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Obama et vous :
Le péril béhavioriste

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Le Time magazine vient de révéler que Barack Obama est devenu l’otage d’une clique de fondamentalistes, adeptes de l’« économie comportementaliste ». Pour prendre la mesure du problème, disons qu’ils sont l’équivalent économique des néo-cons qui entouraient George W. Bush. Là où vous êtes intimement concernés, c’est que leur politique économique est bâtie sur une conception complètement tordue qui dépasse de loin le cadre de la Maison Blanche : vous seriez un rat de laboratoire sur lequel on teste la politique !

Le bureau ovale encerclé

D’après le Time, Obama est totalement encerclé : Cass Sunstein, directeur de l’Office of Information and Regulatory Affairs de la Maison Blanche, est membre de la Behavioral Economics Roundtable, qui regroupe les vingt-neuf comportementalistes les plus reconnus et les plus radicaux, dont trois conseillent également le Président : Richard Thaler, Daniel Ariely et Daniel Kahneman, fondateur de l’économie comportementaliste. Le directeur de l’Office of Management and Budget (OMB) de la Maison Blanche, Peter Orszag, son adjoint Jeffrey Liebman, le secrétaire adjoint à la politique économique, Alan Krueger, le conseiller économique Austan Goolsbee et de nombreux autres font partie de ces cercles comportementalistes. Quant à Larry Summers, le directeur du National Economic Council de la Maison Blanche, homme des hedge funds et des banquiers d’affaires de Wall Street, il est lui-même un adepte de la « finance comportementaliste ».Le Time évoque aussi le rôle de l’économiste Sendhil Mullathainan, qui organise un réseau d’experts comportementalistes hors-administration pour conseiller l’administration.

Qu’est ce que le comportementalisme ?

Disons pour commencer que le comportementalisme cherche à expliquer les prises de décision des êtres humains. Mais sur quelle base ? Celle d’un être humain, capable par sa créativité et sa conscience de transcender les lois naturelles et sociales afin de bâtir un avenir meilleur pour ses semblables ? Evidemment non. Pour comprendre le comportementalisme, on peut penser aux célèbres expériences de Pavlov, où l’on étudie sur l’animal les mécanismes de l’apprentissage par le conditionnement. Pour prendre un exemple plus récent, pensez au film Nos amis les terriens, de Bernard Weber, où des extra-terrestres mettent des hommes en cage pour les étudier comme on étudierait le comportement de rats dans un laboratoire.

Pour le comportementaliste, le comportement de l’être humain est déterminé par des stimuli extérieurs, auxquels il réagira selon la simple équation charnelle plaisir-douleur. Prenons le fondement de la philosophie de Jérémy Bentham, la grande référence des comportementalistes :

La nature a placé l’humanité sous le gouvernement de deux maîtres souverains, la douleur et le plaisir. C’est à eux seuls qu’il appartient de signifier ce que nous devrions faire, comme de déterminer ce que nous ferons. (…) Ils nous dirigent dans tout ce que nous faisons, dans tout ce que nous disons, dans tout ce que nous pensons (…) Les divers systèmes qui tentent de mettre en question cette sujétion reposent sur du vent plutôt que sur du solide, sur des foucades plutôt que sur la raison, sur l’obscurité plutôt que sur la lumière.

Après avoir lu ces quelques lignes, vous ne serez pas surpris d’apprendre que Bentham était le chef du renseignement au Foreign Office britannique et comptait parmi ses faits d’armes d’avoir noyé la Révolution française dans le bain de sang de la Terreur.

Evidemment, pour lui, les Droits de l’homme et du citoyen ne pouvaient être que « foucades » et « obscurité ». Dans sa défense subversive de l’Empire britannique, Bentham avait fustigé en 1776 la Déclaration d’Indépendance du Congrès américain :

Pour garantir ces droits, ils veulent instituer un gouvernement. Mais ils ne voient pas (…) que tout gouvernement n’a jamais pu s’établir qu’au dépend de ces droits (…) avec cette doctrine, ils ont surpassé l’extravagance de tous les fanatiques jusqu’alors.

