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Vu de nos propres yeux : encore un Français qui défend la City !

Mercredi 19 mai, la Bibliothèque municipale de Lyon invitait pour conférencier François Heisbourg, président du très honorable International Institute for Strategic Studies de Londres, et membre de l’Institut Aspen France. Ses appartenances à ces deux groupes de pensée laissaient à penser que nous serions mis face à un autre Français défendant pleinement les intérêts financiers, domaine où notre pays semble vouloir particulièrement se distinguer ces derniers temps, avec Strauss-Kahn au FMI, Lamy à l’OMC, Trichet à la BCE et Noyer à la Banque des règlements internationaux.

Thème de la conférence : les conséquences géo-stratégiques de la crise économique, thème suffisamment intrigant pour que tout citoyen se sentant concerné par l’avancement de la crise se dise qu’il va pouvoir enfin comprendre un peu mieux le monde dans lequel il vit. Là, il n’a pas dû être décu : les quelques 80 personnes présentes ont pu écouter un discours des plus pessimistes où seules les relations de pouvoir et de compétition entre Etats étaient prises en compte ; c’est ce qu’on appelle la géopolitique, discipline dont les Britanniques se sont fait la spécialité pour éviter tout débat sur les possibilités de développement mutuel entre Etats-nations souverains. Dans ce discours, l’Europe était considérée comme le grand perdant de la crise, avec une chute de l’euro sans précédent et la nécessité de mener des politiques d’austérité sociale sur 10 à 15 ans. Mais heureusement, les grands plans de renflouement, que ce soit aux Etats-Unis ou en Europe, ont permi de sauver le système, nous évitant une nouvelle crise des années 30, où on avait laissé le système imploser. Evidemment, pas un mot sur l’hyperinflation qui va être engendrée par ces renflouements, et pas un mot sur les banques – hormis un petit « Wall Street, je suis le premier à dire qu’il faut mieux l’encadrer » perdu au milieu d’un discours de plus d’une heure.

Au moins, la ligne était claire : la rhétorique habituelle des medias, propagande anti-Etats et implicitement pro-finance, nous était donnée en direct.

Sauf que là, c’était mieux qu’à la radio ou à la télévision : on avait le droit de poser des questions. Malgré la volonté délibérée des modérateurs de diluer les questions en les regroupant par paquets de trois ou quatre, j’ai pu prendre la parole : « L’austérité sociale que vous avez posée comme étant nécessaire ne l’est pas. La dette publique de la Grèce, par exemple, est détenue à 70 % par des banques privées, spéculatives par ailleurs. Ne faudrait-il pas plutôt mettre ces spéculateurs en redressement judiciaire, à travers un retour aux critères Glass-Steagall, c’est-à-dire une séparation entre banques de dépôt et banques d’affaires, comme le propose le Sénateur McCain dans la loi introduite au Sénat américain il y a peu ? »

M. Heisbourg, visiblement interpelé par ma question, fit savoir qu’il répondrait à ce groupe de questions dans le désordre, en commencant par la mienne. Sa réponse fut très intéressante, dévoilant sans que personne le lui ait demandé pour qui il travaillait : « Je soutiens complètement l’idée d’un retour au Glass-Steagall. D’ailleurs le nouveau premier ministre britannique, qui est un libéral, très apprécié de la City et de la population, soutient cette idée de séparation entre banques de dépôt et banques d’affaires, et tout indique qu’il soit en train de préparer quelque chose à ce sujet. »

Petit paradoxe, n’est-ce pas ? Pour M. Heisbourg, il est possible de défendre à la fois la City et le Glass-Steagall ! Peut-être faut-il rappeler au lecteur que la City est la principale place financière pour la spéculation sur les devises, les assurances, les marchés à terme, etc. Et que le Glass-Steagall n’a de sens que s’il permet de protéger les banques d’épargne et de crédit aux entreprises en laissant couler les banques d’affaires spéculatives. En bref, une telle loi permettrait justement de flinguer la City. Si le gouvernement britannique pense vraiment à mettre le Glass-Steagall sur la table, c’est sûr qu’il sera frelaté. Les medias nous le vendront comme ils nous vendent les renflouements illimités des spéculateurs et les politiques d’austérité qui sont leur contrepartie « nécessaire », et on retrouvera M. Heisbourg en train de présenter James Cameron et la reine d’Angleterre en sauveurs du monde !

Mais qui a dit qu’on vivait dans l’Empire britannique ?

Le Sénat américain, poussé par la Maison Blanche, a finalement refusé l’amendement McCain-Cantwell pour un retour au Glass-Steagall. Mais la pression de la population en colère nous indique que ce combat est loin d’être terminé : le Glass-Steagall a été sorti par la porte, il reviendra par la fenêtre. Il nous revient de donner l’exemple en France, où l’on va devoir montrer aux Français anglophiles comme M. Heisbourg que la population pense à autre chose qu’à se serrer la ceinture.

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  • petite souris • 29/05/2010 - 17:44

    Ce monsieur François Heisbourg défend la city soit !
    Il explique que tout va très bien dans la finance si les autres (les pauvres)se serrent la ceinture...

    Ce même raisonnement existe pour l’utilisation de l’anglais comme seule langue internationale...

    Du creux dans du vide, donc. Passez muscade...

    Répondre à ce message

  • C’est quoi l’Europe ? - Tais-toi et paye ! • 28/05/2010 - 01:12

    Oh que c’est bien envoyé !

    C’est pourtant clair ici, non ?
    Passagers réguliers, comme moi, sur ce site...
    Très reconnaissants et en accord avec les réflexions de fond qui sont données ici...
    Bon sang, signez cette pétition qui est en ligne, si ce n’est déjà fait ! Et que ce débat se dépêche d’arriver au Parlement en France !... Mais qu’est-ce qu’on attend ???
    C’est une honte pour notre pays que de le sentir paralysé à ce point...

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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