X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilGroupe espacePourquoi aller dans l’espace ?

L’anthropologie de l’astronautique

La rédaction

par Krafft Ehricke

Article originellement publié dans le numéro de novembre 1957 de la revue Astronautics, de l’American Rocket Society. Nous le publions pour la première fois en français, avec l’aimable permission de l’American Institute of Aeronautics and Astronautics.

[sommaire]

Au total, aux Etats-Unis et dans d’autres pays, des milliards de dollars sont dépensés pour le développement d’une technologie ayant toutes les caractéristiques d’une technologie d’avenir dans l’astronautique. Ceci est une grande source de satisfaction pour ceux qui ont, au cours de la première partie de ce siècle, combattu pour faire reconnaître le voyage spatial comme un effort sérieux, pratique et valable, et ceci non pas dans un avenir lointain mais dès maintenant, au cours de ce siècle même et dans cet âge qui est le nôtre.

La campagne pour une reconnaissance technique et scientifique du vol spatial est gagnée. Cependant, la bataille pour la reconnaissance de l’astronautique en tant que partie vitale de l’avenir de l’homme, plutôt que comme une simple technique acceptée ou spécialité scientifique ne fait que commencer. L’astronautique est la science de l’opération dans l’espace et du voyage vers d’autres mondes. Les implications sont telles qu’il devient maintenant de plus en plus important de développer la philosophie, de même que les aspects utilitaires, de cette nouvelle science.

Puisque le voyage spatial a été reconnu par ses protagonistes comme l’un des concepts les plus fondamentaux et les plus remarquables de l’histoire de l’homme, il n’est pas surprenant que plusieurs penseurs se soient déjà penchés sur ce sujet, en commençant par Konstantin Tsiolkovsky, dont l’ardente croyance dans la mission cosmique de l’humanité annonçait l’aube de l’astronautique il y a de cela quelque soixante ans, suivi par Hermann Oberth, Willy Ley, A.C. Clarke, A.V. Cleaver, Wernher von Braun et Eugen Saenger. Un recoupement des pensées et des arguments avancés par ces pionniers était inévitable, étant donné qu’ils partageaient la même vision dans la promotion du voyage spatial.

Cependant, la philosophie de l’astronautique est jeune et fertile. Ses innombrables applications sont loin d’être épuisées. Pour cette raison, cet auteur, préoccupé depuis une vingtaine d’années par l’étude et la défense de l’astronautique en tant que mission aussi bien culturelle que technique, soumet au lecteur quelques réflexions additionnelles sur ce sujet.

Le concept de voyage spatial comporte d’énormes répercussions, parce qu’il met l’homme au défi sur pratiquement tous les fronts de son existence physique et spirituelle. L’idée de voyager vers d’autres corps célestes reflète au plus haut degré l’indépendance et l’agilité de l’esprit humain. Elle donne une ultime dignité aux efforts techniques et scientifiques de l’homme. Par dessus tout, elle touche à la philosophie de son existence même. Il en résulte que le concept de voyage spatial outrepasse les frontières nationales, refuse de reconnaître des différences d’origine historique ou ethnologique, et pénètre les convictions sociologiques et politiques à une vitesse fulgurante.

Comme concept technique, l’astronautique embrasse tous les domaines de la connaissance et est plus révolutionnaire que tout ce qui a été conçu jusqu’à ce jour, y compris la technologie atomique. Comme concept scientifique, elle est amenée à stimuler et rajeunir presque tous les domaines, de l’astronomie à la zoologie. Ses implications sociologiques et politiques sont telles que les générations futures pourraient décrire comme « prudentes » même les prédictions les plus audacieuses de notre temps.

Le voyage spatial est ce qui inspire probablement le plus notre monde complexe et divisé. Il semble apporter moins de gain matériel que la technologie de l’atome et pourtant, ou peut-être justement pour cette raison, son appel spirituel est extrêmement puissant, symbolisant le fait que l’homme n’a finalement perdu ni sa capacité à trancher le nœud gordien ou à faire exploser de vieilles notions qui retardent son développement, ni à surmonter des obstacles physiques a priori invincibles.

Si on peut y arriver ici, on peut éventuellement y arriver dans d’autres secteurs de notre vie aujourd’hui, là où l’homme semble être sans espoir et acculé à l’impasse. Un sentiment d’enthousiasme et d’intérêt véritable semble dominer parmi tous ceux qui ont affaire au vol spatial et à l’astronautique : les élèves qui l’étudient à l’école, les députés qui lui allouent les budgets, les dirigeants politiques de l’Est et de l’Ouest louant les contributions de leur pays à ses progrès et, surtout, les scientifiques et ingénieurs débroussaillant le passage jusqu’à l’objectif final. Nous devons néanmoins nous poser la question : « Pourquoi le vol spatial ? » Peu de gens impliqueraient aujourd’hui par cette question qu’il y aurait un gaspillage de temps et d’argent, pour une aventure sans espoir. Peu de gens doutent encore que nous puissions, par exemple, installer en orbite des satellites servant à des tâches utiles.

En tant que quête de justification philosophique des implications à bien plus long terme de l’astronautique, une réponse doit être apportée et formulée de la manière la plus concluante et la plus décisive possible.
Il a déjà été reconnu qu’il est nécessaire de réfléchir soigneusement avant de répondre à cette question, et que nous commençons à peine à nous y intéresser. Toutefois nous ne devrions pas nous emporter dans des tentatives frénétiques pour « prouver » le besoin de se ruer sur Vénus ou Mars, parce que, pour le dire franchement, il n’est pas nécessaire de le faire aujourd’hui.

L’acceptation du véhicule spatial

Le plus important est de comprendre pourquoi nous devrions accepter le véhicule spatial comme nos ancêtres ont finalement réussi à accepter la roue et le bateau. Il fut un temps, l’Odyssée le prouve, où il était presque inconcevable pour l’homme ordinaire de laisser sa péninsule ou son île pour naviguer au-delà de l’horizon vers l’inconnu. Nous n’avons pas encore beaucoup changé à ce sujet car il est encore inconcevable pour plusieurs d’entre nous de considérer notre Terre comme une île depuis laquelle un jour plusieurs hommes pourraient partir pour des lieux lointains, qui nous sont inconnus sauf de manière générale, ou qui pourrait un jour être visitée par des gens venus de loin, comme un citoyen américain aujourd’hui visite le pays de ses origines.

Comme contribution à la réponse à cette fameuse question, je me propose d’établir une large perspective en formulant trois lois fondamentales de l’astronautique et en en examinant les implications. Ces lois sont les principes de base dans l’apprentissage du vol spatial, pour le développement de la technologie des missiles modernes (comme pour d’autres technologies, comme celle de l’atome), et pour nos ambitions et espoirs concernant l’avenir de l’astronautique.

Les trois lois fondamentales de l’astronautique

  • Première loi : rien ni personne parmi les lois naturelles de l’univers n’impose de limites à l’homme, excepté l’homme lui-même.
  • Seconde loi : la Terre, mais également le système solaire tout entier et toute partie de l’univers pouvant être atteinte par l’homme avec l’aide des lois de la nature, sont le champ légitime de l’activité humaine.
  • Troisième loi : en s’étendant dans l’univers, l’homme accomplit sa destinée en tant qu’élément de la vie, doté du pouvoir de raison et portant en lui la sagesse de la loi morale.

La première loi

La première loi de l’astronautique met l’homme au défi d’écrire sa Déclaration d’indépendance par rapport à toute forme de pensée préconçue, par rapport aux conditions qu’il a jusqu’ici acceptées sans les avoir remises en question, en d’autres termes par rapport à un passé pré-technologique, par principe différent, s’accrochant à lui. Cela peut être fait. La Déclaration d’indépendance et la Constitution de ce pays le prouvent. Le passage à la pratique peut être long, mais la première percée que constituerait sa simple formulation serait d’une importance décisive.

Ces documents n’auraient probablement jamais été écrits en Europe, même si la Révolution française est créditée d’avoir stimulé beaucoup des réflexions qui y sont incluses. Un nouveau monde, la distance mentale exacerbée par la distance physique et un nouveau départ sociologique ont été nécessaires pour les formuler.

L’Europe et l’Amérique (pas seulement les Etats-Unis) sont, malgré leurs liens de parenté, deux différenciations séparées de « l’intégrale » de la capacité humaine à la civilisation, comme les Chinois, les Indiens, les Romains, les Grecs, les Hébreux et plusieurs autres civilisations avant eux. Cette intégrale contient d’innombrables variables, le nombre de différenciations possibles dans le temps et dans l’espace est par conséquent aussi très grand, à condition que l’esprit de l’homme ne soit pas éteint par l’enfermement dans un environnement cosmique trop étroit.

Nous trouvons ici une tendance importante : le gigantesque périmètre de l’astronautique est sans aucun doute l’une des raisons les plus immédiates du défi fascinant qu’elle pose à l’humanité. Elle offre d’amener l’homme là où il ne s’est jamais rendu auparavant, et par conséquent en appelle très fortement à sa curiosité innée, son goût de l’aventure et son dévouement à la recherche. Toutefois, au-delà de ça, la raison la plus fondamentale est peut-être enfouie dans un passé si lointain qu’elle dépasse de loin même l’espérance de vie de sa propre espèce. Une caractéristique de la vie sur cette planète, incluant l’espèce humaine, est le désir d’expansion, de s’étendre afin de répondre, instinctivement, de manière agressive, à l’inconnu, et de regarder ce qui semble être hors de portée comme une provocation qui ne doit pas demeurer sans réponse.

JPEG - 108.9 ko
Un alunoglisseur, véhicule imaginé par Krafft Ehricke pour se poser en douceur sur la Lune. Peint par Chris Sloan sur les indications d’Ehricke

La première grande réponse de ce type est venue avec l’expansion de la vie depuis les océans vers la terre ferme. Les amphibiens et les reptiles ont reproduit les conditions d’origine des océans primitifs à l’intérieur même de leurs œufs, qui s’ouvraient ensuite au soleil dans un climat accueillant et chaud, le seul climat dans lequel ils pouvaient exister. A quelques exceptions près, ils sont restés des animaux rampants. Leur corps était en contact étroit avec le sol, produisant ainsi un échange de chaleur considérable. Ainsi, la température de leur sang suivait, et suit encore aujourd’hui, celle de la température du sol. Elle ne peut pas rester à un niveau constant et modéré comme celle des mammifères.

Le développement des mammifères, l’animal terrestre le plus versatile et le plus parfait, fut un accomplissement technologique remarquable. Le corps se trouvant divorcé, au moyen de pattes, du sol, il se trouvait du même coup libéré de son obligation de suivre servilement le cycle de température du sol, permettant le développement de fourrures isolantes et le maintien à une température presque constante de 37°C, correspondant à peu près à celle des océans primitifs. Il n’est plus nécessaire aujourd’hui de pondre des œufs en dépendant du soleil pour l’éclosion. La couvée peut se faire dans le ventre de la mère même. Ainsi, la vie est devenue presque indépendante des conditions climatiques. La conquête des terres pouvait être complétée. De plus, la basse atmosphère put être occupée par la suite par le développement successif des reptiles, qui montrèrent un plus grand potentiel de croissance dans cet environnement que les mammifères.

La vie se trouva ensuite entravée par les frontières de l’espace. Aucun moyen biologique directement appliqué ne pourrait permettre aux êtres vivants de pénétrer et de traverser l’espace. Il est curieux de penser que la vie puisse avoir trouvé la réponse à ce défi en produisant un nouvel amphibien, l’homme, dont l’esprit débordant d’énergie atteint les confins de son monde biologique. Seul le cerveau humain est en mesure d’utiliser certaines qualités supérieures de la matière inorganique pour s’engager dans l’espace.

Et maintenant commence le prochain acte de cette gigantesque pièce de théâtre, l’homme y tenant un rôle clé. Entourée de coquilles protectrices, la vie entreprend de s’étendre sur d’autres mondes. Elle le fait peut-être depuis plusieurs foyers dans l’espace, distancés de plusieurs années-lumière. Il apparaît dans cette perspective plus difficile de présumer que notre réponse à ce défi du vol spatial puisse se limiter à construire des satellites terrestres, à moins que nous ayons choisi de nous imposer cette limite nous-mêmes.

Il est dans notre héritage d’enfants de cette planète de rechercher d’autres mondes, de croître et de grandir avec nos capacités étendues vers des degrés de liberté et d’indépendance qui feraient passer nos sociétés actuelles pour les incroyables confinements des communautés médiévales ou les régulations des tribus africaines. Il est historiquement établi que l’esprit humain croît avec l’espace dans lequel il lui est permis d’opérer.

La seconde loi

L’importance de la seconde loi peut être mesurée par l’effet que l’expansion de l’homme européen sur toute la Terre a eu sur le développement de la civilisation. La civilisation européenne médiévale, gelée dans l’étroitesse de ses communautés petites et rigides, et fortement limitée par un dogme religieux tout puissant, était aux douzième et treizième siècles sur le point de devenir une autre civilisation statique, comme celles de la Chine ancienne, du Japon, de l’Inde et des Incas. Avant qu’elle ne s’étende, une succession ennuyeuse de générations transmettait un système social et philosophique rigide, sinon tyrannique, pour l’entretien duquel on leur permettrait d’exister. La reconnaissance soudaine d’une Terre vaste et magnifique attendant d’être prise par l’homme, submergea et remplit d’audace de grands penseurs de l’époque comme Giordano Bruno, Nicolas Copernic, Galilée et Johannes Kepler. Ceci fut le couronnement de la Renaissance, et fit éclater pour toujours l’univers de la scolastique dogmatique.

Nous commençons aujourd’hui à réaliser que le système solaire, et probablement même une part de cette galaxie, peuvent être nôtres. Les conséquences pour toutes les phases de l’existence humaine de cette application pratique de la seconde loi de l’astronautique au cours des siècles à venir défient presque notre imagination, tout comme le monde d’aujourd’hui serait presque inconcevable pour les pionniers de la Renaissance. Nous ne sommes aujourd’hui que les constructeurs de navires pour les hommes et femmes qui vont entrer dans une nouvelle ère de découverte et poser les fondations pour ceux qui suivront après eux, ceux qui développeront les technologies planétaires et créeront les civilisations cosmiques.