Psychologie de guerre et guerre psychologique

Né des travaux menés par des psychiatres britanniques dans les tranchées de 1914-18, le comportementalisme contemporain fut ensuite théorisé à l’Institut Tavistock de Londres. Au-delà des techniques psychologiques individuelles qu’ils avaient établies, ils réalisèrent que le meilleur moyen de conditionner le comportement de l’individu était de manipuler la dynamique du groupe dans lequel il se trouve. Le psychologue Kurt Lewin, dont le transfert de l’école de Francfort aux Etats-Unis, via l’Institut Tavistock, fut financé par la fondation Rockefeller, fut un pionnier de cette nouvelle science : la « dynamique de groupe ». Pour Lewin, la société humaine se résume à un « champ social » fait des répulsions et attractions entre individus. Pour lui, la dynamique sociale est un système binaire – le « 1 » pour l’attirance et le « 0 » pour la répulsion – dans lequel le flux d’information entrant permet de déterminer et de perturber la « structure cognitive » des personnes. Ainsi « l’individu devient incapable de savoir si un plan particulier pourrait le mener vers son objectif ou l’en éloigner. Dans ces conditions, même les individus ayant des objectifs définis et étant prêts à prendre des risques, seront paralysés par de graves conflits intérieurs sur ce qu’ils doivent faire. »

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Les comportementalistes pourront-ils apercevoir un jour des sentiments humains ?

En gros, Lewin s’intéresse à créer les conditions dans lesquelles vous ne pouvez que recourir à vos instincts physiologiques, en finissant par croire que vous n’êtes rien d’autre que cette créature de plaisir et de douleur.

Le but ? Vous pousser à abandonner vos convictions et votre identité.

Pourquoi ? Pour briser toute capacité de leadership politique et culturel dans la société.

Il est bien évident que si l’on déshumanise les gens en les traitant comme des animaux, on les encourage à se comporter comme tels. D’où la non-validité scientifique du comportementalisme.

Economie comportementale et fascisme financier

Le fondateur de l’économie comportementale, récompensé par le prix Nobel d’économie 2002, est le psychologue israélien Daniel Kahneman. Comme son inspirateur Kurt Lewin, Kahneman commença ses travaux dans le cadre militaire : entre 1954 et 1958, il sert dans le département psychologique de l’armée israélienne, où il utilise les méthodes des manuels militaires britanniques. Emigré aux Etats-Unis, il publie en 1974 une étude sur le jugement en situation d’incertitude, avec le soutien de l’Agence pour les projets de recherche avancée du Pentagone (DARPA).

En 1978, il rejoint le Centre des études avancées en science comportementale de Stanford, où il fonde, avec Richard Thaler, « l’économie comportementale » puis la « finance comportementale », basées sur l’anticipation des choix irrationnels des acteurs économiques individuels.

Mais cette nouvelle « science » reste marginale. En 1982, Eric Wanner, directeur de la fondation Alfred P. Sloan, organise le financement du groupe et crée en 1986, conjointement avec la fondation Russell Sage, la Behavioral Economics Roundtable. Dans quel but ?

Ces deux fondations sont tristement célèbres pour leur opposition absolue à l’idée républicaine de la Constitution américaine, tel que l’incarnait Franklin Roosevelt, antithèse du comportementalisme, puisqu’il mobilisa le peuple sur la base d’un combat politique contre les puissances d’argent et pour l’intérêt général.

Alfred Sloan, promu PDG de General Motors en 1923 sous les bons auspices de JP Morgan Jr, faisait partie de ces industriels américains pro-Hitler. Il fut l’un des fondateurs de l’American Liberty League, une organisation politique pro-fasciste qui menait campagne contre le New Deal de Roosevelt.

La fondation Russell Sage est un paravent américain de la Société fabienne, fondation qui joua un rôle clé pour l’Empire britannique en promouvant depuis un siècle une version virulente du colonialisme économique, vendu cependant sous l’étiquette socialiste. Créée en 1907, la fondation Russell Sage servit à financer de nombreuses études sur la population américaine afin d’organiser un contrôle social.

Apprendre aux travailleurs à bien se comporter

Kurt Lewin comptait parmi ses proches disciples un certain George Shultz, futur ministre du Travail de Nixon. A la mort de Lewin, Shultz poursuivit ses travaux sur la réduction du coût du travail. Il établit que la menace du chômage et de la dépression était le meilleur moyen d’induire travailleurs et syndicats à accepter des baisses de salaire. Georges Schultz avait salué les réformes chiliennes, qu’il avait personnellement promues, se réjouissant des réformes syndicales, salariales et des retraites opérées par le gouvernement Pinochet. Il est aujourd’hui le grand défenseur de la « réforme » du système de santé américain.

En d’autres termes, la politique des conseillers comportementalistes d’Obama n’est pas d’enrayer l’effondrement économique, mais de contraindre les gens à apprendre à vivre avec la crise, pour qu’ils se résignent à accepter la baisse de leur niveau de vie. En refusant de dire aux gens la vérité sur la crise, on tente de les déshumaniser pour qu’ils se résignent au moindre mal et se raccrochent au plus petit bonheur possible.

