Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

14 décembre - Vidéo : La Bulle et la Dette [ACTE 2] Lire 14 décembre - Non à la « normalisation » (comprenez braquage) de la Caisse des dépôts ! Lire 14 décembre - Vidéo : François Gervais - l’urgence climatique est un leurre Lire
AccueilNos actions

Comment passionner les élèves avec l’oeuvre de Colbert

La rédaction

Jean-Baptiste Colbert (1619-1683) fut l’un des plus grands économistes de tous les temps. Il inspira, dans les siècles suivants, les plus grands projets contribuant au développement de l’humanité.

Or, l’oeuvre de sa vie, si vaste et si dense, peut difficilement être enseignée de manière exhaustive car cela demanderait beaucoup de temps Alors, de quelle façon pouvons-nous faire passer ses idées ? Nous verrons dans cet article la manière dont j’ai pu l’expérimenter lors d’une présentation pédagogique pour le mouvement politique Solidarité et Progrès..

Très tôt, Colbert est plongé dans le monde du commerce En effet, il naît au sein d’une famille de commerçants rémois exerçant le métier depuis plusieurs générations. Dès l’âge de 15 ans, son père, ne pouvant lui offrir une éducation scolaire très coûteuse, l’envoie travailler chez un ami banquier installé à Lyon. Ensuite, il va à Paris où il secondera un procureur, puis un trésorier, jusqu’au jour où le cardinal de Mazarin le recrute pour administrer ses biens Mazarin gouverne la France en attendant que le roi Louis XIV, trop jeune encore pour monter sur le trône, soit en âge d’exercer lui-même le pouvoir. C’est la période de « la Fronde », politiquement très tumultueuse, le pouvoir est menacé par des tentatives de coup d’Etat Contraint de s’exiler temporairement en Bavière, le Cardinal confie tous ses biens à Colbert qui transmettra dorénavant ses lettres codées à Le Tellier, ministre des Armées.

A son retour, Mazarin est stupéfait par l’efficacité talentueuse du jeune gestionnaire. Fidèle et soucieux du détail, Colbert travaille tout le temps De plus, sa force de caractère le pousse à réprimander son employeur pour les nombreux gaspillages et investissements calamiteux dont il est coutumier.

Jusqu’à la fin, Mazarin continuera à conseiller le futur monarque Sur son lit de mort, il lui dit ces quelques mots : « Sire, je vous dois tout, mais je crois m’acquitter de toutes mes dettes en vous remettant Colbert ». Il ajoute qu’il doute de la fidélité de Nicolas Fouquet, surintendant aux Finances.

Après la mort de Mazarin, Louis XIV devient roi et engage Colbert pour surveiller Fouquet.

Colbert envoie un espion à Belle-Ile, propriété de Fouquet, et déjoue le plan de « Saint Mandé », qui consistait à fortifier l’île pour s’emparer des navires de commerce venant des Amériques, du Canada et des Antilles, dans le but de prendre le pouvoir. En apprenant ceci, le roi est hors de lui et demande à Colbert d’organiser la chute de Fouquet. A cette époque, l’économie de la France est catastrophique Les routes n’ont pas été rénovées depuis Henri IV, les péages à l’entrée des villes limitent la circulation des marchandises, les seigneurs provinciaux saignent la population en les forçant à payer des impôts fort élevés... Le roi luimême ne perçoit que 38% de ses revenus, le reste servant à rembourser une dette due aux guerres, en particulier.

En effet, le roi est considéré comme un particulier au même titre que n’importe quel seigneur ou membre du clergé. Les banques se méfient d’un roi sans crédit, menacé de faire banqueroute C’est pourquoi il a besoin d’un homme de confiance qui lui serve de garant auprès des banques. En retour, ce financier a le droit de se servir sur les rentes du gouvernement pour se rembourser. Cependant, il échappe à tout contrôle Le poste de surintendant aux Finances est la plus haute ambition de ces financiers fonctionnaires.

Mais pour mieux situer la position du roi, il faut souligner que pour occuper un poste administratif au XVIIème siècle, il suffit d’acheter une charge. Aussi, Fouquet a-t-il pris soin d’acquérir la plupart des postes administratifs concernant le commerce maritime sur la côte atlantique et d’y placer des gens de son entourage proche qu’il contrôle, bien évidemment.

Alors, qu’auriez-vous fait à la place de Colbert ? Après avoir restitué le contexte historique, j’ai moi-même posé cette question de manière à stimuler l’imagination de l’auditoire Soudain surgissent des réponses pleines d’enthousiasme. Un jeune s’indigne : « Il faut exécuter Fouquet », un autre : « Il faut lancer une politique de grands travaux » et enfin, un dernier, plus constructif, annonce : « Il faut d’abord emprisonner Fouquet, redonner au roi la gestion de ses finances, supprimer les dettes et ensuite, lancer une politique de grands travaux, permettant de relancer l’activité économique » Ce dernier a vu juste car c’est effectivement ainsi que Colbert a résolu ses problèmes.

Il crée une chambre de justice lui permettant d’inculper Fouquet et de le forcer à vendre ses charges administratives pour en reprendre le contrôle. Puis il supprime le poste de surintendant aux Finances et déclare qu’un roi ne peut être souverain sans avoir le contrôle de ses finances, c’est pourquoi il fait un moratoire sur la dette et met en banqueroute le gouvernement. De plus, il supprime les péages à l’intérieur du territoire français, organise la gestion des forêts, lance une politique de grands travaux financée par l’Etat en développant les infrastructures (rénovation des routes, aménagement des fleuves, canaux et rivières, canal du Midi, création de manufactures, de ports, développement de la marine...) Enfin, il investit dans la culture, dans le pouvoir créateur de l’homme, en fondant « l’Académie royale des sciences », source de découverte et d’innovation technologiques.

Pour comprendre Colbert, nous pouvons l’enseigner de cette manière, c’est-à-dire en impliquant plus directement les jeunes dans le processus historique. Revêtir son costume et se poser cette question essentielle : qu’aurais-je fait à sa place ? En effet, un cours d’économie ou d’histoire est souvent présenté d’une manière académique et ennuyeuse, poussant les élèves à la passivité. Toutefois, on peut appliquer d’autres méthodes plus pédagogiques, comme celle que j’ai utilisée et qui s’est révélée efficace.

Pour finir, nous en sommes revenus à la situation actuelle. Il s’avère que l’ensemble des personnes présentes ce soir-là n’eut aucun mal à faire un parallèle avec cette autre période de l’histoire et que la nécessité de lancer aujourd’hui une politique de grands travaux apparut comme évidente.

Nicolas Benegent

Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard