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Congrès des Maires 2009 : répondre à la colère qui gronde

La rédaction

Par Christophe Paquien,


« Les élus locaux, représentants du peuple, doivent dire au gouvernement non seulement qu’ils n’acceptent pas l’outrage fait à nos principes fondateurs, mais qu’ils exigent un changement fondamental de politique (…) Face à la seconde phase de la crise qui vient, il faut nous préparer : les salariés et les collectivités territoriales ne doivent plus et ne pourront plus payer pour ceux qui les ont exploités ».

Extrait du message de Jacques Cheminade écrit à l’occasion du Congrès des maires 2009


Organisée en plein débat parlementaire sur la suppression de la taxe professionnelle (TP) et la réforme des collectivités locales, l’édition 2009 du congrès des Maires de France ne pouvait pas être plus propice à des discussions sur la folie monétariste et la nécessaire réforme de notre société.

Armés de tracts, de journaux et de volonté, une dizaine de militants S&P se sont confrontés à la rage, au désespoir ou à la révolte des 12 000 maires présents, et les réponses furent à la hauteur.

Il faut dire qu’il y a de quoi être inquiet ! Les maires, quand la crise frappe, ils sont en première ligne : « Je distribue de plus en plus de timbres alimentaires à mes concitoyens », nous expliqua un maire de Corse. « Je suis conscient du risque d’émeutes face au risque d’hyperinflation », nous confessa un autre, dirigeant d’une Caisse mutuelle bancaire de Bretagne.

A ces élus de terrain, souvent plus à même de considérer la réalité et donc d’intervenir dessus, le gouvernement répond : « Faites des économies » et resserre encore un peu plus l’étau financier autour des collectivités locales, en supprimant la TP, qui assure 50% de leur revenu, sans garantir de compensation équivalente après 2010.

« Que voulez-vous qu’on fasse, nous disait un maire du Sud-Ouest, ils [les membres du gouvernement] peuvent raconter ce qu’ils veulent, nous serons bien obligés d’augmenter les impôts pour survivre. » Et un autre de renchérir : « Le gouvernement nous explique qu’il va compenser jusqu’en 2010. Et après ? Notre commune s’est endettée sur dix ans pour construire un lotissement. Que va-t-on faire ? Tout arrêter en cours ? » De toutes façons, « ça fait vingt-cinq ans que ça dure, qu’est-ce que vous voulez ? » se plaignait un autre, agriculteur dans les Vosges, excédé de voir que les placements spéculatifs rapportent plus que le travail productif.

En effet, « ça fait vingt-cinq ans que ça dure », que nos gouvernements, enserrés dans la règle du jeu monétariste, s’endettent vis-à-vis des marchés financiers et détruisent les ressources de notre pays pour les rembourser ou tout simplement les servir. C’est dans cette dynamique que la disparition pure et simple de nos collectivités locales est en marche, les transformant en grands ensembles impersonnels, avec le développement des communautés de communes, des « nouvelles communes » et aujourd’hui, des « métropoles » (nouveau statut de regroupement des communes, par lequel les communes abandonnent au nouvel ensemble le droit de prélever l’impôt, et donc de mener une quelconque politique).

Pas étonnant donc que M. Fillon, accompagné des deux tiers du gouvernement, fût sifflé et hué par une bonne partie des maires présents à son arrivée. Pas étonnant non plus qu’après un discours de « marchand de sable » qui calma certaines ardeurs, celles-ci se soient réveillées à nouveau, assurant de très bonnes réponses à notre slogan : « Elus locaux, résistons par l’offensive contre les banques toxiques, du crédit public pour nos projets, pas pour les renflouer ! », à notre appel pour une commission sur les activités des banques et à notre bataille, qu’à force ils commencent à connaître, pour un nouvel ordre économique, où le local pourra pleinement participer au développement du national et de l’international. Au final : beaucoup de reconnaissance et d’intérêt. D’ailleurs, une soixantaine d’élus ont souhaité rester en contact avec nous.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

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Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
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Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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