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Krach financier
Coupons les banques en deux !

MERCI DE SIGNER :

  • La pétition pour la « moralisation de la vie bancaire », c’est-à-dire pour couper les banques en deux (Nouveau Glass-Steagall) !

10 bonnes raisons
pour scinder « les banques universelles » en deux

Mise à jour : juin 2018.

  1. De nombreux spécialistes reconnaissent, comme en 2008, que la faillite d’une seule mégabanque peut entraîner l’économie mondiale dans la dépression et le chaos ;
  2. Le problème n’est pas « les banques », mais les banques dont aussi bien la taille que leurs interrelations avec l’ensemble des autres banques au niveau mondial, peuvent poser un risque systémique. Si une seule de ces banques mammouth, « premières de cordée », chute, c’est l’ensemble des autres qui tomberont ;
  3. Le cas immédiatement devant nous, c’est la faillite de la Deutsche Bank, une des 15 mégabanques européennes qui, à elles seules, représentent 43 % du total des actifs du secteur bancaire de l’UE. La filiale américaine de la Deutsche Bank est sous quasi-tutelle des régulateurs américains. En Europe, la BCE s’inquiète fortement des conséquences de son sort et sa nationalisation fait débat ;
  4. Depuis 2008, au niveau mondial, les Etats ont injecté 9 000 milliards de dollars d’argent public pour maintenir le système à flot, ce qui est aujourd’hui, vu le taux d’endettement, totalement impossible ;
  5. Cette somme est l’équivalent de ce qu’ils ont consacré à l’aide au développement pendant 65 ans. Rien que dans la zone euro, il s’agit d’environ 20% du PIB. On estime, par ailleurs, à 20 millions le nombre d’emplois perdus et à 64 millions le nombre de personnes ayant basculé dans la pauvreté extrême comme conséquence de la crise ;
  6. Au niveau de la régulation, peu a été fait. La dérégulation est même de retour. En octobre 2017, la Commission européenne a retiré son projet de réforme bancaire (Bank Structural Reform, BSR) et, aujourd’hui, les Etats-Unis préparent le détricotage de la « règle Volcker », qui, bien qu’imparfaite, tentait de freiner la spéculation.
  7. Pourtant, comme l’affirme Finance Watch, organisation indépendante qui défend l’intérêt général auprès des régulateurs financiers, « La séparation de l’activité de banque de détail des activités de banque d’affaires pour les institutions d’importance systémique est un paramètre primordial d’une régulation financière qui maîtrise les risques systémiques et réduit la probabilité d’une autre crise financière ».
  8. Finance Watch souligne qu’une grande partie des transactions financières qui passent aujourd’hui par ces mégabanques ne concerne que des entreprises financières. Autrement dit, les citoyens et la plupart des petites et moyennes entreprises n’utilisent pas, ou très peu, ces services. Même les entreprises multinationales (les « entreprises non financières » dans le jargon financier) n’ont besoin que d’une fraction des transactions effectuées par ces mégabanques. En effet, moins de 10 % des titres de créance émis, moins de 10 % des dérivés de gré à gré et moins de 5 % des opérations de change sont utilisés par des entreprises de l’économie réelle. Ces services sont donc principalement nécessaires aux acteurs du secteur financier...
  9. Finance Watch rappelle qu’une telle séparation produirait les effets suivants :
  • Re-focaliser l’activité des grandes banques sur le service de l’économie réelle tout en rendant les marchés de capitaux plus concurrentiels et moins subventionnés. Cela irait également dans le sens de la volonté de l’UE de disposer d’une union des marchés de capitaux sans effets de distorsion.
  • Mettre fin au soutien implicite de l’Etat des activités de trading financiers (courtage) des banques d’investissement. En effet, la garantie d’état des dépôts, nécessaire aux banques commerciales, devient, dans le système de banques universelles, une subvention implicite aux activités de marchés et encourage de fait la croissance excessive des mégabanques universelles.
  • Séparer deux cultures très différentes : celle du long terme de celle du court terme. Ceci permettrait d’éviter la situation actuelle dans laquelle la culture du court terme des banques d’investissement influence de manière négative la culture du long terme et la relation de confiance sur laquelle repose l’activité des banques commerciales.
  • Apporter de la stabilité financière, éviter la contagion entre banques et rendre leur gestion en cas de grande difficulté possible – même pour les plus grandes. Cela diminuerait considérablement le risque pour les contribuables de devoir encore renflouer les banques en cas de nouvelle crise financière.
  • Éviter le grippage de l’économie lorsqu’une banque d’investissement fait faillite. La séparation des activités bancaires permettrait qu’une banque d’investissement puisse faire faillite sans impliquer des acteurs de l’économie réelle.

10. En France, c’est Solidarité & Progrès, le parti de Jacques Cheminade qui a écrit une proposition de loi pour une séparation stricte et patrimoniale des grandes banques (voir ci-dessous). Cette proposition de loi est disponible pour tout acteur politique ayant la lucidité et le courage d’agir avant que l’irréparable nous arrive.

1. Le contexte : faire face au tsunami financier qui vient

Devant le tsunami financier qui nous menace, il est impératif de déclarer un état d’urgence financier car toutes les plus grandes banques du monde, y compris les nôtres, seraient en faillite si elles n’étaient pas soutenues par l’émission d’argent électronique des banques centrales.

Ce système de faux-monnayeurs ne survit qu’en détournant les flux financiers de l’économie réelle vers un vaste Monopoly de capital fictif, c’est-à-dire un capital qui ne correspond pas à la création de biens physiques ou à l’amélioration des conditions de vie des êtres humains. Voici les premières symptômes d’un krach annoncé.

Face à cela, quatre types de mesures s’imposent :

  • A. Une réforme bancaire séparant de façon stricte et patrimoniale les banques. Plus précisément, il s’agit, à titre préventif, par une loi, de séparer de façon stricte et patrimoniale deux types de banques : d’une part les banques de dépôt et de crédit qui perdront le droit de s’engager dans des activités de marché ; de l’autre les banques d’affaires et de marché qui seront privées de la collecte des dépôts. (Merci de signer la pétition) ;
  • B. Du crédit productif public émis par une banque nationale. Cela implique notamment, grâce à une planification participative, la mise en place, à l’échelle européenne et internationale, de mécanismes publics coordonnés de financement à long terme et faible taux d’intérêt, en vue de l’exécution de ces grands travaux, impliquant l’abandon du système monétariste aujourd’hui en vigueur. A l’échelle de chaque pays, les Trésors publics pourront ainsi utiliser, pour les projets d’équipement à moyen et long terme dans les cadres nationaux, européens et internationaux, des avances ou crédits de leur banque nationale ou de leurs pôles financiers publics respectifs à des taux préférentiels, en coordonnant les efforts entre partenaires selon les besoins ;
  • C. Un « Nouveau Bretton Woods » rétablissant un ordre monétaire international fondé sur le développement mutuel. Plus précisément, il s’agit d’organiser une grande conférence internationale en vue de refonder un ordre de développement mutuel entre les nations et les peuples. Le préalable à cette conférence sera un « jubilé » d’annulation des dettes illégitimes, déterminées en commun, et son principe ultime, de donner à l’humanité des objectifs communs. Concrètement, dans le cas de la Grèce, où près de 90 % des plans d’aide et de crédit qui lui ont été théoriquement accordés ont en réalité servi à renflouer les établissements financiers (banques, compagnies d’assurance, etc.), il est évident qu’une annulation partielle de sa dette et un moratoire pour une autre part s’imposent. Ouvrir la possibilité d’équiper et de produire, en délaçant le corset de la dette illégitime, est la seule voie pour accéder au remboursement de la part légitime de la dette, tout en évitant à la fois une déflation prédatrice et une inflation destructrice ;
  • D. Une grande mobilisation pour l’innovation scientifique et technologique, tel un programme à marche forcée pour la maîtrise de l’énergie de fusion et son utilisation, ainsi qu’une coopération internationale pour la recherche spatiale, sera le vecteur scientifique indispensable de cette nouvelle croissance. L’objectif prioritaire sera avant tout d’augmenter la productivité de l’économie réelle et le niveau de vie des populations de tous les pays, en promouvant le progrès scientifique et technologique et l’accroissement de la densité de flux énergétique dans le processus de production.

Le terrain financier se trouvant alors déminé et le principe de crédit public adopté, nous nous efforceront, à l’échelle européenne et internationale, dans la perspective d’« une ceinture, une route » tracée par la Chine, d’organiser une initiative coordonnée de grands travaux, afin d’équiper l’homme et la nature en vue d’un développement mutuel entre les peuples.

Il est évident que la France ne peut mettre en œuvre cette politique à elle seule. Tout repli national est en soi impossible. C’est donc à une autre dimension de la nation que nous nous efforceront de la porter. Cette dimension, que le général de Gaulle désignait comme le service de la « cause de l’humanité », s’accorde à la mission universelle qui a toujours caractérisé notre République.

2. Les armes à votre disposition :

A. La proposition de loi de S&P

JPEGTout parlementaire peut se saisir de notre proposition de loi pour initier une vraie réforme bancaire en France.

À vous de le mobiliser !
 

B. La mobilisation citoyenne

C. La pétition pour la moralisation de la vie bancaire

Voici le texte complet de la pétition que vous pouvez directement signer en remplissant le formulaire ci-dessous :

Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Militez !

Laissez vos coordonnées, nous vous recontactons très vite.