C’est aussi ce que l’on voit à l’œuvre chez nous avec la propagande du « réchauffement climatique », selon laquelle on doit revenir à des modes de vie plus « simples », plus « doux » et abandonner le projet d’une économie de progrès pour tous. Eh bien, il est temps de se comporter mal et de désobéir à cette « pensée » induite qui n’est pas la vôtre !

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Quel instinct !

Encadré
Jean Tirole à la quête de vos pulsions intimes

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Jean Tirole vous veut du bien !

Trois Français sont membres du groupe secret d’économistes du comportement de la Maison Blanche, dont Jean Tirole, le fondateur de l’Institut d’économie industrielle de Toulouse. Inconnu du grand public, il serait, à voir son interminable CV, un homme important. Diplômé de Polytechnique, des Ponts et Chaussées, docteur en mathématiques à Paris Dauphine, du Massachussetts Institut for Technology, de Cambridge, il enseigne dans la plupart de ces institutions et a reçu, en 1993, le prix de « meilleur économiste européen de moins de 45 ans » décerné par l’Association européenne d’économie, principale autorité européenne en ce domaine. Rien que ça !

Cette branche de l’économie s’intéresse à la dimension psychologique des choix économiques des hommes. Si cette démarche apparaît comme légitime, le problème est qu’entre les mains de l’oligarchie financière, les études psychologiques tournent souvent au Big Brother, fouillant les pulsions intimes des consommateurs pour mieux les manipuler. Exemple : Barack Obama a proposé que les entreprises fassent automatiquement adhérer leurs employés à un plan d’épargne-retraite, leur laissant le libre choix d’en sortir. Cette mesure s’appuie sur les études de Thaler, l’un de ses conseillers à la Maison Blanche, qui a constaté que beaucoup de salariés n’adhèrent pas au plan si on se contente de le leur proposer, d’où la nécessité d’influencer leur choix dès le départ…

Tirole s’est intéressé aux effets à long terme de la réputation collective sur un groupe ou une nation. S’inspirant de Kurt Lewin de l’Institut Tavistock, il étudie le rôle de l’autorité formelle ou réelle au sein d’un groupe ou d’une entreprise. Les travaux de Lewin portent notamment sur la façon dont un groupe, sans direction évidente, peut être induit à agir contre ses propres intérêts. Avec Roland Benabou, membre lui aussi du groupe secret, ils ont étudié le rôle des « croyances intimes » des individus, comment le fait de se croire beau, généreux et intelligent, affectent, par exemple, leur comportement économique.

Ces individus exercent aussi une influence démesurée sur les débats sur le crash financier. Tirole est un proche collaborateur d’Olivier Blanchard, « chief economist » du FMI, lui-même très influent dans les coulisses du G20. Auditionné en octobre 2008 par la Commission des finances de l’Assemblée Nationale sur le crash, Jean Tirole a déclaré qu’il fallait « oublier » toute régulation des Hedge Funds et qu’il « n’était absolument pas question » de mettre fin à la titrisation et aux produits dérivés, et qu’il suffisait d’atténuer quelques effets négatifs.

Voir les 12 commentaires

  • Behavioriste radical mais je me soigne • 07/10/2010 - 12:22

    Wouaaaaa !!!

    Je salue ce travail de désinformation et de manipulation de masse. Bien tournée et à 10000 lieux de ce qu’est le comportementalisme tout en en utilisant les principes à des fins relativement obscures.

    Bravo !!!

    Le fait que je réponde à cet article suit lui-même les principes comportementaux de pliance et contre pliance.

    Vous êtes un génie ! ... enfin, j’espère ...

    Répondre à ce message

  • Jean-Gabriel • 21/04/2009 - 14:08

    Merci, Bertrand. Félicitation.

    Jean-Gabriel

    • dr ayoun jean luc • 23/04/2009 - 20:05

      ET BIEN en voilà une drôle de façon, très psychanalytique il est vrai (!), de montrer du doigt le Béhaviorisme comme l’ennemi. mais le béhaviorisme ou sciences cognitivo comportementales sont amplement démontrées et validées par toutes les dernières découvertes en Pet Scan, IRM fonctionnelle, etc, qui valident sans contestation possible les données de BF SKINNER. il y a autant de tarés chez les béhavioristes que chez les psychanalystes, et à critiquer comme cela, le lecteur pourrait (c’est le but non ??) penser que le comportementalisme est une dictature liée aux illuminati, effroyable imposture que cet article..qui sème un malaise, comme tout ce qui dénonce sans étayer d’un minimum de science ses écrits...mais il est aussi vrai que les psy analystes ont tout intérêt à diaboliser le comportementalisme qui est vraiment ici assimilé à du fascisme et de la manipulation...ce qu’il n’est absolument pas, le couteau est-il un assassin ? non, celui qui veut tuer avec, oui... pas l’instrument... les TCC et le comportemntalisme sont les seules sciences psy ayant démontré leur efficacité dans toutes les palettes d’affections névrotiques ou psychotiques..et ce de manière reproductibles....