La troisième loi

La troisième loi précise cette dimension anthropologique des opérations dans l’espace, telle que nous autres humains pouvons la concevoir. Elle n’implique pas qu’il serait désirable de conquérir d’autres mondes, comme il arriva souvent dans les différentes phases de colonisation que nous avons connues. Elle proclame toutefois le droit naturel de l’homme d’explorer et d’essayer de fertiliser avec la compétence et la sagesse humaine toutes ces parties de l’univers se trouvant à notre portée, qu’elles soient habitées par des êtres intelligents ou non. Ce droit est également à la disposition d’autres civilisations de l’univers si elles peuvent nous atteindre en premier, ou si, dans le cours de leur expansion, elles atteignent d’autres mondes avant nous.

Les résultats d’un contact de l’homme avec une autre civilisation dans l’espace, si ou lorsqu’il devrait avoir lieu, ne peuvent qu’être sujets à spéculations. Ce qui importe le plus pour l’instant est le fait que l’homme est la seule source de vie intelligente qui nous soit connue, ce qui lui donne le droit à l’expansion, de se développer et d’enrichir les fondations de son existence jusqu’à la limite de ses capacités. Dans cette perspective, les expéditions vers d’autres planètes, c’est-à-dire l’âge de la découverte, n’en est qu’à ses débuts, peu importe à quel point il nous semble être avancé.

Lorsqu’elles auront les éléments à leur disposition, les générations futures trouveront les solutions aux problèmes posés par le fait de vivre ailleurs dans le système solaire, ou même dans l’espace interstellaire, conférant par conséquent au vol spatial sa signification anthropologique ultime. Il importe peu pour l’instant que nous ne puissions spécifier plus précisément l’utilité de vivre quelque part ailleurs dans l’espace, car nous sommes à peu près aussi compétents pour en juger que ne l’était Démocrite lorsqu’il jugea de l’utilité de la connaissance atomique qu’il poursuivait avec autant de diligence.

Ceci ne veut pas dire qu’il faille se dispenser d’en considérer l’utilité. Bien au contraire. Toutefois, l’astronautique, comme toutes les entreprises de grande ampleur, a un aspect à la fois immédiat, utilitaire, et un aspect à long terme, fondamental. Il n’est pas seulement de bon aloi, mais impératif, d’établir l’utilité d’un projet particulier comme celui d’un satellite artificiel, d’une sonde lunaire ou d’une comète artificielle. Nous pouvons aussi définir l’utilité d’un vol d’exploration habité vers Vénus ou Mars.

Pourtant, toutes ces justifications sont limitées à des considérations techniques ou scientifiques spéciales, ou des arguments basés sur un expédient militaire ou politique. Elles constituent un défi professionnel pour un groupe limité de personnes, comme dans le cas des avions supersoniques, du télescope du Mont Palomar, du sommet non conquis d’une montagne ou de l’observation d’une tempête de sable sur Mars.

S’il ne s’agissait que de cela, on pourrait prendre le vol spatial ou le laisser. Le défi anthropologique du vol spatial, toutefois, est beaucoup plus profond. Sa perspective et sa signification, qui à elles seules possèdent une attirance magnétique, ne peuvent qu’être dérivées des aspects à long terme, qui le placent au niveau des grands moments de la vie sur cette planète.

Nécessité d’une vision réaliste

Nous devons être réalistes, mais il existe une mauvaise sorte de réalisme, timide et statique, qui dicte à l’homme de vivre pour son existence seule et de ne pas faire chavirer le navire. Le type de réalisme dont nous avons besoin est le réalisme de la vision, le réalisme d’un Christophe Colomb, de notre Constitution, d’un Benjamin Franklin, d’un Albert Einstein, d’un Konstantin Tsiolkovsky ou d’un Hermann Oberth.

C’est le réalisme qui vit par la première loi, la fondation même du développement de l’homme, la loi affirmant notre liberté de croître dans cet univers qui est le nôtre à moins que nous ne mettions nous-mêmes le joug sur nos épaules. Munis de cette vision, il ne sera pas très difficile de trouver l’utilité immédiate fournissant à juste titre la justification formelle de chaque étape subséquente du développement de l’astronautique.

Peu importe comment nous regardons l’astronautique, il est impossible de ne pas faire face au défi qu’elle pose à la destinée humaine. Pour cette raison, le voyage spatial requiert et va trouver le soutien de toutes les nations civilisées à chaque pas difficilement franchi vers l’âge cosmique de l’homme.

Traduction de Benoit Chalifoux

Écrire un commentaire

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard