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L’Italie quittera-t-elle l’UE avant le Royaume-Uni ?

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Le mardi 26 janvier, le gouvernement italien a obtenu in extremis un accord inédit avec la Commission européenne pour sauver, non plus les petites banques italiennes, mais les deux grandes ! L’affaire est passée presque inaperçue car les grands médias ont pris soin d’ignorer le sujet. Pourquoi ? L’ampleur des pertes potentielles est telle, qu’elles peuvent entraîner toute la zone euro dans leur chute. Car l’Italie reste la 3e puissance économique de la zone euro.

Créances douteuses

Comme souvent, il s’agit d’une catastrophe annoncée. Car depuis des lustres, personne n’ignore que les banques italiennes sont plombées par des créances douteuses de taille gargantuesque. En août 2015, Le Figaro titrait déjà : « Dette : la bombe à retardement italienne ».

En 2015, selon le FMI, les banques de la péninsule détenaient 330 milliards d’euros de « bad loans », trois fois plus qu’en 2007. Elles représentaient 16,8 % des portefeuilles de crédit des banques mi-2014, contre 4,8 % en 2007. En 2015, sur ces 330 milliards d’euros, les prêts non performants stricto sensu (NPL) pesaient 184 milliards d’euros.

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Créances douteuses (en pourpre) dans la zone euro en 2014, par pays, par rapport à la dette totale du secteur bancaire et en milliards d’euros.

En janvier 2016, selon la Banque d’Italie, ces prêts non performants ont même atteint 225 milliards d’euros et ils devraient continuer de croître cette année. Ils augmentent sans cesse. Intesa Sanpaolo, première banque italienne et troisième plus grand groupe bancaire européen, a par exemple vu ses crédits à risques passer de 5% en 2008 à 17 % en 2015. La deuxième plus grosse banque du pays, UniCredit, détient elle plus de 14 % de ces prêts douteux. Ils représentent 15 à 20 % là où ils devraient être à 5 %.

2008 et la récession

La catastrophe actuelle n’est que le résultat cumulé d’un long processus de contraction de l’économie physique, assortie de cessations de paiement sur les prêts hypothécaires résidentiels (quelque 800 000), ainsi que sur les prêts hypothécaires commerciaux et le secteur manufacturier.

A cela s’ajoute le fait que, suite à la récession de 2008, et en particulier à partir de l’effondrement économique provoqué par la politique du gouvernement Monti de 2011-2013, les pertes sont de moins en moins dissimulables dans les bilans – contrairement aux activités sur produits dérivés. Du coup, les banques fragilisées ne peuvent plus prêter et cela plombe tout possibilité de reprise.

Ces créances douteuses sont d’ailleurs exponentielles dans toute la zone euro, 1 000 milliards d’euros depuis 2009 dont 40 % se situent en Italie, dans un paysage bancaire très fragmenté : sur les 685 établissements bancaires, il y a seulement deux grandes banques et le reste sont des petites et moyennes banques. Ces dernières, dans le système hyperspéculatif actuel, sont jugées peu rentables et présentées comme des « banques zombies », car trop proches de l’économie réelle et du peuple.

Si les grandes banques peuvent se refinancer sur les marchés de capitaux, les petites et moyennes placent une partie non négligeable de leur dette (270 milliards d’euros au total, selon l’agence de notation Standard & Poor’s) auprès de particuliers, pas toujours informés du risque confiscatoire introduit avec la nouvelle directive européenne.

Fin 2015, le suicide d’un épargnant retraité ayant perdu toutes ses économies dans des montages sophistiqués vendus par son banquier a révélé les graves dysfonctionnements et la fragilité du système.

Bad bank, bad idea

Pour sortir de l’impasse, le gouverneur Visco de la Banque d’Italie plaide depuis longtemps pour la constitution d’une « bad bank », autrement dit d’une structure de défaisance chargée de porter les créances douteuses de plusieurs grands établissements italiens. La Banque d’Italie accepte de chiffrer ce risque à 201 milliards d’Euros.

Or, pour Bruxelles, toute bad bank est une bad idea, car selon les grands prêtres de la finance mondiale il est impératif de découpler, autant que possible, le risque souverain du risque privé. C’est d’ailleurs l’objectif explicite de l’Union bancaire en voie de finalisation.

Les fonds font défaut

Le problème italien, c’est qu’avec la récession, les banques sombrent avant même la mise en place des instruments prévus pour les sauver. A la fin de l’année dernière, l’Italie voulait liquider quatre banques en faillite. Le problème, est que le Fonds italien de garantie des dépôts était tout simplement dans l’incapacité de rembourser l’argent des déposants (en dessous de 100 000 euros par personne, par banque) comme la loi européenne l’exige.

Union bancaire ? « Le système de résolution unique, censé gérer les crises à l’aide d’un fonds de 55 milliards d’euros, reste embryonnaire. Il ne contiendra que 7 milliards d’euros fin 2015 et sera abondé progressivement jusqu’en 2024. Or une crise financière survient tous les trois ou quatre ans », décrypte Christophe Nijdam, secrétaire général de l’ONG Finance Watch. De toute façon, tant que de nombreuses petites banques sont maintenues en vie avec l’aide des États, l’Allemagne ne veut pas d’une garantie unique et solidaire des dépôts à l’échelle européenne, par crainte d’avoir à les renflouer.

Et puis, 55 milliards suffiraient-ils à éteindre un feu financier de grande ampleur ? « Certainement pas. A lui seul, le sauvetage de l’assureur AIG en 2008 avait nécessité 185 milliards de dollars d’argent public », répond Jean-Michel Naulot, ancien banquier et ancien membre de l’Autorité des marchés financiers. Le problème de fond et du fonds ?

Faillites en série

Du coup, dans l’impossibilité d’appliquer le bail-in prévu par la nouvelle directive européenne BRRD, c’est l’État italien, avec de l’argent public (bail-out), et au grand dam de Bruxelles, qui a dû voler au secours fin novembre 2015 de 4 banques tout en faisant perdre leurs économies à des milliers de petits épargnants qui avaient suivi les recommandations de leur banquier en achetant des titres obligataires de leur propre banque.

Le 26 janvier, l’Italie, après un an de négociations très tendues et de bras de fer avec l’Allemagne, a obtenu le feu vert pour mettre cette bombe atomique, non pas dans une seule bad bank, mais dans plusieurs, gérées individuellement et dont seules les créances les moins pourries seront garanties par l’État. Sans surprise, cet accord a tellement enthousiasmé les marchés que la bourse de Milan a perdu plus de 3 % dans les jours suivant l’accord.

Panique à bord

Depuis le renflouement interne (bail-in) partiel opéré par le gouvernement Renzi en novembre dernier, et le tollé dans l’opinion publique que cela a provoqué, cette option est considérée comme potentiellement contre-productive et surtout à haut risque politique.

En effet, devant la perspective d’un renflouement classique avec l’argent du contribuable (bail-out) et la crainte d’un bail-in au détriment des dépôts de clients bancaires prévus par la nouvelle directive européenne (BRRD), les Italiens, pris de panique, ont commencé depuis les derniers six mois à retirer leur argent des grandes banques italiennes : Banca Intesa a perdu 25 %, Unicredit 36,2 %, et Monte dei Paschi 60 %.

Bruxelles accuse, l’Italie menace

L’indépendance italienne provoque les foudres de Bruxelles qui accuse l’Italie de tout les maux :

  • Rome est trop lente dans la mise en place des hot spots pour trier les migrants ;
  • Rome refuse de participer au fonds destiné à financer la Turquie pour qu’elle garde les migrants sur son sol ;
  • Rome n’a pas relevé les empreintes de milliers de migrants ;
  • Rome aurait accordé une subvention déguisée à l’acièrie Ilva, la plus grande d’Europe au moment où l’acier chinois inonde le marché ;
  • Rome a un budget 2016 hors des clous.

Trop c’est trop. Le ministre italien des affaires européennes a menacé la commission de saisir la cour européenne de Justice si Bruxelles continuait à prendre des décisions contraires aux intérêts italiens. Le Brexit commence à inspirer certains Italiens qui envisagent d’écrire noir sur blanc les conditions dans lesquelles leur pays pourrait rester membre de l’UE.

Aussi les commentateurs de la péninsule voient-ils dans la chute de certains titres bancaires italiens des « manipulations spéculatives » dirigées de l’étranger : « La menace principale vient des silences, des ambiguïtés et des erreurs commises entre Francfort et Bruxelles qui alimentent cette spéculation », écrit Il Sole 24 ore.

Renzi qui était récemment à Berlin s’est plaint, dans une interview, de la prééminence du couple franco-allemand et affirme qu’il ne veut plus aller outre Rhin « le chapeau à la main ».

Retour à une séparation stricte

Certaines banques restent too big to fail, trop grosses pour que l’Etat les laisse faire faillite. Alors, en Italie, mais également en France, certains finissent par admettre (enfin) que Jacques Cheminade, dont la mesure phare, lors de sa campagne présidentielle, était de « couper les banques en deux » (rétablir le Glass-Steagall Act de Roosevelt à l’échelle mondiale), avait mille fois raison.

Comme le dit Jean-Michel Naulot : « On pourrait morceler le problème en filialisant les activités de marché des banques et en séparant celles de dépôt des activités spéculatives. Mais l’Europe n’en prend pas du tout le chemin. »

Pour Cheminade et Solidarité & Progrès, le lobby bancaire ne sera jamais too big to fail.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

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Jacques Cheminade
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