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Le mouvement de jeunes

Les « Jeunes Populaires » : des « valeurs » à donner des frissons dans le dos

La rédaction

On apercevait parfois « Cap sur nos valeurs » sur des écrans géants, pendant les pauses... les pauses du match France-îles Féroé. Lyonnais sur les chaises, Marseillais sur les tables, difficile de dire qui criait le plus fort. Trois buts pour la France ! Tous, enivrés, font claquer leurs couverts sur la table à n’en plus finir. Plus tard, entre les flashs des stroboscopes, on apercevra la Croix Rouge emmenant un jeune proche du coma éthylique. Quelques heures auparavant, c’était sur les airs tranquilles de Jango Reinhardt qu’on traînait sur la plage privée en compagnie de célébrités en peignoirs blancs, entre copains, glaces offertes à la main.

C’était l’université d’été des jeunes de l’UMP. Le premier week-end de septembre à La Baule, à l’université d’été des « Jeunesses Populaires », il ne fut question ni d’ouragan, ni de menaces contre l’Iran, ni de catastrophes aériennes. A Katrina on préféra Nicolas - Nicolas Sarkozy, nouvelle sève, sang neuf du mouvement.

Tout s’est déroulé sur un fond de constat du « déclin » de la France... Entre ceux qui reprennent explicitement ce thème cher à la droite de la droite et ceux qui le font en filigrane, on joue la petite musique de 1940. Mais soyons rassurés, les sarkozystes veulent donner le beau rôle à la jeunesse. Roger Karoutchi (sénateur UMP, Hauts-de-Seine), après avoir flatté les jeunes (« Vous êtes jeunes, donc beaux »), parlait d’eux comme « la nouvelle France, qui n’a pas peur, qui ne veut pas du déclin ». François Fillon dit voir dans les jeunes « une nouvelle génération qui souscrit et se bat avec les règles du marché », qui fera preuve « d’humilité et de travail ». Manuel Aeschlimann, conseiller de Sarkozy sur l’opinion publique, vante le fait que « les électeurs sont de moins en moins idéologues et votent pour leur intérêt, ce qui est une chance pour un parti comme le nôtre avec un président pragmatique comme Nicolas Sarkozy ». Ce vote « d’intérêt personnel » reflète l’état d’esprit de combat darwinien pour la survie qui se généralise dans la population, situation typique de cette période d’effondrement du système financier adopté à la mort de Bretton Woods. Mais, pour Aeschlimann, ça n’est pas un problème, mais plutôt une chance à exploiter ! Ainsi notre génération se doit-elle d’être le fioul qui leur manque pour faire élire des hommes qui créeront les conditions de l’avènement en France d’un ordre libéral à l’anglo-saxonne.

Une France qui gagne « à la sueur de son front »

« Les forces vives de la France ne sont pas encouragées, mais entravées par des charges sociales destinées à entretenir des gens qui ne sont pas incités à se réinsérer dans la vie active. C’est la spirale de l’assistanat, déclenchée par une gauche qui a fait prévaloir les droits sur les devoirs.

« Revenons aux valeurs du travail (mérite), de la famille, et de la "France qui gagne", par un système d’égalité des chances, qui donne à chacun possibilité égale de tirer son épingle du jeu et de trouver sa place dans la société. Ainsi, nul ne pourra se plaindre de rester sur le carreau, puisque ce ne serait que le juste retour de bâton de son refus de jouer le jeu. « 
Honnête, non ? Même salutaire.

« Ces "valeurs" censées relever la France sont pourtant étriquées : le projet national au service de l’humanité se cantonne aux frontières françaises, la formation du citoyen au service de la nation est réduite à la cellule familiale et associative, la transformation de la nature et de la société par l’activité humaine n’est plus qu’un travail-effort, qui se mesure à la "sueur du front" » (dixit Sarkozy).

« Valeurs » immédiatement bafouées par les activités que l’on propose aux « jeunes pops » : les adeptes du travail sont invités à se prélasser sur une plage privée où glaces et boissons sont offertes gracieusement. Les amoureux des valeurs familiales passent une soirée dansante très arrosée à la recherche d’un partenaire pour la nuit. Quand un jeune, qui s’exclame « Oh le beau c.. ! » chaque fois qu’il aperçoit une silhouette féminine, vous explique qu’il a rejoint l’UMP pour « se placer », comment savoir de quel placement il parle ?

