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Elargir l’espace

La rédaction

Par Yannick Caroff

« Pourquoi aller dans l’espace ? » Parce que ne pas y aller, c’est se condamner au sous-développement et à l’inertie. Progresser, c’est réaliser des choses qu’on ne croyait pas réalisables. Le progrès doit être un accord intime dans la société. Il est triste de constater qu’aujourd’hui ce goût de demain n’est plus vivace dans la zone transatlantique. Qu’à cela ne tienne ! Un être humain restant un être humain, on peut sortir nos contemporains de la résignation et leur redonner l’appétit d’engendrer un futur meilleur pour eux et leurs enfants. L’aventure spatiale a cela de bon qu’elle oblige le meilleur de nous-même à jouer sa partition.

Pourquoi aller dans l’espace ? L’utilitarisme qui se cache derrière cette question cache mal son origine : l’idéologie du système financier et économique de notre époque, dont l’épicentre de l’effondrement est la zone transatlantique. Notre rapport aux choses et à nos semblables est tellement pourri par la sous-culture du coût/efficacité, du j’aime/j’aime pas ou du gouvernement du moi, par moi et pour moi que nous en oublions l’essentiel : notre capacité d’interagir !

Qu’à cela ne tienne ! Il est temps, plus que temps de prendre un bon bol d’air frais ! Nous allons revisiter notre quotidien, lui donner un relief nouveau, histoire de « sentir » ce que l’on n’avait pas vu auparavant.

Réduire

Passons tout de suite aux exercices pratiques. Imaginons deux séries de diapositives que l’on projette sur un mur. Le but de l’exercice est de réfléchir au phénomène observé « entre les diapositives » de chaque série et aux causes de ce phénomène, après l’avoir identifié.

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Assez rapidement, on observe dans les deux séries un même phénomène : celui de la réduction de la taille de l’objet. Ce phénomène s’appelle la miniaturisation. On remarque aussi que l’objet, se réduisant au fur et à mesure du temps, élargit sa « capacité à faire » : il étend ses capacités à exécuter des tâches et ce de plus en plus rapidement. Le fait qu’un téléphone et un ordinateur fusionnent dans la dernière diapositive des deux séries le souligne ici. La cause de la miniaturisation est le progrès technique.

L’aventure spatiale a été un formidable accélérateur de ce processus de miniaturisation. Envoyer un seul kilo de quoi que ce soit sur la Lune coûte actuellement 75 000 euros (3 fois le salaire annuel net moyen en France) : de quoi inciter à miniaturiser tout ce qui peut l’être !

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Beaucoup des objets de notre quotidien sont ainsi marqués par l’empreinte de ce processus de miniaturisation. Beaucoup aussi n’ont pas ou peu changé. Une charrette reste une charrette à taille de charrette depuis plusieurs siècles. Une baignoire, une bouteille de lait … : les matériaux, le design peuvent changer mais sur le fond, point de miniaturisation. Il faut donc définir le processus de miniaturisation des objets de notre quotidien en lien avec les fonctions des objets. Ceci étant établi, passons à la deuxième étape.

Elargir

Ces objets qui nous entourent remplissent une ou plusieurs fonctions : c’est leur raison d’être. Ces objets, la plupart d’entre nous les connaissons peu, malgré que nous les utilisions tous les jours. Il suffit de penser aux appareils électroménagers qui sont dans votre cuisine pour saisir l’immensité de notre ignorance. Un réfrigérateur, un grille-pain, un lave vaisselle, une micro-onde, une hotte, une gazinière, une radio,… nous ignorons « comment ça marche ». Plus déstabilisant encore, nous ignorons de beaucoup les principes sous-jacents à tel ou tel appareil. Plus l’appareil est sophistiqué, plus c’est compliqué, pensons-nous. Mais est-ce qu’une radio a un fonctionnement plus, ou moins sophistiqué qu’un lave-vaisselle ? Y a-t-il plus, ou moins de découvertes en jeu dans la radio que dans le lave-vaisselle ?
Il est à noter qu’il y a une réelle rupture (d’ordre culturel) entre la génération présente (surconsommatrice de gadgets et d’appareils électroniques et informatiques, mais peu compétente sur le « comment ça marche ») et les générations passées (plus « touche-à-tout » et plus aptes à savoir « comment ça marche »).

« Noyés » dans notre quotidien, ni réellement maîtres de notre temps ni maîtres de nos destinées, nous avons loupé la deuxième révolution qui est liée à l’aventure spatiale dans notre quotidien (après la miniaturisation). Nous ne sommes pas conscients que, du ciel, par milliers, sont tombées des inventions qui font notre quotidien. Qui sait que les industries agroalimentaires actuelles suivent des protocoles de sécurité et d’hygiène standardisés, qui ne sont que des applications de ceux prescrits et formalisés dans le cadre du voyage d’astronautes à la fin des années 1960 ? En effet, un astronaute ne peut tomber malade pendant sa mission, cela deviendrait tout de suite problématique ! Les conditions d’hygiène en général et celles d’hygiène alimentaire en particulier, se doivent donc d’être exemplaires. Un véritable bond pasteurien dont nous bénéficions depuis.

Qui sait que la plupart des matelas modernes sur lesquels nous passons un tiers de notre vie sont composés de matériaux développés la première fois dans les sièges des astronautes, pour atténuer les accélérations au décollage ? On a développé à cette occasion des matériaux viscoélastiques (ou micro aérés) comme le Tempur (son nom commercial) qui est fait de polyuréthane (formes alvéolaires irrégulières qui se déforment sous la simple action du poids). Certains d’entre vous se souviennent peut-être du slogan publicitaire d’un matelas « épousant les formes du corps »…

Qui sait que la plupart des véhicules de transport que nous utilisons aujourd’hui bénéficient de l’apport des découvertes (en termes de matériaux et de sécurité) issues de l’aventure spatiale ? Un train, un airbus, un bus, un rafale… tout engin lourd est équipé de fibres de carbone imprégnées de graphite (nom commercial en Europe : SEPCARB) pour leur système de freinage. Les véhicules plus légers comme les camions, les voitures en sont équipés pour l’embrayage et la transmission. La réalisation de prothèses médicales a également profité de la découverte de ces matériaux thermo structuraux dont ce « carbone-carbone », développé dans les années 1960-70 et utilisés dans les tuyères des fusées où règne une température de 3000°C.

Prenons le temps d’un cliché [1] pour mesurer l’impact de l’aventure spatiale sur notre quotidien.

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C’est une publicité de l’entreprise américaine DuPont de 1971, connue pour avoir inventé en 1938 le Teflon (ou le Polytétrafluoréthylène), un matériau hydrophobe, résistant à la chaleur et à la corrosion, anti-adhésif, qui est utilisé aussi bien dans l’aérospatiale que dans la fabrication des poêles de la marque Téfal.

Cette photo résume bien un des aspects fondamentaux de ce qu’est l’aventure spatiale pour notre quotidien : à la fois laboratoire, puisqu’un certain nombre de découvertes ont été réalisées en son sein, elle est aussi un formidable accélérateur d’innovations, puisque qu’un certain nombre de découvertes antérieures à l’aventure spatiale ont été poussées plus loin, optimisées par les contraintes extrêmes de l’espace (ici : le velcro, le téflon, … les textiles intelligents, l’alliance de plusieurs textiles et complémentarité entre eux).

Les quelques autres exemples en annexe finiront de montrer à quel point nous vivons dans un monde marqué par l’aventure spatiale. Ceci étant établi, portons nos regards vers une troisième révolution liée à l’aventure spatiale dans notre quotidien, qui est plus intéressante car elle ne s’est pas encore exprimée, faute de volonté... dont le « pourquoi aller dans l’espace » n’en est qu’une caution.

Houston, on a un problème politique !

Plein de choses sur Terre, belles et bonnes, auraient pu être accomplies dans l’élan de l’aventure spatiale. Mais nous en sommes restés (culturellement) à nous demander « pourquoi aller dans l’espace ? » L’optimisme de tous les possibles a laissé place au « c’est comme ça ». Alors qu’on a relevé, nous êtres humains, un défi incroyable, on a peuplé la Terre de fatalistes modernes ! L’ironie, la bonne blague, le comble, le truc marrant de l’histoire, c’est qu’on reproche aujourd’hui au « progrès » de déshumaniser alors que l’aventure spatiale nous mettait au défi de changer de manière de penser et de faire. Petite explication…

Ce qui frappe quand on quitte son berceau, ce sont les conditions extrêmes de l’espace, qui imposent une contrainte sans précédent aux hommes, aux appareils et aux matériaux. En effet, les explorateurs, tout comme le matériel, sont soumis à des conditions limites. Les écarts de température sont grands et violents, car rapides : on peut ainsi passer de -200 °C à + 200°C en quelques minutes. Les rayonnements cosmiques frappent pleinement dès que l’on sort de notre atmosphère terrestre protectrice, endommageant rapidement le matériel et pouvant être source de maladies graves voire mortelles pour les astronautes.

La panne, l’avarie prennent tout de suite des proportions catastrophiques. Il faut donc un niveau de fiabilité, de résistance du matériel jamais égalé. Il a fallu (et il faudra) sans cesse inventer, innover pour pouvoir survivre dans l’espace, telle l’invention de la fameuse « couverture de survie » or et argent inventée en 1964 par la NASA, pour réfléchir les rayons du soleil (couche or) et isoler du froid et de l’humidité (couche argent).

