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Crise bancaire : l’Italie refuse de confisquer l’argent des déposants

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Le 1er janvier 2016, la directive européenne (2014/59/UE) sur le redressement et la résolution des crises bancaires (BRRD) entrera en vigueur. L’Italie, qui l’a insérée dans sa législation le 16 novembre, en fait déjà les frais.

S&P vous avait prévenus ! Dans un tract intitulé « Chypre : un tournant dans l’histoire du système financier » que nous avions distribué en avril 2013, S&P mettait en garde que le traitement réservé à Chypre pour retarder la crise grecque risquait fort de devenir la règle imposée par Bruxelles partout en Europe.

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Nouvelle Solidarité N°11/2013 - S’abonner

Pour faire simple, après le renflouement des banques en faillite avec l’argent du contribuable (l’État), c’est désormais aux simples clients des banques (c’est-à-dire les mêmes !) de subir une logique confiscatoire. Ainsi, en France, à partir du 1er janvier, tous vos placements (assurance-vie, actions, obligations, etc.), de même que tout euro ou centime dépassant les 100 000 sur votre compte bancaire, seront confiscables pour sauver votre banque, si sa fragilité et celle du système financier mondial (et non pas la vôtre) l’exigent !

Cette technique de « renflouement interne » (en anglais bail-in) d’une banque en difficulté permet à nos hommes politiques hypocrites d’affirmer sans rougir que les Etats ne renflouent plus les banques avec l’argent public (bail-out) !

En termes techniques (donc incompréhensibles pour le citoyen ordinaire), les banquiers vous diront que « les porteurs d’obligations non sécurisées seront appelés en cas de résolution, après les actionnaires et les créanciers subordonnés, une fois appliquée la garantie des dépôts jusqu’à 100 000 euros ».

Faillite, nous voilà !

Après Chypre, c’est en Italie que le scandale éclate, et avec des circonstances aggravantes. Car certains banquiers italiens peu scrupuleux, sachant que leurs affaires sentaient le sapin, n’ont pas hésité à pousser leurs propres clients à acheter au plus vite des titres de leur banque, et ceci bien évidemment sans les informer au préalable du risque qu’ils allaient encourir avec le changement de la nouvelle législation européenne. « Nul n’est censé ignorer la loi », entend-on souvent. Seulement, les médias appartenant aux mêmes intérêts que ceux qui possèdent les banques, un retard malheureux est survenu dans la transmission de l’information au grand public…

Il y a quelques jours, Luigino d’Angelo s’est donné la mort en se pendant au balcon de sa maison de Civitavecchia, au nord de Rome, en apprenant qu’il ne récupérerait pas les 110 000 euros d’obligations souscrites sur les conseils du directeur de son agence de la Banca Etruria…

Il n’est qu’un cas parmi les milliers d’épargnants et d’actionnaires qui, pour la première fois depuis les années 1930, voient leurs économies s’envoler après la déconfiture de quatre banques locales (Banca Etruria, Banca Marche, CariChieti et la Cassa di Risparmio di Ferrara).

Le suicide de ce retraité émeut tout l’Italie. L’opposition et les médias accusent Bruxelles. Une mission d’information a été créée au Parlement. « On ne peut exclure que les quatre banques aient vendu des obligations subordonnées à des personnes dont le profil de risque n’est pas compatible avec ce type d’investissement », a reconnu le ministre de l’Economie.

Retour au « bail-out »

Cependant, plumer les pigeons ne suffira pas pour sauver les quatre banques et le « bail-in » menace des milliers de citoyens italiens. Pour écarter ce risque, un décret a été adopté lors d’un conseil des ministres fin novembre. Il prévoit le sauvetage des quatre banques pour un montant global de 3,6 milliards d’euros. Le nouveau Fonds de résolution national sera mobilisé, en partenariat avec le Fonds interbancaire de garantie des dépôts italiens (FITD), lui-même alimenté par l’ensemble des établissements financiers du pays.

Une structure de défaisance (bad bank) sera créée pour accueillir les titres toxiques. L’argent frais (dont 500 millions avancés par les grandes banques italiennes) sera injecté via quatre banques relais, sous la supervision d’administrateurs désignés par l’autorité de résolution. L’Etat italien (le contribuable) apportera le reste. Plutôt qu’un sauvetage, la Banque d’Italie préfère y voir un « investissement ».

L’UE furieuse

Sans surprise, Bruxelles est furieuse que l’Italie cherche à échapper au bail-in ! Malgré d’interminables négociations sur le statut de la « bad bank », la Commission européenne a fait savoir début décembre qu’elle était toujours dans l’attente d’une proposition italienne, suscitant l’exaspération du ministre de l’Economie. Et pour tordre le bras aux Italiens, Bruxelles a expédié à Milan la française Danièle Nouy, présidente du Conseil de supervision au sein de la BCE, afin de sermonner les acteurs du système bancaire…

Glass-Steagall Act

Lors d’un entretien à la chaîne de télévision Libero, le député italien Alessandro Di Battista (Mouvement des 5 étoiles) a repris ce que S&P défend depuis des années :

Pour régler cette question une fois pour toutes, il faut séparer les banques commerciales des banques d’affaires, afin que le citoyen puisse savoir que, lorsqu’il dépose de l’argent sur son compte en banque, cette banque n’est pas impliquée dans des opérations spéculatives, mais se concentre sur l’émission de crédits et autres opérations bancaires ordinaires.

Sans cette réforme, la panique l’emportera. Car comme l’affirme sobrement un gestionnaire de fonds, « les petits porteurs, effrayés par les protestations suscitées par le sauvetage des quatre banques, essayent de vendre, mais il n’y a aucune demande ».

Que faire ?

En France, S&P tient à la disposition des élus une proposition de loi dans ce sens. En attendant, en faisant voter une résolution par votre conseil municipal, départemental ou régional, vous pouvez contribuer à la faire adopter à temps ! 40 communes l’ont déjà voté (dont 2 communautés de communes), 2 départements et 1 région. Et chez vous ?

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Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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