Ces « valeurs » ne sont en outre ni morales, ni universelles. Devant l’hystérie des participants face à un match de foot ou les joutes entre tablées durant le repas pour savoir qui crie le plus fort, on s’aperçoit que la morale à laquelle aspire l’UMP cohabite totalement avec une culture du clan, de la compétition, de la force physique et de l’affirmation de soi toute nietzschéenne, cohérente avec l’absurdité brutale dans laquelle les néo-conservateurs américains tentent de faire basculer le monde. « La France qui gagne » est une France qui gagne contre les autres, dans un monde régi par une loi du plus fort acceptée comme inéluctable. Le « Français qui gagne » n’est plus qu’un « surhomme » déguisé en bon père de famille, fantasme doublement rassurant, car protecteur et présentable.

Devant un tel dualisme, on ne peut s’empêcher de penser à l’époque sombre où, soumis à un ordre bestial, les Français voulurent purifier par des valeurs traditionnelles une France « qui avait trop joui ».

Frissons

Frissons, une jeune nous avoua en avoir eus pendant le discours de Nicolas Sarkozy. L’homme qui dit s’être lancé en politique après y avoir découvert les « émotions collectives », fascine, à gauche comme à droite. C’est l’homme des démonstrations de force, des poignées de main décomplexées, des grands débats assistés par l’analyse transactionnelle, des couvertures mystificatrices de première page. Mais c’est aussi la victime, l’homme qui sait endurer des attaques ignobles en silence et qui a la bonté, la générosité même, de laisser Nicolas Dupont-Aignan, partisan du « non » au référendum, s ’exprimer à l’université d’été, et même - quel homme charitable ! - de demander à ce que l’UMP soutienne Jacques Chirac jusqu’à la fin de son mandat, avant d’amorcer les ruptures.

Il fascine, mais seul, cet homme n’est rien. Une machine le pousse, tout comme elle pousse Angela Merkel (CDU, Allemagne) et Tony Blair, tout comme elle pousse l’agenda « néo-conservateur » aux Etats-Unis. Il n’est pas anodin que dans un atelier du week-end, trois intervenants sur cinq se soient identifiés comme néo-conservateurs, y compris l’auteur du livre « Le néo-conservatisme est un humanisme ».Ces néo-conservateurs sont les hommes de main des temps de crise d’une oligarchie prête à tout pour empêcher un changement de système qui donnerait perdants les réseaux de la grande finance, et gagnant le développement des capacités productives et créatrices des individus présents et à venir.

Mais sous le discours de la réforme, bien mystificateur, quelles sont les mesures proposées par Sarkozy et les siens ? Des mesurettes à peine plus libérales que celles déjà très libérales proposées par les autres composantes de l’UMP et même par la gauche. Chômage élevé ? Obligeons les chômeurs à accepter un emploi quel qu’il soit, après plusieurs refus, preuve de lâcheté. Précarité des salariés ? Finissons-en avec la division CDD-CDI et créons un contrat unique, ce qui libérera les entreprises d’un carcan trop rigide. Faible pouvoir d’achat ? Permettons aux Français de travailler plus pour gagner plus et ne remplaçons pas plus d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite. Difficulté d’acheter un logement ? Les banques vont prêter à ceux qui en ont vraiment besoin et créer en France les conditions d’un boom immobilier et hypothécaire, comme aux Etats-Unis. Les universités françaises sont en bas de classement ? Permettons-leur de choisir leur enseignement et d’être financées par des fonds privés.

Il n’y a dans ces mesures rien de grandiose ; ce qui emballe, c’est l’émotion, l’impression qui retentit, et c’est bien là le danger. Car derrière ces mesures, la priorité est de rembourser la dette du pays, de résorber les déficits, et non de garantir le bien-être de la population par une politique d’investissements productifs et de création d’emplois qualifiés. C’est le type de politique qui a contribué à l’avènement du nazisme dans le sillon de la grande dépression de 1929/30. C’était une politique insoutenable qui n’aurait jamais tenu sans politique « sécuritaire », de terreur, de guerre, de dictature, cocktail explicite d’un Milton Friedman, grand sorcier dans le Vaudou du libre-échangisme.

Ces politiques ne peuvent être imposées qu’à des peuples en mal de critères de jugement, ceux qui, comme ces « jeunes pops », auront été nourris et arrosés aux pires sources de la culture américaine si fortement appréciée par Nicolas Sarkozy.

Elodie Viennot et Laurent Simon

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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