    • Bertrand Buisson • 23/04/2009 - 21:42

      Dr Ayon, devinez de qui est cette fabuleuse phrase :

      « Je parlais des humains en m’appuyant sur des principes établis avec des pigeons »

      rourou !

    • dr ayoun • 24/04/2009 - 07:01

      phrase de BF SKINNER, bien sur, mais l’homme à ceci de plus qu’un pigeon ; une âme... et ce privilége combien d’humains l’expriment ??? 1 sur des millions, le reste est un troupeau social !!! la plupart des hommes ,nous dit la neuro éthologie et la neuro thélogie, vit au niveau de la personnalité ou égo, seuls les éveillés ( ou reveillés !!) sont réellement des Hommes, avec un certains nombres de signes et de symptômes connus, décris, élucidés, au faite entendez vous votre chant de l’âme, ou NADA en sanscrit ? si oui je vous lirait encore , sinon je vous laisse à vos moutons et vos pigeons.. et surtout à vos peurs (le propre de l’homme non éveillé....
      bien à vous

    • Bertrand Buisson • 24/04/2009 - 13:00

      Mais est-ce que les neurosciences peuvent reconnaître un être "éveillé", ou autrement dit des idées et des sentiments humains ?

      Et est-ce que les neurosciences et le comportementalisme peuvent réveiller cela chez chacun ?

    • laurent • 05/05/2009 - 19:36

      questions au dr Ayoun :
      Quels sont les signes et les particularités d’un homme éveillé (hormis le fait qu’il n’est pas soumis à la peur) ? Y en a-t-il aujourd’hui dans ce monde ?

    • l’ gars d’ouest • 05/10/2009 - 10:02

      1- En reponse : Il y a deux niveaux à différencier : le groupe et l’individuel. Les obsédés pense que le chef a le pouvoir ! Si le groupe ne réagit pas le chef plie. (c’est parfois douloureux de résister) .
      2- La réalité est qu’il y a plusieurs lectures du "monde" :
      2-a Celle de la compréhension globale (accessible à chacun) du sens du chemin ; nous ne vivons que trés peu de temps au regard de l’univers (perceptible).
      2-b Celle des matérialistes (beaucoup d’ "hommes" et "quasi toutes religions, idéologies, regroupements .." qui veulent en détaillant, "justifieer, comprendre, dominer.."
      2-c Scientifiques chrétiens : Un seul guide "Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ...!"
      2-d Pour les autres Fermez vos "gueules",
      des milliers d’années de "civilisations et de pouvoirs" n’ont jamais fait décoller vos "culs" de la terre !
      2-e Aux hommes de bonne volonté : L’éducation de la volonté est dans l’esprit de la bible et du nouveau testament ; Si vous ne savez pas , si vous ne voyez pas, ne décidez rien, continuez le chemin, et la priére dans votre tête pour vous défendre des impulsions extérieures ; avec le temps vous vous comprendrez et vous menerez le bout de chemin en réparant vos erreurs avec la grâce de Dieu. "Aides toi , le ciel t’aideras" ... à trouver la force de transmettre aux tiens comment on trouve le chemin... et à être présent par ta descendence au bout de l’éternité et peut être au bout de l’univers avec les scientifiques.
      A la grâce de DIEU.

    • Gaïagénaire • 19/01/2010 - 17:59

      @l’gars d’ouest : " à être présent par ta descendance " Avez-vous remarqué que le "béhaviorisme" impose à la descendance non-désirée pour elle-même, une existence non-demandée, et cela depuis toujours, excepté pour des moines ou autres religieux.

      Quel "éveil" les soustrait de perpétuer le plus grand crime contre l’humanité qui consiste à sacrifier la vie des vivants au nom d’une autre vie dans l’au-delà ou au nom d’un groupe quelconque ou d’une descendance qui n’a pas de choix c.a.d. des esclaves, riches ou pauvres.

      Si vous ne savez pas, si vous ne voyez pas, continuez votre chemin...sans répétition, sans condamner de descendance.

    Répondre à ce message

  • UN chouka • 26/04/2009 - 17:22

    Bien évidement, je ne connais rien a ce sujet,mais quelques réflexions et difficultés,m’ont amenées a chèrcher .
    Je crois que nos sensation,sentiments et cèrtitudes ne sont le plus souvent que supèrficielles (illusions )liées a nos émotions irréféchies (spontanées ) ?
    Peut etre avons nous intéret devant un choix important,un doute ou une crainte,a intérroger notre partie subliminale en toute humilité sans y charrier nos cèrtitudes anciènes (ne pas s’impliquer n’est peut etre pas facile )et rèster assez ouvèrt aux messages que notre etre intèrieur peut essayer de nous aporter en fonction de notre évolution,les quelques lucidités nouvelles nécésaires ?
    En afrontant un sujet angoissant ,confus,etc, ne découvrons nous pas une fois intégré, que le sujet pèrd sa charge émotive,sa confusion,pour une plus grande lucidité ?
    La sensiblerie, ne doit pas etre de mise pour une plus grande conscience ,a mon avis.
    Les choses effrayantes font parti de la vie ,et ce n’est surement pas en les éludant qu’elles vont diparaitre ,il me semble .
    Ainsi une guerre qui ne nous aporte rien d’autre que l’assouvissement d’un désir sadique , d’une revanche ou l’obéissance a une autorité impressionante,doit etre vue a sa juste valeur ?
    Ne sommes nous pas assez sages pour savoir ou est notre choix ?
    En revanche le savoir fait parfois défaut a notre sagesse ,je crois ?
    C’est peut etre pour ça que le secret est la cléf du mensonge criminel ?

    Répondre à ce message

  • Alicie • 10/05/2009 - 14:02

    à Bertrand :

    à ma connaissance, non, les neurosciences ne peuvent pas reconnaître un ’éveillé’, sauf qu’il y a eu des études faites sur des moines ’avancés’ et il y a eu des constats sur des parties du cerveau. Le sujet est complexe et m’intéresse d’ailleurs, car personnellement, je pense que cela pourrait expliquer les mécanismes du soi-disant ’éveil’ qui doit mener le pratiquant à un état de ’non-soi’.

    En tout cas, pas d’âme en vue :-)

    à Laurent :

    Je dirais que chacun croit que son gourou est ’éveillé’ :-) Donc grande difficulté d’objectivité dans le sujet.

    A lire le nombre de déçus par des années de méditation bouddhiste ou autre, des scandales de ces ’maitres’, les intérêts et conflits divers comme dans toutes les religions, je dirais qu’un homme ’éveillé’ (ou femme, sauf que le bouddhisme est aussi misogyne donc pas de bouddha femme, mdr) n’existe pas. Ce qui existe est un entrainement par des exercices mentales intensifs qui donne de la concentration, une meilleure conscience de soi et ses états, ainsi une certaine maitrise etc. Comme a dit le Dalai Lama, ’s’il y a un jour un pilule ’éveil’ ce sera bien :-)

    Répondre à ce message

  • Alicie • 10/05/2009 - 14:01

    Intéressant article et commentaires.

    Je trouve que JL Ayoun a raison dans ses arguments jusqu’à ce qu’il parle de ’l’âme’ et ’l’éveil’.
    Il serait bouddhiste par hasard ?
    Pas difficile en effet de faire le rapport car le bouddhisme pour ceux qui ne le savent pas, est un behaviourism bien plus ancien, on croirait lire les textes bouddhistes dans cet article de Time. ’tout est déterminé par la douleur ou le plaisir’, eh ben oui, le bouddhisme ne revient qu’à ça.

    Cependant il fallait une solution et on a crée la notion de ’libéré’ où on va atteindre le nirvana, dans cette vie ou une autre (forcément car qui connait un éveillé sur terre ?)

    Aujourd’hui on utilise le ’mindfullness’ du bouddhisme dans les thérapies CC, et pourquoi pas ? Pas besoin de croyances irrationnelles pour utiliser quelques méthodes utiles pour se guérir, ou mieux gerer sa vie.

    Seul problème : comme pour tout entrainement, il n’y a pas de limite et des gens veulent passer des milliers d’heures pour toujours aller plus loin. Il n’y a pas d’olympiques comme summum pour le méditant.

    Et comme pour tout entrainement, dès qu’on s’arrête, les bienfaits disparaissent, donc il y a une forme d’accoutumance, et de frustration.
    A savoir si le comportementalism économique (ou l’inverse), comprendra des TCC pour les banquiers, les traders et cie ! (style - ’je prends conscience que je suis en train d’arnaquer ce client’ ) LOL

    Répondre à ce message

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- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

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Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

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La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

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Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

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La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

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Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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