étendre, sans aucun frein, à toute cette zone dérégulée, bénéficiant de la note AAA accordée par la BCE à toutes les banques centrales de la zone euro, pays riches comme pays pauvres. D’où l’endettement massif de ces derniers, révélé lors de la crise de 2007, et dont les citoyens paient le renflouement par des cures d’austérité brutales.

Au niveau national, la prise de contrôle par la finance remonte à la fin des années 1960, avec un Etat qui abandonne peu à peu tout contrôle sur l’émission monétaire pour la livrer aux banques privées.

  • Ainsi, la loi Pompidou-Messmer-Giscard du 3 janvier 1973 oblige l’Etat à s’endetter auprès des banques privées car elle interdit au Trésor public d’être « présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France ».
  • La loi du 4 août 1993 remplace et aggrave la précédente, en interdisant à la Banque de France d’« autoriser des découverts ou d’accorder tout autre type de crédit au Trésor Public ou tout autre organisme ou entreprise publics. L’acquisition directe par la Banque de France de titres de leur dette est également interdite ».
  • La loi du 12 mai 1998 intègre ensuite la Banque de France au Système européen de banques centrales (SEBC), institué par le Traité de Maastricht, éliminant son caractère public, et interdit « au Gouverneur et aux membres du Conseil de solliciter ou d’accepter des instructions du gouvernement ou de toute autre personne ».
  • Enfin, l’article 123 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE, c’est-à-dire le Traité de Lisbonne de 2009) interdit aussi aux Banques centrales de prêter sans intérêt aux Etats.

Tous ces textes ont contraint nos Etats à emprunter, avec intérêts, aux acteurs privés ayant de l’argent à placer. Ils sont responsables d’une grande partie de l’endettement de nos pays.

 Pour Pierre Mendès France la CEE était une menace pour la démocratie

La CEE, qui naît du rapport Spaak, est aussitôt critiquée par Pierre Mendès France qui a la préscience d’y voir un projet de dictature : « Le projet de marché commun tel qu’il nous est présenté est basé sur le libéralisme classique du XIXe siècle, selon lequel la concurrence pure et simple règle tous les problèmes. Les initiatives sociales seront-elles encore possibles  ? La tendance à l’uniformisation n’implique-t-elle pas que les pays les plus avancés vont se voir interdire, au moins momentanément, de nouveaux progrès sociaux ?

« Tout relèvement de salaire ou octroi de nouveaux avantages sociaux n’est-il pas, dès lors, et pour longtemps, exclu pour les ouvriers français ? » Et il conclut : « L’abdication d’une démocratie peut prendre deux formes, soit le recours à une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme providentiel, soit la délégation de ces pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle, au nom de la technique, exercera en réalité la puissance politique, car au nom d’une saine économie, on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement, ‘une politique’, au sens le plus large du mot, nationale et internationale. »

Source et discours intégral

JPEG - 203.2 ko

 Le coup d’Etat budgétaire

La France vient d’adopter le plan Valls, une cure d’austérité comme elle n’en a jamais vu dans son histoire. Entre 2015 et 2017, elle devra amputer ses dépenses de 50 milliards d’euros, dont 20 milliards sur les dotations aux collectivités territoriales et la sécurité sociale, coupes qui conduiront à des choix de vie ou de mort pour nos concitoyens.

Profitant de la crise de 2007-2008, les hommes de la City de Londres et de Wall Street ont mis en œuvre la méthode préconisée par Jacques Attali pour obliger l’Union européenne à progresser vers une intégration accrue, afin de confisquer les budgets de nos nations.

Février 2010. Dans une tribune publiée par Le Figaro, l’ancien Premier ministre Edouard Balladur explique, en pleine tourmente de la zone euro, que le problème n’est pas trop d’intégration mais pas assez, et que le moment est venu pour que « l’union monétaire » devienne « une union économique ». Sa proposition ?

« Que l’Eurogroupe (...) reçoive le pouvoir d’approuver les projets de budget élaborés par les gouvernements avant que ceux-ci ne soient soumis à leurs Parlements respectifs. » Avec le Pacte budgétaire (TSCG, 2013), c’est chose faite. Sous la pression d’une Allemagne craignant d’avoir à payer les dettes de l’Europe entière, crainte savamment entretenue par la Troïka et les marchés, les Etats membres ont accepté de soumettre leur liberté budgétaire à la bureaucratie non élue de la Commission de Bruxelles. La procédure, appelée « semestre européen », est renforcée par deux séries de lois : le six pack et le two pack. Objectifs de ces mesures :

  1. retirer au Conseil européen (constitué des gouvernements des États membres) la surveillance des budgets, celui-ci ayant démontré son incapacité à s’autoréguler, pour la confier à la Commission ;
  2. instaurer un contrôle anticipé des budgets nationaux par la Commission ;
  3. étendre les sanctions à tous les déséquilibres macroéconomiques, en cas de dépassement des déficits et de non action pour les résoudre, et renforcer la procédure de sanctions.

