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Krach financier : nous avons le plan B !

La rédaction

Par Helga Zepp-LaRouche,

Présidente de notre parti frère en Allemagne, le Mouvement des droits civiques solidarité (Büso).

Le système financier international chavire. Comme l’économiste américain Lyndon LaRouche l’avait déjà expliqué en juillet 2007, les secousses que nous ressentons aujourd’hui sont les répercussions du krach qui a déjà eu lieu. Tant que les gouvernements ne se résoudront pas à adopter les mesures proposées par LaRouche, le système financier international et, avec lui, l’économie réelle et le niveau de vie des populations, sombreront de plus en plus vite.

Les vaines tentatives des institutions financières internationales et des banques centrales pour reporter, par divers tours de passe-passe, l’heure de vérité, n’ont fait qu’augmenter la virulence de l’attaque inévitable. Les digues sont désormais rompues !

L’agence de notation Standard & Poor’s (S&P) vient de dégrader 50 milliards de dollars d’obligations subprime, tout en annonçant qu’un volume de plus de 484 milliards allait connaître le même sort. Ceci concerne environ 47 % des titres adossés à des prêts hypothécaires américains cotés par S&P, ainsi que 35 % de tous les CDO (collateralized debt obligations) investis sur le marché américain du subprime. En même temps, on peut prévoir une nouvelle vague d’adjudications dans les secteurs privé et commercial, après que plus d’un million de foyers américains aient perdu leur logement en 2007.

Les pertes encourues par les banques suite à la crise du crédit, qui représentent déjà plus de 100 milliards de dollars, seront démultipliées lorsque toutes les conséquences s’en feront sentir. La plupart de ces titres sont assurés par des rehausseurs de crédit (monolines), tels MBIA Inc. ou Ambac Financial Group, Inc., eux aussi menacés d’une décote. Selon le quotidien suisse Le Temps, de nombreuses banques allemandes seront bientôt frappées.

Au niveau international, l’implosion se poursuit. Si la note des assureurs de produits douteux, comme MBIA et Ambac, est dégradée, Citigroup, Merrill Lynch et l’Union des banques suisses (UBS) devront à leur tour passer par pertes et profits entre 40 et 70 milliards de dollars, selon l’analyste Meredith Whitney. Aux Etats-Unis, on s’attend à ce que le nombre de faillites personnelles dépasse rapidement les 30 % déjà atteints en 2007.

Si l’on veut empêcher que les Etats-Unis ne sombrent dans une effroyable dépression et un chaos politique incontrôlable, et que la république américaine ne cède la place à une dictature fasciste, il faut mettre en oeuvre sans délai les mesures proposées par Lyndon LaRouche. Sa proposition (HBPA - Homeowners and Bank Protection Act), visant à protéger les propriétaires de logement particulier et les banques agréées, a déjà été formellement soutenue par une soixantaine de municipalités outre-Atlantique et déposée ou adoptée dans les parlements de douze Etats.
Selon cette résolution, l’Etat doit mettre les banques agréées sous la protection de la loi sur la faillite et placer la Réserve fédérale en redressement judiciaire, tout en instaurant un système de crédit à deux vitesses : des crédits peu onéreux, à 1 ou 2 % d’intérêt annuel, pour le financement d’investissements productifs dans l’économie réelle, et des taux plus élevés pour la spéculation internationale sur devises, afin d’empêcher l’effondrement du cours du dollar.

La position de l’Union européenne

Pour Lyndon LaRouche, seule une collaboration entre les quatre grandes puissances du monde (Etats-Unis, Russie, Chine et Inde) permettrait de mettre fin à la crise du système en créant une nouvelle architecture financière. Différentes institutions chinoises et, très récemment, le général russe Leonid Ivashov, directeur de l’Institut des problèmes géostratégiques, ont réagi positivement à cette idée. Le dialogue se poursuit.

Le grand problème en Europe, ce sont ces traités de Maastricht et d’Amsterdam, le Pacte de stabilité, la Banque centrale européenne et l’euro, devant lesquels les Etats souverains ont abdiqué leurs pouvoirs. Cet édifice supranational ne pourra résister aux affres de la tempête financière. Dans le cadre de la BCE, il n’existe pas de prêteur en dernier ressort pour les systèmes bancaires nationaux - même si la BCE n’a pas hésité à déroger à ses propres règles en accordant, par exemple, des garanties de crédit tout à fait douteuses à la Rabobank anglo-hollandaise ou aux banques espagnoles.

La réunion au sommet de la chancelière Merkel, des Premiers ministres Gordon Brown et Romano Prodi et du Président Sarkozy, à Londres, ne s’est guère avérée concluante face à l’extrême gravité de la crise, se soldant en fin de compte par un communiqué absurde vantant la « solidité » des « fondamentaux » économiques. M. Brown et Mme Merkel se sont déclarés hostiles au renforcement de la régulation du système financier, réclamé par MM. Prodi et Sarkozy (même si la Grande-Bretagne l’applique discrètement à ses banques en difficulté).

Selon Le Canard enchaîné du 30 janvier, Nicolas Sarkozy a déclaré qu’« il faut sortir d’un capitalisme sans transparence où l’innovation dans les systèmes bancaires a conduit à donner le pouvoir aux spéculateurs plutôt qu’aux entrepreneurs ».

Or, si l’Europe veut survivre à la crise actuelle, il va bien falloir « geler » les dispositions des traités de Maastricht et d’Amsterdam, ainsi que le pacte de « stabilité », rétablir la souveraineté nationale sur la monnaie et ici, en Allemagne, invoquer la Loi de stabilité et de croissance de 1967, qui s’appuie sur les articles 20, 56 et 104 de la Constitution allemande.

Mais on n’y parviendra que si la majorité des gens cessent de penser comme des laquais pour se comporter, enfin, en citoyens. Ils doivent comprendre qu’en Europe, nous sommes en passe de renoncer, par pans successifs, à nos droits civiques républicains et bientôt, à nos pays respectifs. De toute évidence, l’Union européenne ne fait rien pour protéger les populations contre les agissements d’éléments criminels au sein des conseils d’administration des institutions financières internationales.

Il apparaît clairement, à la lumière des dizaines de milliers de conversations que nous tenons dans nos rues et lors de réunions publiques, que beaucoup de citoyens ont compris que nous sommes arrivés à la fin d’une époque et que la seule force politique qui relève ce défi en proposant des solutions valables sur le plan international, est le mouvement de Lyndon LaRouche. Les électeurs doivent donc cesser de se laisser matraquer par des mensonges répandus par ceux-là mêmes qui ont provoqué, par leurs actes, la crise actuelle.

Le monde est plongé dans une crise existentielle qui menace l’ensemble de la civilisation. Ce n’est qu’en nous évertuant à faire revivre la grande culture classique, le meilleur de notre tradition, que nous trouverons la force morale de nous mobiliser pour exiger les solutions qui s’imposent.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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