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Une semaine dans le Sud-Ouest : promesses d’un nouveau front

La rédaction

Par Jacques Cheminade

Répondant à l’invitation du Club des managers de Bayonne, dont certains membres nous connaissent depuis longtemps, et désireux de rencontrer notre noyau de militants toulousains, nous avons passé une semaine dans le Sud-Ouest, région où notre présence n’avait jamais pu être à la hauteur de nos ambitions. Cette fois, c’est avec un grand bonheur que nous avons participé aux différentes réunions auxquelles nous étions invités, et que deux de nos jeunes, Christophe et Cyprien, ont agité les rues de la ville des capitouls. En chemin, nous avons rencontré, Odile et moi, de nombreux signataires de notre appel pour une commission Pecora d’enquête parlementaire.

Notre impression d’ensemble ? Partout se manifeste une volonté non seulement de mieux comprendre ce qui arrive, mais aussi et surtout d’agir. Ainsi, un professeur de guitare rencontré dans les environs de Tours, à l’aller, suit de près notre site. Au-delà de son intuition politique, il s’efforce de mieux comprendre les enjeux et de s’équiper pour intervenir dans le monde. Il avait auparavant entamé cette démarche par lui-même, en étudiant un rapport de la Banque de France où il est reconnu que les banques et les sociétés d’assurance sont émettrices de monnaie, ce que son entourage ne parvenait pas à comprendre. Au sud de Mont-de-Marsan, une institutrice en retraite, vieille militante communiste s’intéressant profondément à nos idées, prolongea une discussion accompagnée d’un floc de Gascogne en nous invitant tous les quatre à un déjeuner improvisé autour d’un cassoulet. Elle reconnaît dans nos publications une analyse économique qui correspond à ses convictions, fondée sur la création humaine et ses applications technologiques, et non sur la rentabilité financière à court terme. Institutrice, son mari était professeur de mathématiques et préhistorien amateur. C’est ainsi une curiosité d’esprit engagée que nous avons partagée durant quelques heures, conscients de la nécessité de prendre parti dans un univers qui se disloque. Nos deux nouveaux amis ont prévu de nous inviter bientôt pour nous présenter les leurs, et étendre ainsi le cercle. Un habitant de Pau, activiste d’Attac, et un entrepreneur indépendant de Montauban ayant l’expérience du tiers monde, vont également prendre le taureau de l’engagement par les cornes.

A Toulouse, Christophe et Cyprien furent frappés par le degré de reconnaissance qui se manifestait autour de leur table de militants, à travers notre site internet. C’était l’occasion rêvée d’aller plus loin dans les idées et les engagements, ce qui se réalisa précisément au cours de notre réunion, le 3 avril au soir, en présence de sympathisants et de militants, certains venant juste de nous rencontrer dans la rue. La discussion, très animée, dura plus de deux heures, sur tous les sujets, depuis la crise de l’industrie aéronautique jusqu’à l’analyse du bourrage de crâne par la société des écrans, en particulier par les jeux vidéo violents. Là aussi, on assiste à une prise de conscience que l’activité destructrice dans l’économie s’accompagne d’une attaque culturelle contre les capacités créatrices de l’homme.

Un sympathisant était même venu de Bordeaux avec un ami, et se prépare à organiser quelque chose là-bas. Le dimanche matin, à Toulouse, après notre départ, cinq de nos militants et sympathisants ont organisé d’eux-mêmes une intervention devant un marché, avec vente de documents et distribution de tracts « Pecora ». Leur courage, face aux développements de la crise, rend optimiste : un grand mal suscite toujours le meilleur chez ceux qui relèvent le défi politique.

Le jeudi 2 avril au soir nous étions à Bayonne, invités par le Club des managers, également entourés de nombreux sympathisants qui nous connaissaient par internet. Après un exposé d’une heure et demie sur les causes de la crise et les pistes pour en sortir, plus de deux heures de discussions, là aussi, s’ensuivirent. Les quelque 90 personnes présentes posèrent toutes sortes de questions. Le moment le plus remarquable fut lorsque l’un des participants demanda : « Quels sont, selon vous, les hommes politiques de caractère qui, en France, pourraient appliquer vos idées ? » Lorsque je répondis : « Je vais vous dire un secret. C’est vous, chacun d’entre vous », la glace se rompit et beaucoup se mirent à réfléchir davantage sur leurs propres responsabilités.

Des entretiens avec des journalistes de Sud-Ouest et du Populaire, à Limoges, ainsi que la rencontre de deux maires, vinrent enrichir ce voyage déjà très fructueux.

Notre conception d’un « front » de résistance au mondialisme financier, rassemblant communistes patriotes, socialistes jaurèsiens, chrétiens de la tradition des abbés démocrates bretons et du Sillon, radicaux de gauche inspirés par Jean Zay et Mendès-France et gaullistes de vraie conviction, suscita beaucoup d’intérêt face à une situation qui, en s’aggravant, verra apparaître des provocateurs visant à créer le chaos et la confusion.

Un beau voyage donc, beau et prometteur, où nous avons pu voir au passage la cathédrale de Bayonne, le village fortifié de Larressingle et la bastide de Fourcès, ces lieux dont l’histoire nous encourage à l’engagement, car ceux qui les bâtirent n’étaient pas des contemplateurs. A Toulouse, nous regrettons d’avoir été trop pris dans l’action pour y revoir Saint-Sernin et la place du Capitole. Mais ce sera pour une prochaine fois !

Je garderai surtout au cœur l’image des 120 ouvriers d’Arudy, dans le Bas-Ossau, menacés de perdre leur emploi, du maire et de leur député, luttant pour conserver une vie et un acquis technologique que la crise menace de dévaster. Ils nous rappellent notre devoir d’être là, auprès de leur lutte et de leurs beaux chants.

Voir les 2 commentaires

  • dra • 15/04/2009 - 22:41

    Il faut continuer ce tour de France afin de fédérer un véritable noyau d’action.
    Félicitations.
    Que les invitations s’organisent !!

    Répondre à ce message

  • Robert Weber • 15/04/2009 - 11:49

    Comment ne pas être sensible à l’humanisme qui caractérise toujours les démarches de Jacques Cheminade, à cette absence de violence, à cete vision du monde où l’homme reste la mesure de toute chose. Ne regrette-t-on pas de n’avoir pas été de ce beau voyage ?

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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