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Finance folle, fin de partie ?

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Chute des bourses, effondrement de l’économie réelle, dégradation des conditions de vie des populations, recul démographique : au lieu de nier la réalité, nos dirigeants doivent museler la finance folle en coupant les banques en deux.

L’effondrement en dents de scie des bourses s’est poursuivi, sans que rien ne semble pouvoir l’arrêter, et ce, malgré le fait que les banques centrales continuent, hormis une mini-pause de la FED, à injecter massivement des liquidités dans le système.

En 2008, le blâme de la crise avait été porté sur les seuls subprimes. A tort car, comme S&P l’avait souligné, ils n’étaient que l’élément déclencheur d’une crise globale. Aujourd’hui c’est le système tout entier qui est devenu fou.

Deux éléments de réalité sont importants à signaler, cependant, dans le tohubohu provoqué par cet effondrement. Le premier est l’économie réelle, qui est en train de se rappeler au bon souvenir de l’économie virtuelle, à la façon du Commandeur dans le Don Giovanni de Mozart, venu de l’autre monde lui signaler que le jour du jugement dernier était arrivé.

La dégringolade des bourses est due en grande partie à la chute du prix de pétrole, elle-même due au ralentissement économique de l’économie mondiale. La Chine fait figure d’accusée, mais la véritable cause de ce ralentissement est l’état proche de la déflation des pays de la zone transatlantique, grands acheteurs de produits chinois. La Chine, en effet, tirait à elle seule 50 % des échanges mondiaux ; ce chiffre monte à 75 % si l’on ajoute les autres grands émergents.

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C’est une situation qui nous rappelle la désormais célèbre « triple courbe » de notre ami l’économiste américain Lyndon LaRouche.

Au fur et à mesure que la spéculation financière se développe dans une économie, on voit la courbe de l’économie réelle chuter, et celle des actifs financiers et de l’émission de liquidités s’envoler. Au moment où la courbe des émissions monétaires vient à dépasser celle des actifs financiers, c’est l’explosion du système.

Aujourd’hui, les émissions exorbitantes des banques centrales, destinées à renflouer les banques depuis 2008 – 4,5 trillions au bilan de la FED, dont plus des 3/4 depuis la crise de 2008 – ne sont pas du tout allées à l’économie réelle. Elles ont « entraîné depuis trois ans la formation de deux bulles : l’une sur les bourses, l’autre sur le pétrole », explique Benjamin Coriat, professeur d’économie à l’université Paris XIII, cité par Libération. 20 000 milliards de dollars serait la liquidité totale aujourd’hui sur les marchés, selon Patrick Artus et Marie-Paule Virard, qui viennent de publier La Folie des banques centrales. « L’argent est allé de banque en banque, dit de son côté l’économiste François Morin, elles l’ont investi sur les marchés financiers. » Le manque de confiance est devenu tel que, comme en 2008, le marché interbancaire est de nouveau pratiquement gelé.

Révolte contre le bail-in

Autre élément fort de réalité, les clients des banques ont pris connaissance des régulations adoptées par l’UE dans le sillage de la crise financière, profitant de l’effet « état d’urgence » suscité par la crise de 2008. Les banques opérant dans l’UE viennent d’envoyer des courriers à leurs clients, les informant des procédures de « bail-in » qui vont remplacer celles du « bail-out ». Prétextant ne plus vouloir faire payer les contribuables (bail-out) en cas de crise systémique, les régulateurs ont opté pour le « bail-in » : faire payer, dans l’ordre, les actionnaires, les créanciers obligataires et les simples clients de la banque ! Dans ces lettres, les banques informent leurs clients qu’en cas de problème, seuls les dépôts de moins de 100 000 euros seront garantis ; les comptes dépassant ce seuil pourront, quant à eux, être ponctionnés.

Or, bon nombre de banques « trop grosses pour faire faillite » sont soit criblées de créances douteuses – les banques italiennes viennent de reconnaître entre 200 et 400 milliards d’euros de créances douteuses – soit proches de la faillite. C’est le cas du géant Deutsche Bank, qui vient d’afficher des pertes de plus de 6,7 milliards d’euros et qui a perdu 50 % de sa valeur depuis le 1er novembre 2015. Pour Benjamin Coriat, c’est « le passage du bail-out au bail-in » qui provoque cette panique. « C’est la poudre d’escampette à la Deutsche Bank : les actionnaires vendent à tour de bras. »

Quid des banques françaises ?

La panique sur son titre de Deutsche Bank a été aussi alimentée par un communiqué du 8 février, qui visait, au contraire, à rassurer ses clients sur sa capacité de rembourser, le 30 avril, 350 millions en coupons d’obligations convertibles (CoCoS). Il s’agit de titres hybrides convertibles en actions, justement dès qu’une procédure de « bail-in » serait décrétée !

Or, pour renforcer leurs ratios exigés par Bâle III, les banques, y compris françaises, ont toutes émis énormément de ces obligations. Selon Bloomberg, la Société générale (celle qui en a émis le plus) en aurait pour environ 6,1 milliards d’euros, le Crédit agricole pour 5 milliards, BNP Paribas se limitant à 2 milliards d’euros.

Autre critère réel dans l’actuelle chute du système, nous l’avons dit, la chute du prix du pétrole en dessous de 30 dollars le baril, qui entraîne avec elle des centaines de milliers de milliards de dollars en paris à haut risque. L’Europe aurait englouti à elle seule 3500 milliards d’euros dans ce fiasco, dont 500 milliards pour la France, croit savoir Libération.

Confirmant la déroute de ce marché, BNP Paribas annonçait, le 11 février dernier, le gel de ses financements adossés à des réserves d’hydrocarbures (RBL) en Amérique du Nord. Après avoir quitté ce secteur en 2012, dans le cadre de la réduction de ses activités en dollars, elle y était revenue en 2014, quoique de façon limitée.

On le voit, le système devient fou, et la seule façon d’en reprendre le contrôle avant qu’il n’explose, avec les conséquences gravissimes que l’on sait, est de lui appliquer la réforme défendue inlassablement par Jacques Cheminade, S&P et leurs amis à l’échelle internationale : seule une séparation stricte entre banques utiles à l’économie réelle et banques spéculatives (Glass-Steagall Act) peut amorcer un changement en profondeur. Le ministre des Finances italien, s’adressant au Parlement, vient d’affirmer qu’il y est favorable, mais que les autres pays de l’UE (dont la France) s’y opposent.

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Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

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Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

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