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L’ouverture de la Route de la soie arctique, un grand projet de l’humanité !

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Le méthanier brise-glace russe Christophe de Margerie, affrété par Total en 2017, a été le premier navire commercial à emprunter le passage Arctique du nord-est pour rallier l’Asie. Un gain de 15 jours par rapport à la route de Suez.

En ce début d’année, c’est la route de l’Arctique, la plus courte pour passer de l’océan Pacifique à l’Atlantique, qui est à l’honneur.

Alors que venait de s’achever à Trömso, en Norvège, la conférence internationale Frontières arctiques, qui a attiré cette année entre 3000 et 3500 participants, la Chine publiait, le 26 janvier, son Livre blanc pour la Route de la soie polaire.

Elle y incite ses entreprises à construire des infrastructures et à s’essayer aux échanges commerciaux dans cette région afin de créer les conditions d’une pleine participation aux échanges sur cette route maritime.

Confortant la crédibilité de son projet, la Chine vient de lancer la construction d’un brise-glace polaire de dernière génération, le Xuelong 2 (Dragon des neiges), qui s’ajoute au Xuelong 1 construit en Ukraine.

Histoire

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Sur la route de l’Arctique, cependant, c’est la Russie qui donne le la et ce, depuis pratiquement l’époque du Tsar Pierre Le Grand. Comptant pas moins de 42 000 km de côtes avec cette impressionnante mer gelée, la Russie a découvert très tôt toutes les richesses naturelles qu’elle pouvait contenir et les avantages qu’elle-même, mais aussi le monde, pourraient tirer de son développement.

Au XVIIe siècle, Pierre Le Grand avait beaucoup échangé sur cette question avec le grand savant allemand Leibniz, qui lui conseilla d’envoyer une expédition au point le plus oriental de la Sibérie pour voir s’il y avait un passage par terre avec le continent nord-américain.

Pierre Le Grand en chargea l’explorateur danois Vitus Bering, afin d’établir la faisabilité de la route du Nord.

Au XVIIIe, puis au XIXe siècle, deux grands savants russes, Lomonossov et Dmitri Mendeleïev, apportèrent leur soutien à ce projet, conscients des avantages que la Russie en tirerait du point de vue de la recherche scientifique, de la découverte de ressources naturelles, des échanges économiques et du point de vue militaire. Mendeleïev consacra d’ailleurs à cette question un mémorandum intitulé « Sur le développement de l’Arctique ».

Ce qui change totalement la donne par rapport à l’Arctique, en cette nouvelle année 2018, c’est le fait que depuis 2017, les deux géants eurasiatiques, la Chine et la Russie, ont décidé de faire cause commune sur cette question.

C’est en juin que le président Xi Jinping avait annoncé sa volonté d’incorporer l’Arctique à sa Nouvelle Route de la soie. Un mois plus tard, lors d’une rencontre à Moscou, les deux présidents signaient une déclaration soulignant l’importance particulière qu’ils attribuent à la coopération dans le domaine de la route maritime du Nord.

La Russie a également signé avec la Direction de l’océanographie chinoise un mémorandum d’entente mutuelle pour élargir la coopération internationale dans le domaine des recherches arctiques et antarctiques.

Un corridor de matières premières essentielles

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Au cœur de l’alliance sino-russe en Arctique, le mégaprojet Yamal LNG de production de gaz naturel liquéfié, auquel la France a la chance de pouvoir participer.

Estimé à 27 milliards de dollars, il est mené par un consortium international dirigé par l’entreprise russe Novatek (50,1 %), en coopération avec la société chinoise CNPC (20 %), le Fonds de la Route de la soie (9,9 %) et la société française Total (20 %).

Avec son usine de liquéfaction, Yamal LNG compte produire 16,5 millions de tonnes de GNL et 1,2 million de tonnes de condensat de gaz, pour approvisionner le marché eurasiatique.

De quoi contribuer, avec d’autres entreprises d’exploitation minière dans cette région, telles que Norislk Nickel et Gazprom Neft, à faire de cette route du Nord un corridor privilégié pour le transport des matières premières, en attendant de pouvoir transporter des personnes dans ces climats extrêmes.

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Le 8 décembre dernier, le président Poutine inaugurait le projet lors d’une cérémonie officielle organisée dans le port Sabetta, un petit village devenu en quelques années une ville de 22 000 habitants.

« C’est un grand jour pour nous », déclara-t-il avec fierté, tout en rendant hommage à Christophe de Margerie, l’ancien PDG de Total, mort dans un accident d’avion en Russie. « Je vous félicite tous pour la première expédition d’un méthanier, baptisé du nom de notre ami Christophe de Margerie, (...) l’un des pionniers de ce projet. »

Poutine a tenu aussi à remercier les partenaires étrangers de Novatek pour les risques pris dans ce projet d’une très grande complexité géologique et climatique. « Sans leur participation, sans leur confiance en leurs amis russes, ce projet n’aurait pas existé », a-t-il reconnu.

Autre accord avec la Russie qui intéresse la Chine au plus haut point, le projet de chemin de fer baptisé Belkomour, d’Arkhangelsk par la mer Blanche en République de Komi, puis en Oural. Selon Guo Peking, directeur exécutif de l’Institut de droit polaire à l’Université chinoise d’océanologie, « Arkhangelsk et Mourmansk deviendront les principaux hubs de transport en Europe, reliant la route maritime arctique, le nord de l’Europe et les régions intérieures de la Russie. »

Pourquoi chercher dans l’endroit le plus ingrat de la terre ?

La réponse à cette question est évidente : cette région abriterait un cinquième de toutes les ressources naturelles de la planète ! Si l’Arctique est très riche en pétrole et gaz naturel, elle regorge aussi de métaux précieux et non ferreux – étain, nickel, cobalt, platine, or, diamant, antimoine, apatite, phlogopite, vermillon, barytine – et de métaux rares. Au point de pouvoir dire que l’ensemble du tableau périodique de Mendeleïev y est représenté.

Autre argument éminemment économique, la route Arctique entraîne une réduction de coûts considérable, du fait que le trajet entre l’Europe et la Chine est plus court par la route du Nord qu’en passant par le canal de Suez. Grâce à la fonte des glaces des dernières années, le trajet de Shanghai à Hambourg, par l’Arctique, se trouve raccourci de 4506 km, rapporte Anna Yudina dans Sputnik.

Résultat : entre la ville norvégienne de Kirkenes et Shanghai par la route du Nord, l’économie est de 180 000 dollars, et de 200 000 dollars pour un cargo transportant du charbon du Canada vers la Finlande.

Outre les avantages que la Russie et la Chine pourraient tirer de l’Arctique en termes de défense (car sous les glaces, les sous-marins nucléaires sont indétectables), pour la Chine, cette route s’avère beaucoup plus sécurisée que celle de l’Asie centrale, ou du détroit de Malacca, de l’océan Indien et de la mer d’Arabie, pour se procurer les hydrocarbures qu’elle n’a pas chez elle.

Ainsi, à partir de 2019, lorsqu’il sera entièrement opérationnel, Yamal fournira à la Chine 4 millions de tonnes de GLN par an.

La Route polaire de la soie est donc une belle gifle pour les géopoliticiens occidentaux en mal de Guerre froide, qui travaillent d’arrache-pied à monter en épingle toutes les divergences pouvant opposer la Chine et la Russie, dans l’espoir de casser cette puissante alliance qui, pour l’heure, tient l’Occident en respect, alors que celle-ci se porte comme un charme et lance de nouveaux défis à un Occident à la dérive !

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Pour quoi se bat  ?

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Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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