X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilNos actions
Actions

Week-end d’étude à Rennes

Contre la servitude volontaire, des révolutions scientifiques et des révolutions politiques
La rédaction

par Bruno Abrial (LYM, Rennes)

Samedi 5 et dimanche 6 avril, une trentaine de sympathisants et une douzaine de militants de SP étaient réunis afin de saisir les véritables enjeux de la crise existentielle de notre civilisation, tapie derrière la faillite du système financier mondial, ainsi que la mobilisation politique à entreprendre pour y faire face.

De Gaulle disait que le problème de la France est qu’il n’y a pas d’identification aux processus collectifs : chacun est dans son trou à défendre sa conception des choses, avec sa marotte. On ne voit pas l’ensemble. Jacques Cheminade exposa donc l’intention des tenants du système, à un moment où celui-ci, en phase finale de désintégration, entraîne le monde dans une hyperinflation meurtrière. Selon Barroso, le but de l’Union européenne est de « s’adapter à la mondialisation financière », en instaurant « un empire non impérial » sans employer nécessairement la force, en avançant pas à pas, à l’aide d’une culture inspirée du cirque romain.

Sur les traces de Pasteur, il nous faut donc un vaccin pour soigner ce qu’il y a en nous de Nicolas Sarkozy qui, à travers son récent voyage à Londres, incarne la servitude volontaire de tout un pays. Nous sommes réduits au rang de sujets d’empire, obsédés par leur ego et leur image, spectateurs d’un théâtre mis en scène (le roman-photo de Nicolas et Carla). Le vaccin consiste à identifier ce qui cause le passage d’un univers à un autre , apparemment incommensurable, que ce soit dans le domaine de la géométrie physique ou celui de la science de l’économie physique : qu’est-ce qui a permis à la société humaine de passer d’un niveau d’organisation limitant sa capacité d’accueil à quelques millions d’individus, à un autre, lui permettant d’en faire vivre plusieurs milliards ?

Frédéric Bayle nous présenta un « chic type » : Jean Zay, ministre de l’Education du gouvernement Blum, qui avait courageusement dénoncé le libéralisme monétaire et avait milité pour un nouvel ordre économique mondial, fondé sur l’investissement dans la production, afin de relancer l’emploi et de redonner une « armature technique » au pays. Mais au moment crucial, au lieu de s’évader de la prison de Riom pour rejoindre la Résistance, il préféra se complaire dans sa situation : on lui permettait de cultiver un jardin et de voir régulièrement sa famille, et il n’osa pas risquer tout cela, restant ainsi un « chic type ». Son esprit ne s’était pas réellement libéré de l’étouffement oligarchique, de la « servitude » intériorisée.

Odile Mojon exposa l’effrayante réalité de la réforme de l’éducation, engagée depuis des décennies par l’OCDE au niveau européen, et qui vise à adapter l’école à « l’esprit du temps ». L’idée de service public a disparu, et le savoir, comme la santé, est considéré comme un produit que l’on vend. Apparaissent alors de drôles de bêtes : le « E-learning » et les « E-universités », où l’on cherchera l’efficacité afin de mieux répondre aux attentes du business. Ce sont les « écoles du futur » de Microsoft, testées dans plusieurs villes du monde dont Amiens, où l’on ne parle plus d’élèves mais de « digital natives ». Ces « indigènes tactiles » ne viennent plus à l’école pour comprendre l’univers dans lequel ils vivent, mais pour former leur cerveau afin de s’adapter à la société du E-business.

Changement constant dans la manière de penser

Comme le démontra Sébastien Drochon, à trois niveaux d’hypothèses réalisés par l’esprit humain correspondent trois types d’organisation de la société : 1/ L’hypothèse simple, où l’on ne fait que déduire en fonction de la perception des sens : la société se condamne à rester au même niveau technologique, à épuiser les ressources, puis à s’effondrer. 2/ L’hypothèse supérieure, où l’on fait l’hypothèse d’un principe physique jusque-là inconnu, et que l’on valide par des expériences cruciales : la société, changée de manière fondamentale par cette révolution scientifique, invente alors de nouvelles technologies utilisant de nouvelles ressources, et augmente sa capacité d’accueil. Mais comment assurer que ces révolutions scientifiques surviennent au rythme nécessaire pour hausser constamment ce que Lyndon LaRouche appelle le potentiel de densité démographique relative ? C’est, 3/ l’hypothèse de l’hypothèse supérieure, où l’on découvre et maîtrise les processus mentaux qui engendrent de telles révolutions.

Maël Gautier retraça comment Lyndon LaRouche, face aux injustices économiques, ne se contenta pas de rester au niveau de l’hypothèse simple : il remonta aux causes premières, en identifiant les axiomes erronés des théories économiques dominantes. En outre, alors qu’il était soldat en Inde, il identifia la nature et les méthodes de l’Empire britannique. C’est ce qui le mena à une découverte majeure, puis à l’élaboration d’une méthode de prévision économique à long terme, qui s’est avérée correcte jusqu’à aujourd’hui, contrairement aux prévisions des « experts » économiques.

En son temps, Kepler avait eu la même démarche. Maëlle Mercier et Chérine Sultan nous expliquèrent comment il réfuta les modèles de Ptolémée, Copernic et Brahe, en montrant que certaines observations contredisaient leurs modèles ; il fallait écarter leurs axiomes – les mouvements circulaires et réguliers – et faire l’hypothèse supérieure de l’existence d’un principe physique, où le soleil serait la source du mouvement elliptique irrégulier des planètes.

Théo Génot, Alexandre Noury et Jenny Beuve, en s’appuyant sur la Monadologie de Gottfried Leibniz, construisirent un pont entre ce dernier et Kepler. Kepler avait laissé à la science un problème irrésolu : comment calculer la position d’une planète en fonction du temps ? Leibniz, entre 1672 et 1676, répondit au défi en inventant le calcul infinitésimal. Une grande querelle s’ensuivit : les cercles de la Royal Society de Londres et leur représentant Isaac Newton accusèrent Leibniz d’avoir plagié le calcul de Newton. La polémique toucha rapidement une question de fond, concernant la nature de l’univers : est-ce une machine que Dieu remonterait de temps en temps, et dans laquelle l’homme ne serait qu’un rouage dont la condition ne change pas ? Ou bien, comme le pensait Leibniz, l’univers est-il animé par un processus continu de création, auquel l’homme prendrait part en améliorant sa propre condition et celle de la nature ?

L’enjeu était éminemment politique, comme nous le montra Théodore Rottier, puisqu’il s’agissait de savoir si l’Angleterre allait devenir une république, d’inspiration leibnizienne, ou un empire de type vénitien. La nature du système impérial libéral qui domine le monde depuis quatre décennies atteste de l’issue de cette bataille. En effet, en 1714-1715, le vent tourna contre les cercles républicains leibniziens : Jonathan Swift, qui avait pu influer sur la politique de la reine Anne, fut écarté, Leibniz mourut en 1716 et les guerres continuèrent à diviser le sol européen, au profit de l’oligarchie. Il faudra attendre plus d’un demi-siècle pour voir se réaliser une partie d’un projet politique de Leibniz, avec la création de la République souveraine des Etats-Unis d’Amérique, désolidarisée de l’Empire britannique.

Suite à ce week-end d’étude, plusieurs participants s’inscrivirent pour prendre part avec nous aux révolutions scientifiques et politiques de l’histoire passée, présente et future, histoire de ne pas se retrouver tondus comme des moutons.

Écrire un commentaire

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard