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Ce que nous changeons

Amelia Boynton Robinson à Venissieux

96 ans et rentre dedans ! Sur le front politique depuis 1919, la « grande dame » des droits civiques, de passage en France à l’occasion de la sortie de son livre en langue française, s’est rendue à Vénissieux dans le Rhône, à l’invitation d’Eléazar Bafounta, adjoint au Maire de la ville.

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Amelia Boynton Robinson, avec Eléazar Bafounta et Colette Ilunga de l’association Café Noir

Lors d’une réunion publique organisée conjointement par la Mairie et les associations africaines locales, le 12 octobre, elle a tenu à faire tomber quelques mythes au sujet de son pays, les Etats-Unis. Après avoir annoncé que l’économie américaine est en banqueroute, car elle repose uniquement sur l’exploitation d’autres pays pour tous ses approvisionnements, de l’alimentaire jusqu’aux capitaux, Mme Boynton Robinson a fermement dénoncé le système libéral anglo-américain, fait de pillage et de guerre, et s’est présentée en porte-parole d’une autre Amérique.

Elle a ensuite averti que, comme on l’a vu récemment avec l’affaire des « six de Jena » en Louisiane, où 30 000 personnes étaient venues de tout le pays pour manifester, le racisme et la discrimination n’ont pas disparu aux Etats-Unis et que la politique de guerre de l’administration Bush à l’extérieur ne fait que refléter la situation intérieure.
Pour que chacun prenne personnellement à coeur ce qu’elle allait dire sur son combat, Amelia Boynton Robinson a prévenu que la situation est telle que l’humanité entière est sur le point de faire un bond en arrière de 5 millions d’années.

Comme elle l’avait expliqué auparavant aux élèves du lycée Jacques Brel de Vénissieux, le grand problème de la lutte des droits civiques a été qu’après l’adoption du Civil Rights Act, en 1965, les Noirs-Américains ont cru que le combat était terminé, tandis qu’au même moment, la culture nouvelle ayant formé la nouvelle génération était promue par les mêmes groupes de pouvoir qui ont lancé la guerre du Vietnam. Si les Afro-Américains ont été émancipés par le président Lincoln en 1865, ce que Mme Robinson affronte depuis l’âge de 8 ans, où elle accompagnait sa mère en porte-à-porte pour inscrire les Noirs sur les listes électorales, c’est l’esclavage mental. Et elle n’a pas manqué de faire le parallèle avec aujourd’hui, que ce soit en France ou dans son pays, lorsqu’on entend les gens dire que « ça sert à rien d’aller voter », « de toute façon, c’est toujours les mêmes », « ils font ce qu’ils veulent », etc.

Elle a donc engagé les gens à créer ici et maintenant le même type de mouvement que ce qu’elle a pu faire aux côtés de Rosa Parks et de Martin Luther King. Si l’individualisme et le pessimisme sont le problème politique majeur aujourd’hui, il faut d’abord arrêter de penser à soi et de se plaindre. La discussion avec la salle fut tendue et houleuse, car l’aigreur, ou le simple désespoir, étaient sous-jacents. A ceux qui prêchaient le rapport de force ou le pragmatisme, Amelia Boynton Robinson rappela que la haine ne peut être combattue par la haine. La haine se nourrit de la peur, et elle ne fait que détruire celui qui la porte, sans rien faire de bon pour le monde qui l’entoure. Elle qui a bien connu Martin Luther King pour s’être battue à ses côtés, a confié à l’audience un détail politique intime qui balaye toute croyance surnaturelle au sujet du Dr King. Nous ne sommes pas au monde pour vivre en attendant de mourir, mais dans un but bien spécifique. Et Martin Luther King a atteint ce but, même si sa vie fut trop courte. Il a aimé tout le monde sans discrimination, il a donné au monde le meilleur de lui-même et il l’a changé. Plusieurs personnes dans la salle ont manifesté leurs doutes et leur désaccord sur l’idée de prendre l’amour comme stratégie politique, et quelqu’un est même allé jusqu’à dénoncer les propos de Mme Robinson comme étant manichéens et simplistes. C’est alors qu’une jeune fille s’est levée pour mettre tout le monde sur la même longueur d’onde, expliquant que lorsque Mme Boynton parle de haine et d’amour, elle parle du sentiment qui porte l’action de chacun, et que le bien et le mal ne sont pas des mots en l’air ou des concepts idéologiques creux, mais avant tout une question politique intérieure à chacun. Amelia Robinson expliqua plus tard qu’on a tous conscience, lorsqu’on fait quelque chose de néfaste, qu’on ne devrait pas le faire. Mais quel sentiment va nous pousser à faire quelque chose de bien ? Voilà la nécessité d’un mouvement organisé : redonner aux gens la fierté de ce qu’ils sont.

Lors de sa rencontre avec les lycéens, Mme Robinson appela les adultes à arrêter de dire aux jeunes qu’ils agissent mal, qu’ils ne savent pas, qu’ils n’ont pas d’avenir. L’on doit au contraire considérer qu’un génie se cache en chaque enfant et que la responsabilité des adultes est de le localiser et de l’aider à sortir.
Convenant qu’il est difficile de ne pas avoir de sentiment haineux, un jeune lui demanda si elle n’avait jamais ressenti de haine. Amelia Robinson lui répondit simplement qu’elle s’était convertie, après s’être rendue compte que la haine la rendait laide, étrangère à elle-même et que, de surcroît, elle ne changeait rien à l’injustice qui l’avait fait naître.

La calomnie salie celui qui la colporte

Une vulnérabilité due à une volonté, plus forte que le service de la vérité, de se faire accepter socialement et familialement, a conduit à l’annulation de certains évènements de la tournée française d’Amelia Boynton Robinson ou à des tentatives de perturbations. Voici ce qu’Amelia Boynton Robinson répondit à une question venant du public :

« Je ne m’attends pas à changer le monde, mais à planter une graine dans la conscience des jeunes. Il faut bien voir que le monde qu’on leur laisse est un foutoir et que tant de gens sont lavés du cerveau, si bien qu’ils n’y peuvent rien changer.

« Un jour de 1983, je discutais avec un jeune homme, mais je ne l’écoutais pas vraiment jusqu’à ce que je l’entende dire « et on a un plan pour reverdir le Sahara ». Je lui ai dit que ça m’intéressait. Par la suite, il m’a emmenée voir un projet pilote pour sortir les jeunes des quartiers déshérités de New York de la spirale de la drogue. Je lui demandai alors qui était le président de cette organisation qui avait tant de projets. Lyndon LaRouche, me répondit-il. Je n’avais jamais entendu ce nom, et j’ai questionné les gens autour de moi jusqu’à ce que quelques-uns m’en aient dit du mal - affirmant que LaRouche est antisémite et anti-Noirs. Mais en étudiant les projets défendus par son organisation, je me suis rendue compte qu’ils contenaient tout ce que nous avions fait depuis 35 ans avec le mouvement des droits civiques. Je me suis donc demandée pourquoi personne n’en parlait. Puis j’ai repensé combien, lors de notre combat pour les droits civiques, nous avions été salis, calomniés, attaqués et, pour certains, tués.

« C’est ce qui faillit arriver à Lyndon LaRouche lorsqu’il fut emprisonné alors qu’il était en train de lever des fonds pour participer à la campagne présidentielle de 1992. Ils ont essayé de le tuer en lui faisant transporter de lourdes charges alors qu’il était malade et venait juste d’être opéré. Donc, si on vous dit du mal de quelqu’un, enquêtez, il doit y avoir quelque chose d’intéressant à découvrir. Vous avez un cerveau, alors utilisez-le ! Lorsque vous faites le bien, il y a toujours quelqu’un que cela dérange.

« Aujourd’hui, la relève, c’est le LaRouche Youth Movement, ils sont en train de changer les Etats-Unis en se battant pour faire passer le Homeowners and Bank Protection Act, afin d’éviter les saisies de maisons et les faillites de banques. Ils se battent aussi en France et dans d’autres pays. Aujourd’hui, il faut arrêter de se plaindre et passer à l’action avant que le monde ne disparaisse, car dans cette crise internationale, il n’y a aucun endroit où se cacher. L’humanité pourrait revenir 5 millions d’années en arrière. »

Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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