Une nouvelle manière de concevoir, de produire et de penser a dû émerger lorsque on s’est trouvé confronté à un environnement périlleux et hostile : il a fallu anticiper avec intelligence. On a même dû réapprendre à travailler ensemble, redéfinir le travail en équipe. L’aventure spatiale est en effet indissociable de la rencontre des talents et de la coopération internationale. Aux débuts de l’agence spatiale européenne, différents pays travaillaient ensemble. Avec des échelles de mesure, des références et des nomenclatures de pièces usinées différentes, les débuts furent compliqués : il a fallu apprendre « à travailler ensemble », après des échecs dans le lancement de fusées dont les différentes pièces sont encore aujourd’hui fabriquées aux quatre coins de l’Europe, sachant que la précision dans le domaine spatial n’est pas au millimètre mais au micron près !

C’est donc une véritable révolution dans les processus de fabrication et de production qui a eu lieu avec les débuts de l’aventure spatiale. Celle-ci a été partiellement appliquée aux processus industriels et agricoles, ainsi qu’aux grands travaux d’aménagement du territoire. Qui se doute par exemple que l’on a utilisé la précision du GPS dans la fabrication du Viaduc de Millau, ou que l’on a utilisé grues et pelleteuses GPS dans le projet Port 2000 du Havre ?

Paradoxe

Mais c’est aussi et surtout dans notre façon d’acheter et de consommer qu’une révolution aurait dû s’opérer ! Tout le monde a-t-il observé le paradoxe suivant : mettons en parallèle la vie moyenne d’un appareil électroménager, d’une voiture, d’un ordinateur, des années 60 à nos jours, d’une part, et le niveau de fiabilité, de résistance et de longévité des composants et des machines envoyées dans l’espace, d’autre part. Il y a là une contradiction. Nous vivons en pleine obsolescence programmée des objets de notre quotidien alors même que nous avons conçu (et réussi à le faire) nos appareils pour des conditions limites. Nous avons accepté la dictature du court terme, que nous critiquons à tout va (et nous avons raison) et nous nous demandons encore « pourquoi aller dans l’espace ? »

En effet, si on appliquait les normes drastiques du spatial à la fabrication des objets de notre quotidien, alors nos appareils dureraient bien plus longtemps que ceux d’aujourd’hui et le taux de renouvellement de ces appareils serait en baisse forte et constante. L’apparition d’imprimantes 3D pourrait même aider, en permettant à chacun de créer les petites pièces qui s’useraient, casseraient plus rapidement que les autres, faisant ainsi encore accroître la durabilité de nos appareils ! Et on pourrait même imaginer, selon les goûts et les modes, que l’on puisse changer uniquement, et facilement, le revêtement extérieur des appareils, et ce pour un prix modique.

Ceci est un vrai cauchemar pour un monétariste convaincu que la « loi » de l’offre et la demande détermine tout développement dans une économie. En effet cette durabilité des appareils ruinerait la demande ! Horreur absolue !

Alors vous vous demander encore « pourquoi aller dans l’espace » ?

Les inventions tombées du ciel, quelques exemples

  • Méthode spatiale concernant la sécurité alimentaire des astronautes Apollo :
    • Protocole ISO 9002 HACCP développé dans les années 60 par la NASA,
    • Adopté par l’industrie agro-alimentaire dans les années 80-90, en 1997 par les collectivités (cantines scolaires, centre de récréation et de vacances…) ;
  • Matériaux absorbants des combinaisons spatiales utilisés pour les couches jetables ;
  • Joystick (manette multidirectionnelle) équipant la Jeep lunaire du projet Apollo et conçue par Boeing pour les missions Apollo 15 et 17 :
    • 1972, Tom Wertz, handicapé américain inspiré par la balade lunaire applique le principe du Joystick à un fauteuil roulant,
    • 1981 : mise sur le marché d’un premier voiture pour handicapé ;
  • Mousse hypercomplexe pour les sièges moulés des astronautes, utilisée dans les années 1990 par les hôpitaux pour prévenir les escarres, par les dentistes pour les repose-tête des patients, par les fabricants de fauteuils roulants. Innovation reconnue dans plus de 50 pays comme l’innovation spatiale numéro un du XXe siècle, avec le GPS ;
  • Premier cœur artificiel en octobre 2008, issu d’une fructueuse coopération entre le groupe aérospatial européen EADS et d’une équipe dirigée par le professeur Carpentier de l’Hôpital européen Georges Pompidou à Paris :
    • Poids du cœur artificiel, 900 g, et première implantation réalisée avec succès en France en Décembre 2013 ;
  • Utilisation de la technique GPS pour aligner les 7 piles (piliers) du viaduc de Millau :
    • Précision nécessairement inférieure à 5 mm, d’où son utilisation ;
  • Dynacoil, matériau de combinaisons spatiales, réutilisé dans les semelles de chaussures de sport pour l’excellente absorption des chocs ;
  • L’Airbag et son principe pyrotechnique de déclenchement qui équipent nos voitures sont issus de la recherche spatiale.

[1Photo tirée du livre 50 inventions de notre quotidien tombées du ciel, L’espace, un défi du 3ème millénaire de Jean François Pellerin, Editions L’esprit du Livre, Sceaux, 2010.

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Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

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Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

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C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

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Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
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S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

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