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S&P dans les manifs du 29 janvier

La rédaction

Le 29 janvier, les militants de S&P ont distribué plus de 23 000 tracts et quelques milliers d’exemplaires de Nouvelle Solidarité dans sept villes : Lyon, Grenoble, Lille, Brest, Nantes, Rennes et Paris.

La mobilisation du public et du privé était massive et dans les cortèges, on pouvait sentir la fierté de manifester de ceux qui subissent de plein fouet les effets de la politique Sarkozy-Fillon. Mais au-delà de l’austérité budgétaire généralisée, le fond de la grogne, c’est le financier. Les soudaines largesses de l’Etat en faveur des représentants français de la finance internationale (oui, nos banques ne sont pas que de gentilles banques de dépôts, cf. le cas Kerviel, par exemple) que la Présidence voulait pourtant mettre au pas, écoeurent. Ce mal fait au pays sera bientôt irréparable, car les cœurs se durcissent. Si un vent nouveau, accompagné de ses femmes et de ses hommes nouveaux, ne vient pas souffler sur la France, le potentiel est bien là pour que la tempête s’abatte définitivement sur les institutions.

C’est pour éviter ce chaos que le tract que nous avons distribué dans les manifestations reprenait l’ « Appel à constituer sans délai une Commission d’enquête parlementaire sur la crise financière », lancé par S&P le 19 janvier. Plus que la mise sur le grill des dirigeants des banques françaises (une nécessité vitale pour une république, après quarante années de criminalité financière organisée), ce qui a le plus interpellé les manifestants dans cet appel, c’est l’idée de « réquisition temporaire des banques ». Si tout le monde était d’accord et enthousiaste sur ce point – c’est une mesure concrète et radicale – il reste à créer l’élan qui permettra qu’au plongeon succède le salut. Certains élus et syndicalistes ont très spontanément signé ou laissé leurs coordonnées et les gens se bousculaient dès qu’ils entendaient parler de « réquisition des banques ».

Cet enthousiasme soudain suscite l’optimisme, mais dans le fond, signer cet appel, ce n’est pas seulement faire une bonne action ou se dire qu’on a participé : c’est s’engager à être cette exigence citoyenne qui seule a le pouvoir d’exiger de nos élus au Parlement.

Nous espérons que la mobilisation entamée le 29 janvier ne s’arrêtera pas et nous saisirons cette occasion pour faire d’une juste contestation un mouvement de citoyens engagé dans et entre les manifs.

LYM France

Voir les 4 commentaires

  • princedenogent • 05/02/2009 - 20:41

    On ne peut que se féliciter de ce genre d’initiative, car les événements actuels rappelent étrangement ceux de la période 1787-1788, époque où la France faisait face à une crise banqueroutière,l’année qui suivit fut fatale au pouvoir royal (1789),et plus grave encore fut le dérapage de 1792-1793, mouvement de pulsion collective incontrôlé.A ce sujet,on peut méditer ce qui s’est passé récemment en Grèce avec les émeutes populaires, le mouvement grec étant le cauchemar de Sarkozy en ces temps difficiles.

    • grossel • 14/02/2009 - 15:54

      j’aimerais que princedenogent m’explique ce qu’il entend par mouvement de pulsion collective incontrôlé ; de quelle science ou idéologie relève cette notion ? la révolution française commença d’après moi avec les cahiers de doléances puis avec une constituante, des abolitions de privilèges : ça a du sens me semble-t-il ; j’aimerais qu’il précise aussi ce qu’il veut dire par syndrome grec, cauchemar de Sarkozy ; en tout cas, j’observe que Karel Verheiken dans ses articles sur la Grèce met en doute la nature des émeutes, manipulées, pour camoufler le krach ; ça signifie quoi cette peur des mouvements de masse ; bébert dit en conclusion de sa réponse que le mouvement sera long et que les manifs ne sont que des estocades : j’estime que cela valide mon analyse : même et surtout incontrôlées, les masses ou le peuple bousculeront plus efficacement ce système que tous ceux qui prétendent le réorienter, en le subordonnant au politique ; que je sache, Cheminade n’a jamais remis en cause la constitution de la V° république, coup d’état permanent, régime de monarchie même plus républicaine mais oligarchique.

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  • grossel • 13/02/2009 - 16:42

    Je crois qu’il y a une disproportion entre l’ampleur de la crise, systémique, générale, qui condamne le système qu’il faut mettre en banqueroute et les solutions proposées qui sont des solutions politiques de réorientation ou de refondation d’une économie physique restant capitaliste sous contrôle de l’état, solutions adressées aux gens en place qui n’ont nullement l’intention de les mettre en place.
    Du 19 janvier à aujourd’hui, 1200 signatures dont la mienne pour la commission d’enquête et la réquisition des banques, ce n’est pas un signe très encourageant ; je veux dire que ce n’est pas demain qu’on verra se mettre en place cette commission.
    Par contre Guadeloupe, Martinique, 29 janvier plus les manifestations contre Pécresse qui recule, Darcos qui recule, Bachelot qui reculera, montrent que l’on va vers une vague de fond pouvant modifier le rapport de forces entre capitalistes et travailleurs et je suis choqué que la lutte des classes, réactivée par la crise, soit présentée comme réaction pulsionnelle type révolution française ou syndrome grec (émeutes manipulées)...
    En France, les lignes bougent pour contraindre les appareils syndicaux à ne pas céder au calendrier sarkoziste, 18 février, 19 mars, manifs européennes de mai. Des collectifs s’organisent, prennent des initiatives, voir ce qui se passe du côté de Lille...

    • Bertrand Buisson • 13/02/2009 - 19:13

      M. Grossel,

      Plutôt que de penser "lutte de classe" et "rapport de force frontal", il est plus malin d’intervenir sur les points d’inflexions qui vont devenir chauds.

      Le comportement des banques et la complicité de nos dirigeants ont assez duré. Mais la multiplication des mouvements sociaux n’est pas signe d’espoir, mais de détresse. Autour de cette question des banques se crystalise 40 années de folie collective, tant dans les décisions que dans la résignation.

      Une telle Commission n’est pas un but en soi, même s’il serait souhaitable qu’elle soit - et dans les termes posés par Jacques Cheminade. Derrière il y a la réaffirmation en temps de crise de la supériorité des Etats, des Peuples et des Nations sur l’oligarchie de la finance.

      La mobilisation populaire peut tout changer si elle catalyse ce type de transformation politique. Mais la rage et la contestation, hélas, ne suffisent pas seules à briser le pouvoir d’une oligarchie, car ce qu’il manque aujourd’hui aux citoyens ce sont les principes clairs et consistants sur lesquels on va pouvoir, dans la tempête, rebâtir une société de Bien commun.

      C’est un combat long dans lequel les manifestations ne sont que des estocades.

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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Jacques Cheminade
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