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Le cœur de la France bat-il encore assez fort pour faire face à la crise ?

La rédaction

Par Maëlle Mercier (LYM)

En sollicitant cinq cents maires, parmi ceux contactés lors de nos campagnes présidentielles, pour leur faire signer l’Appel à une commission d’enquête parlementaire sur la crise financière, nos jeunes militants S&P ont pu prendre le pouls de notre pays : un pays dans lequel toutes les régions subissent la crise et au sein desquelles on trouve encore, en particulier dans la personne des maires, une volonté citoyenne d’intervenir. _
Quoi de plus légitime que de s’adresser aux élus locaux, véritables porte-voix de la vie de notre pays, pour soulever la vague nécessaire afin d’émerger de la tempête financière ? _
A ce jour, cinquante maires se sont joints à notre appel et des dizaines d’autres signatures sont attendues.

Sous le poids croulant des dettes de jeux que leur imposent à leur manière « dérivée » les intérêts financiers (en les asphyxiant économiquement), nos élus n’ont donc pas tous fléchi. Progressivement délaissés par un Etat qui, en réponse à la dérégulation, a fait le choix de l’austérité et du transfert de compétences, nombreux sont-ils à s’être regroupés en communautés de communes pour faire face : mais pour combien de temps ? Les communes se voient peu à peu dépouiller de ce qui est le vecteur même de la vie économique et sociale. Ainsi s’enchaînent fermetures de bureaux de poste, casernes, classes d’écoles et tribunaux. Pire : dans la Drôme (notamment), le projet de suppression de l’hôpital de Die est en pourparlers : les habitants des communes environnantes seront-ils aptes à parcourir cent kilomètres avant d’être traités en urgence ? Est-ce acceptable ? Tant que l’Etat servira le système financier actuel, en abreuvant les banques de liquidités, les localités devront essuyer en contrepartie négligences et aberrations : tout un canton de Haute-Saône a ainsi reçu les excuses du responsable départemental du Trésor, pour un retard de trois mois dans le versement des loyers communaux ! Coupable : la baisse d’effectifs dans les administrations, entravant le cours du traitement des dossiers... Pendant ce temps, la désintégration du tissu productif français, les licenciements massifs et les délocalisations, principaux fléaux, sont relégués en toile de fond tant ils s’étalent sur des années. L’annonce de la suppression de la taxe professionnelle par Monsieur Sarkozy est tombée comme un couperet : le gouvernement a franchi le pas décisif et fatal vers la destruction de notre pays, car si le recours à cette taxe, qui constitue parfois jusqu’à 70 % des revenus communaux, est en lui-même discutable et ne représente qu’un palliatif, ou un moyen de survie octroyé au sein d’un système depuis longtemps inadéquat, rien de viable n’est proposé pour compenser sa perte. Reconnaissons que le plan de relance de 26 milliards d’euros proposé par Sarkozy, supposé profiter en partie à l’activité économique, sociale et infrastructurelle des localités, n’a aucune viabilité tant que n’est pas remise en question la base même de notre système économique et que persiste la menace d’hyperinflation inhérente aux plans de renflouement.

Beaucoup d’élus sont alors amenés, faute de moyens, à accroître leur dévouement, mais trop souvent pour endosser des fonctions et accomplir des tâches qui ne sont pas les leurs : quand les uns sont sollicités pour nettoyer une toiture ensevelie par la neige, d’autres décident de délaisser leur emploi pour se consacrer pleinement au service de leur commune...

Dans cette tempête financière où s’envolent tous nos repères, où le modèle qui l’a engendrée, les repères idéologiques et parfois institutionnels qu’il a portés, s’effritent, chaque individu, élu ou non, se trouve face à lui-même, à ses responsabilités et aux questions existentielles qu’il avait cru esquiver dans une société de l’immédiat et du prêt à penser. Il ne peut plus s’identifier aux structures chancelantes de la société et doit redéfinir sa souveraineté. Ce sont ces interrogations que nous firent partager ces élus qui, par leur engagement républicain, se sont portés au-delà de la culture hédoniste issue de mai 68. Poussés par le caractère exceptionnel de la crise, certains se sont livrés assez naturellement, d’autres ont exprimé leur soulagement et leur respect envers la ténacité et l’intransigeance de notre mouvement de jeunes à l’égard du fatalisme et du consensus politique, regrettant parfois de ne pas avoir parrainé Jacques Cheminade lors des dernières présidentielles, reconnaissant souvent avoir pensé à nous lorsque la crise s’est révélée.

Même acculés par le poids de leurs fonctions, pris entre peur et colère, certains s’empressent de partager leur expérience du terrain avec nous, ouvrant la brèche qui mène à une compréhension globale du monde et de la crise, de l’Histoire, des conceptions philosophiques de l’Homme, pour revoir leur rôle comme il se doit, à la lumière de ces questions-là. C’est dans ces conditions que la France, et ceux qui se sont engagés à en être les piliers au plus profond et au plus vrai d’elle-même, pourra ranimer sa propre flamme républicaine et se hisser à la hauteur du défi historique qui nous est jeté. Pour cela nous, militants, citoyens, élus, devons transmettre cet Appel à une commission d’enquête parlementaire, à la hauteur de ce qu’il est et tel qu’il doit être porté. Car s’il s’inspire d’un précédent historique décisif, celui de la commission Pecora de Roosevelt en 1933, ce n’est pas en réplique morte de nos livres d’histoires qu’il devra être présenté au Parlement, ni en recueil de signatures formelles n’incarnant tout juste que la bonne conscience des citoyens et des élus français, mais compris comme un enjeu de civilisation, car de vérité, mettant à l’épreuve la capacité des hommes à se considérer comme êtres humains, responsables et créateurs d’un avenir commun.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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