Le « semestre européen » établit une période de négociations entre la Commission, le Conseil et les États membres, allant de janvier à juillet. En janvier, la Commission publie son « examen annuel de croissance » qui énumère les réformes et les efforts à faire par chaque État membre. Transmis au Conseil européen, celui-ci élabore à partir de là des priorités qu’il renvoie aux États. Ceux-ci les intègrent dans un « programme de stabilité » qu’ils retournent à la Commission en avril. La Commission propose ensuite des recommandations pour chaque État, que le Conseil européen devra avaliser en juillet. Les États doivent ensuite intégrer ces priorités dans leurs budgets pour l’année suivante.

Qu’arrive-t-il lorsque les États n’appliquent pas ces recommandations ? Au bout de deux constats d’inaction, la Commission peut prendre des sanctions en faisant appel à une procédure dite « d’application rigoureuse », qui oblige l’état incriminé à verser une garantie avec intérêt pouvant aller jusqu’à 0,1 % du PIB. C’est sous cette épée de Damoclès que la France, déjà suivie pour déficits excessifs, s’est cru obligée d’obtempérer et de faire passer notre économie au charcutage du Plan Valls. L’infâme six pack renforce la capacité coercitive du système à obliger un pays à se soumettre à ces règles.

D’abord, en donnant un pouvoir supranational à la Commission sur le Conseil européen pour : faire connaître ses exigences directement aux Etats-membres, le Conseil européen n’intervenant qu’après pour faire ses recommandations et fixer des délais de retour à la normale ; surtout, en dictant au Conseil des sanctions contre tel ou tel Etat, qui ont désormais pouvoir de loi, à moins qu’une majorité du Conseil ne se prononce contre par une majorité dite « renversée » à 4/5 ! Illustrant le coup d’Etat de la Commission, une disposition indique que le Conseil est « en principe, censé suivre les recommandations et propositions de la Commission ».

 L’UE, bras armé de l’empire-OTAN

La crise ukrainienne, en menaçant de provoquer une nouvelle guerre mondiale, vient nous rappeler à quel point l’UE est devenue, à l’insu des Européens eux-mêmes, un bras armé de l’OTAN.

Le traité d’association entre l’UE et l’Ukraine, dont le volet politique vient d’être signé, engage cette dernière (art 2,3) à poursuivre « sa pratique d’alignement avec (...) la Politique européenne de sécurité et de défense de l’UE ».

Au-delà de sa participation aux opérations de l’UE dans les Balkans et ailleurs, elle est appelée à s’impliquer davantage « dans la formation de groupes de combat tactique multinationaux de l’UE », ainsi que dans la recherche d’une solution au problème épineux de la Transnistrie, qui oppose la Russie à la Moldavie.

Comment l’UE est-elle devenue une puissance militaire ? En 1954, Charles de Gaulle et d’autres patriotes français avaient battu en brèche le projet américain de créer une armée européenne supranationale sous le contrôle de l’OTAN : cette Communauté européenne de défense (CED) aurait mis fin à notre souveraineté nationale. Soixante ans plus tard, nous nous réveillons en plein cauchemar : la jonction entre l’UE et l’OTAN est achevée, l’UE centralise de plus en plus les projets de défense des Etats membres et se dote aussi de capacités militaires propres !

C’est le Traité de Maastricht (Traité de l’UE 1993) qui est à l’origine de cette dérive impériale. Il instaure la Politique étrangère et de sécurité de l’UE (PESC), se donnant pour objectif « la définition à terme d’une politique de défense commune, qui pourrait conduire le moment venu à une défense commune ». Il évoque aussi la possibilité de coopérations entre membres en matière d’armement.

En 1999, à Cologne et surtout à Helsinki, l’UE annonce sa volonté de se doter des capacités de mener des missions humanitaires, de maintien de la paix et de gestion de crise, ainsi que d’assembler une force de 60 000 hommes pour des opérations spécifiques. A Nice en 2000, elle intègre à l’UE les capacités de gestion de crise de l’Union de l’Europe occidentale (UEO). Un « catalogue » des besoins militaires et « des forces » existantes parmi les membres est dressé pour accomplir ces missions et un état-major créé auprès de l’OTAN à Bruxelles.

En 2002, à Prague, un accord est passé avec l’OTAN, permettant à l’UE de disposer des moyens militaires de l’Alliance pour engager en son nom des opérations extérieures de ce type.

Depuis, elle a enchaîné les missions en Bosnie, Kosovo, Macédoine, et plus récemment en RDC et en Centrafrique. En juin 2003 est créée l’Agence européenne de défense, placée sous l’autorité du Conseil européen et chargée de l’assister pour améliorer les capacités de défense de l’UE. Un groupement tactique permanent de 1500 hommes, fournis à tour de rôle par les États membres, est aujourd’hui opérationnel.

Les articles 42 à 46 du traité de Lisbonne (2009) renforcent cette politique, établissant que la politique de sécurité et de défense commune de l’UE est « compatible avec la politique commune de sécurité et de défense arrêtée dans ce cadre » [de l’OTAN]. Notons toutefois que l’adoption d’une défense commune reste encore sujette au vote à l’unanimité et laisse aux Etats non membres de l’OTAN la liberté de leurs actes.

 Le TTIP/TAFTA incorporera l’UE dans un empire transatlantique

En cette période électorale, la Commission européenne est d’une extrême discrétion sur les négociations de l’accord de libre-échange transatlantique (Transatlantic Trade and Investment Partnership ou TTIP), autrement nommé TAFTA (Trans-Atlantic Free Trade Agreement).

Ces négociations sont par définition une fraude, car sans remise à plat du système financier et monétaire actuel à partir d’une séparation stricte des banques, tout accord sur les échanges de biens et de services restera otage du monde financier. Etant donné que les tarifs douaniers sont déjà très faibles, le TTIP prétend pouvoir intensifier le commerce mondial en s’en prenant aux normes et protections. Quant au calendrier officiel originel, qui optait pour une présentation de l’accord courant 2015, certains tablent désormais sur la conclusion d’un accord d’ici octobre 2014. Si jusqu’ici le droit des Etats et de l’UE visait à protéger le citoyen, le TTIP met l’accent sur la protection de « l’investisseur » en instaurant un système d’arbitrage privé investisseur-État (Investor-State Dispute Settlement, ISDS), un cadre juridique spécifique permettant aux entreprises multinationales d’attaquer, via des traités sur le commerce et l’investissement, un pays ou une collectivité qui aurait pris ou souhaiterait prendre des mesures pour protéger sa population.

 Les collectivités entrent en résistance

Redoutant un accord qui les rendra passibles de lourdes poursuites judiciaires, comme le suggère le projet d’accord, les collectivités territoriales ont commencé à réagir. Etrange coïncidence du calendrier  : alors qu’Hollande a affirmé lors de sa conférence de presse avec Obama qu’il souhaite un accord au plus vite, Manuel Valls a annoncé la suppression de la « clause générale de compétence » qui laissait précisément aux élus locaux une certaine capacité de s’y opposer.

Depuis février, plusieurs collectivités se sont jointes à l’initiative symbolique de l’Ile-de-France en multipliant les vœux et délibérations pour se déclarer « zone hors TTIP ». Trois régions (Bourgogne, Bretagne, Rhône-Alpes) ont voté un vœu demandant un moratoire ou un débat autour des négociations. Le conseil régional de Bourgogne demande à l’Association des régions de France (ARF), organisme représentatif des collectivités régionales, l’ouverture d’un débat national avec la participation des collectivités territoriales, des parlementaires et des organisations syndicales et associatives. En Rhône-Alpes, le vœu déposé par le Front de gauche et EELV déclarant la région hors grand marché transatlantique a été rejeté par le PS, le PRG et le FN, et remplacé par une version demandant un moratoire sur les négociations.

De même, le conseil régional de Bretagne a rejeté un vœu déclarant la Bretagne zone hors TTIP pour le remplacer par un autre plus consensuel. Deux départements (Seine-Saint-Denis et Tarn) et sept communes (Besançon, Briançon, Crévoux, Grande-Synthe, Niort, Saint-Denis et Sevran) se sont déclarés zone hors TTIP.

Finissons-en avec la barbarie :
le 25 mai, je vote grec !


[1C’est ce qu’affirme François Garelli, un des fondateurs du groupe Inter-Alpha, dans Pour une monnaie unique européenne, (Seuil, 1969).

Voir le commentaire

  • Eric • 15/05/2014 - 20:42

    "Le conseil régional de Bourgogne demande à l’Association des régions de France (ARF), organisme représentatif des collectivités régionales, l’ouverture d’un débat national avec la participation des collectivités territoriales, des parlementaires et des organisations syndicales et associatives."
    Si la France était une Démocratie au lieu d’être une République, le peuple français pourrait approuver ou rejeter l’accord de libre-échange transatlantique. Je ne doute pas un seul instant qu’il le rejetterait.

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Soutenons la résistance de la Grèce face aux puissances de chantage du fascisme financier. Il est temps de bâtir un monde sans la City ni Wall Street.

En savoir plus

L’UE tue ! Le 25 mai je vote grec !

26 avril 2014
Nos actions
L’UE tue ! Le 25 mai je vote grec !

Verhofstadt et les euro-impérialistes veulent un nouveau traité européen

14 mai 2014
Actualité
Verhofstadt et les euro-impérialistes veulent un nouveau traité européen

L’Europe, du rêve au cauchemar

14 mai 2014
Politique
L’Europe, du rêve au cauchemar

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard