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Face à Draghi, la Grèce peaufine son plan B

La rédaction
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Mario Draghi, président de la BCE.
Crédit : Reuters

Alors que la Banque centrale européenne (BCE) débute son programme d’assouplissement quantitatif, c’est-à-dire le rachat, à hauteur de 60 milliards d’euro par mois, des titres de dette publique et privée, son président Mario Draghi a annoncé que son institution continuerait à punir non seulement la Grèce, mais Chypre également.

Ainsi, la BCE ne va pas rétablir l’exonération qui permettait aux banques d’utiliser des obligations grecques en tant que garantie dans leurs opérations avec la BCE, sous prétexte que la Grèce n’a pas signé d’accord avec l’Eurogroupe. Chypre a pour sa part été exclue pour ne pas avoir adopté la Loi sur les saisies immobilières exigée par ses créditeurs, qui permettrait d’expulser les propriétaires en cessation de paiements.

La décision de la BCE ne sert qu’à faire chanter le gouvernement grec, soit pour qu’il se soumette totalement à l’oligarchie financière européenne, ou bien pour le forcer à quitter la zone euro. Bien qu’il ne fasse aucun doute que la Grèce s’en tirerait bien mieux dans le second cas, son départ inaugurerait le processus d’effondrement de l’euro puisque Chypre, le Portugal, l’Espagne, l’Italie et l’Irlande suivraient très rapidement.

Quelques heures à peine avant l’annonce de la décision de la BCE, le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis a confirmé, dans le cadre d’une réunion organisée par la Chambre de commerce et de l’industrie franco-grecque, qu’il y avait bien un plan B, au cas où le pays se verrait exclu des financements officiels.

Même s’il n’a pas donné de détails, le « B » signifie, comme nous l’avons déjà rapporté, les BRICS. Le Premier ministre adjoint Dragasakis et le ministre des Affaires étrangères Nikos Kotzias se rendront bientôt en Chine pour préparer la visite officielle du Premier ministre Alexis Tsipras, qui doit avoir lieu en mai. Tsipras prévoit, en mai également, d’effectuer sa première visite officielle à Moscou, où il doit rencontrer le président Vladimir Poutine.

Nikos Kotzias a accordé un entretien le 2 mars à l’agence de presse russe Spoutnik, où il a rappelé encore une fois que la Grèce entendait agir en tant que « pont » entre l’Europe et la Russie. Concernant les relations entre les deux pays, il a déclaré : « Nous n’avons jamais fait la guerre entre nous, aucun pouvoir ne nous a jamais opposés l’un à l’autre, et il n’y a jamais eu le type de relations négatives que l’on retrouve entre certains membres de l’Union européenne. Ceci signifie que nous sommes le pays le mieux placé pour jouer ce rôle de pont. » Kotzias a également dénoncé les sanctions, affirmant que la Russie devrait être intégrée à l’architecture de sécurité européenne.

Pour ce qui concerne les autres membres des BRICS, il a souligné que la Grèce a « été en particulier liée à des pays comme l’Inde (dans l’antiquité), la Chine (lorsque nous étions deux grandes civilisations et cultures : la Chine en Asie et la Grèce en Europe pendant deux ou trois milliers d’années) et la Russie, avec laquelle nous avons toujours eu des liens historiques, culturels et religieux profonds ».

Sur la sortie de la zone euro, le député de Syriza, Kostas Lapavitsas, y est entièrement favorable. Dans une lettre ouverte publiée par le Guardian, il appelle au démantèlement final de la zone euro, afin de sauver la Grèce et l’Europe.

La zone euro ne peut pas être réformée, et ne deviendra pas l’union monétaire ’’amicale’’ dévouée aux classes ouvrières. La Grèce doit mettre une gamme complète de solutions sur la table, et elle doit se préparer pour la mise en place de mesures de liquidité, en sachant qu’on peut faire face à toutes les éventualités si la population a été préparée. Après tout, l’UE a déjà été un désastre pour notre pays...

Lapavitsas, un économiste, espère que Syriza pourra « enfin débarrasser l’Europe de cette absurdité qu’est devenue la monnaie unique ». Ensuite, ou pourra lever le voile de l’austérité partout sur le continent.

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La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

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Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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