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Les Ours polaires sont plus intelligents qu’Al Gore

La rédaction
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Par Gregory Murphy

Le prophète du jugement dernier dû au changement climatique, Al Gore, a transformé l’ours polaire en figure de proue du « réchauffement global causé par l’homme ». Dans son film Une vérité qui dérange, Gore affirme que le réchauffement global causé par l’homme sera la cause de l’extinction des ours polaires d’ici à 25 ans. La déclaration de Gore repose sur un rapport de 2004 publié dans le journal Polar Biology, qui raconte que quatre ours polaires se sont noyés dans l’Océan arctique après s’être fait piégés en eaux profondes durant une tempête de vent enragée.

Les spécialistes des ours polaires disent que les propos alarmants d’Al Gore sont erronés, et qu’ils ont dû suer pour démonter cette théorie chaque fois qu’ils avaient le dos tourné. Les mêmes chercheurs disent qu’il est aisé pour des gens qui ne fréquentent pas les ours polaires de croire que le « réchauffement global » va provoquer l’extinction des ours, car la science du climat arctique est très complexe, et parce qu’il y a 20 populations distinctes d’ours polaires, chacune ayant leur propre dynamique (voir la carte).

Jetons un œil à la complexité de la vie de l’ours polaire. D’abord, l’ours vit là depuis environ 250 000 ans, en ayant survécu à la fois à un Age glaciaire, et à la dernière période interglaciaire (il y a 130 000 ans), alors qu’il n’y avait quasiment pas de glace au pôle nord. Il est clair que les ours polaires se sont adaptés aux changements de l’environnement ; leur présence aujourd’hui en témoigne.

(Ce seul fait rend les ours polaires plus intelligents qu’Al Gore et les autres alarmistes du réchauffement climatique. Sans doute, l’ours polaire a survécu à la plus récente période interglaciaire parce qu’il n’avait pas de modèles informatiques du climat qui disaient que les ours polaires n’auraient pas dû survivre !)

Des alarmistes comme le World wildlife fund (WWF), le Centre pour la biodiversité, et Greenpeace, déclarent que le changement climatique a causé une baisse du nombre d’oursons nés. Leur argument principal est la baisse du nombre de portées donnant des oursons triplets. Les spécialistes des ours polaires disent que les portées de triplets arrivent, mais qu’elles ne sont normalement pas aussi répandues chez les ours polaires que ce que les alarmistes l’affirment. Selon les spécialistes, les déclarations des alarmistes sur les périodes reproductives des ours polaires sont fondées sur les études de seulement 2 populations d’ours sur 20. Ces 2 populations montrent effectivement un déclin du nombre d’oursons nés, mais ces 2 populations sont très grandes, et la compétition pour la nourriture est forte.

Les alarmistes disent que l’ours polaire trouve de moins en moins d’habitat et de nourriture parce que le réchauffement fait fondre la glace. Les spécialistes disent que les ours se rendent compte que la glace s’amincie au printemps, ce qui arrive naturellement chaque année, et migrent plus à l’intérieur des terres. Quant à la question de la nourriture, des chercheurs de l’Arctique et des officiels de la faune et de la flore ont vu des ours polaires chasser des phoques en eaux profondes, et même se gaver de mûres, ce qui montre la capacité d’adaptation de l’ours polaire dans ses habitudes de chasse.

L’ours polaire peut faire face à des modes alimentaires d’abondance ou de famine. Les ours festoient du printemps jusqu’au début de l’été, et jeûnent la grande majorité du reste de l’année. En fait, l’ours polaire est l’un des seuls ours à pouvoir faire passer son métabolisme en phase d’hibernation à volonté, lorsqu’il est confronté à un environnement pauvre en nourriture.

Quant à l’habitat : cette allégation est fondée sur des études menées par le WWF, qui prétend que le Bassin arctique fond à un taux alarmant, que les ours ne peuvent pas résider sur la glace en mer, et doivent se déplacer à l’intérieur des terres. Mais le Groupe des spécialistes des ours polaires, le corps scientifique sponsorisé par des environnementalistes, qui surveille les ours, ne compte même pas le Bassin arctique comme un centre de population des ours ! Le Bassin arctique est seulement un espace de retraite estivale pour eux ; la majorité de l’année, les ours polaires se situent plus près du socle continental.

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Résumé de l’état des populations d’ours polaires en 2005
* Cela fait référence à des estimations du nombre d’ours pour chaque zone, reposant sur des observations et des projections d’augmentations dans certaines zones.
** Où des Modèles de simulation d’analyse de la variabilité de la population ont été menés, le risque de déclin est classé comme Très faible (0-20%), Plus faible (20-40%), Modéré (40-60%), Plus élevé (60-80%), et Très élevé (80-100%). Estimation totale de la population mondiale : 20000-25000.
Ce tableau montre l’état des populations d’ours polaires en 2005, et a été adapté du tableau de l’état des populations tiré des Comptes-rendus de la réunion de 2005 à Seattle (Washington) du Groupe des spécialistes des ours polaires, sponsorisé par des environnementalistes. Il montre les zones de population et le nombre d’ours observés, accompagné du risque de déclin. Dans les cas de la Baie d’Hudson (Ouest) et de la Baie de Baffin, les populations d’ours polaires sont indiquées comme courant le risque d’un très fort déclin de population ; ceci est dû à une chasse non régulée par les habitants de la région, et à une vente trop importante de permis de chasse. Dans le cas de la Baie de Baffin, le problème de la chasse est aggravé par le fait que la population d’ours polaires est surveillée par deux nations différentes : le Canada et le Danemark.
Les ours polaires ont une espérance de vie de 25 à 30 ans, et les ours adultes mâles peuvent grandir jusqu’à 240-260 cm et peser jusqu’à 400-600 kg. Les adultes femelles sont moitié moins grandes que les mâles, et pèsent généralement 150-250 kg.
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Carte des populations d’ours polaires en 2005
cette carte, qui accompagne le tableau, montre la distribution des populations d’ours polaires dans la région Arctique. Les abréviations se réfèrent aux régions identifiées dans le tableau ; par exemple, KB = Bassin de Kane, et ainsi de suite.

Le changement n’est pas nécessairement négatif

Tous les changements climatiques ne sont pas négatifs. Oui, c’est vrai que la fonte des glaces en mer posera des problèmes aux gestionnaires de la faune et de la flore, et aux autorités de préservation. Les limites démographiques pourraient s’accommoder aux changements de distribution. Mais aucun indice n’a été présenté par les défenseurs du réchauffement climatique, et aucun indice n’existe, qui suggère que les ours et leurs systèmes de conservation qui les régulent ne s’adapteront pas et ne répondront pas à de nouvelles conditions. Les ours polaires ont persisté au travers de nombreux cycles de climat varié.

Le WWF dit que le réchauffement global produit par l’homme amènera les ours polaires à se rapprocher des populations humaines. Il s’appuie sur la série d’ours polaires qui a récemment mangé dans les champs de Churchill, dans la province de Manitoba (Canada). Les spécialistes locaux en ours polaires disent que cela se reproduira, et que ce n’est pas nouveau, et que cela n’a rien à voir avec le réchauffement global : il s’agit plutôt d’une façon facile d’obtenir un bon repas.

L’autre partie de l’histoire de Churchill, c’est qu’il y a actuellement un groupe d’officiers de la faune et de la flore plus que zélés qui capturent de nombreux ours qui, prétendument, menacent les humains ; mais la plupart ne représentent aucun danger. Ces « statistiques » sont ensuite utilisées par le WWF pour étayer la thèse que les ours polaires se déplacent à cause du réchauffement global.

En 2006, le Centre pour la biodiversité a fait une pétition auprès des Services US de la vie sauvage et de la pêche pour considérer les ours polaires comme « menacés ». Cette pétition était fondée, comme décrit ci-dessus, sur des études de seulement deux populations d’ours polaires, et en partant de là, la pétition lance des déclarations générales au sujet de la population des ours polaires du monde entier. Bien que la pétition se proclame fondée sur la meilleure science, elle ignore l’étude de 2005 produite par le Groupe des spécialistes de l’ours polaire qui montrait que plusieurs populations d’ours polaires avaient augmentées, et que seulement deux d’entre elles avaient diminuées. A l’égard de ces deux dernières, le Groupe des spécialistes disait que l’essentiel de cette diminution était dû à une chasse non régulée (par la population inuit et autres), et non pas le réchauffement global. Ce pourrait-il que ce soit pour cette raison que ce rapport ait été ignoré par les alarmistes du réchauffement climatique ?

A l’heure actuelle, l’ours polaire est l’un des mammifères les mieux gérés de tout l’Arctique. Ce haut niveau de surveillance fut installé en 1973 par l’Union de conservation mondiale, grâce à l’Accord international sur la sauvegarde des ours polaires. L’accord définit une coopération sur la recherche et la surveillance des ours entre cinq pays : le Canada, le Danemark, la Norvège, les Etats-Unis, et l’ex-URSS (la Fédération de Russie). Si toutes les nations de l’Arctique continuent de respecter les termes de l’Accord sur les ours polaires, le futur des ours est assuré.

En fait, l’un des effets de considérer les ours polaires comme « menacés » serait de restreindre, voire même de mettre un terme à la surveillance et à la recherche qui sont aujourd’hui mises en œuvre. La pétition déferait ainsi ce qui a été mis en place pour sécuriser l’avenir des ours, les rendant plus vulnérables.

L’une des principales raisons motivant la pétition de Greenpeace et du Centre pour la biodiversité est d’empêcher tout développement économique dans la région de l’Arctique. La pétition empêcherait toute exploration de pétrole et de gaz naturel dans l’Arctique, sous prétexte de mettre en danger l’ours polaire. Mais cette pétition a peu à voir avec les ours polaires, et tout avec un agenda malthusien et fasciste pour arrêter le progrès et le développement humain.

Etant donné que l’ours polaire a survécu à un Age glaciaire et à la dernière période interglaciaire, et qu’il s’est montré plus intelligent qu’Al Gore, il est stupide de croire que l’ours polaire disparaîtra dans 25 ans uniquement sur la base d’une intoxication répandue par les médias.


Pour plus d’information

Des informations supplémentaires sur les ours polaires et le changement climatique sont disponibles dans cet article récemment publié, « Polar Bears of the Western Hudson Bay and Climate Change : Are warming spring air temperatures the « ultimate » survival control factor ? ». Les auteurs de cet article sont : M.G. Dyck, Nunavut Arctic College ; W. Soon et S. Baliunas, Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics ; R.K. Baycock, Clayton H. Riddel, Faculty of Environment University of Manitoba ; D.R. Legates, Center for Climatic Research University of Delaware ; T.F. Ball, Climate and Environment Consultant ; et L.O. Hancock, Banque Mondiale. L’article est disponible sur : http://scienceandpublicpolicy.org/sppi_reprint_series/polar_bears_of_western_hudson_bay_and_climate_change.html

Pour en savoir plus sur le statut des populations d’ours polaires, voir le site internet du Groupe des spécialistes des ours polaires : http://pbsg.npolar.no

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