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Découpons les banques, pas la Belgique !

La rédaction

Par Guillaume Dubost, Agora Erasmus, Bruxelles


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Près d’un mois après les élections fédérales qui ont renforcé le courant séparatiste en Flandres et les socialistes en Wallonie, la Belgique est toujours dans l’attente de son nouveau gouvernement, et il faudra au moins autant de temps pour qu’il soit formé. Bien que ce soit une habitude dans ce pays qui est déjà resté sans gouvernement pendant neuf mois, les Belges n’en sont pas plus rassurés pour autant, surtout en cette période où le système financier se désintègre et où l’homme fort de la situation, Bart de Wever, du parti séparatiste N-VA, envisage de raboter le budget du pays de 22 milliards d’euros, près d’un quart du budget fédéral belge !

C’est dans ce contexte qu’Agora Erasmus, le courant larouchiste qui trouve un écho de plus en plus grand dans le pays, a décidé de faire campagne à Bruxelles sur le thème d’un « Glass-Steagall global ». Ayant pris pour l’occasion une semaine de congé début juillet, une équipe locale, renforcée par des amis français, est partie à la rencontre de la population en installant des tables militantes en divers lieux de Bruxelles, en diffusant d’anciens numéros de Nouvelle Solidarité et en organisant une réunion-débat. Ce fut évidemment l’occasion, afin d’être très visible en ville, de porter les nouveaux t-shirts arborant notre logo !

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Installé dans le quartier qui abrite aussi bien les institutions européennes que les hordes de lobbyistes qui peuplent la capitale européenne, notre panneau accompagnant la table criait aux passants : « Découpons les banques, pas la Belgique ! ». Étrangement, bien que sachant le Belge attaché à son pays, c’est surtout la première partie qui suscita des discussions. Nous avons pu vérifier un accueil majoritairement favorable de la population sur l’idée du Glass-Steagall. Alors que généralement, on nous rétorque en France qu’une telle proposition n’est qu’un doux rêve, le fait que les sénateurs belges Daras et Piryns aient introduit le 11 mars dernier une proposition de loidans ce sens, ramène immédiatement en Belgique cette bataille dans le réel.

Un Flamand nous confia qu’il avait soigneusement gardé un tract reçu lors de la dernière manifestation pour l’unité de la Belgique, expliquant ce qu’était le Glass-Steagall. En découvrant qu’il s’agissait d’un tract d’Agora Erasmus, il s’est aussitôt abonné à Nouvelle Solidarité. Parmi les personnes rencontrées, il y avait des entrepreneurs, des membres de syndicats ou d’ONG, du personnel de la fonction publique ou d’institutions bancaires, etc.

Le samedi 10 juillet, Karel Vereycken introduisit brièvement la réunion en montrant le lien entre la mise en place d’un fascisme financier et le morcellement des Etats. Dans ce sens, ce qui arrive à la Belgique n’est qu’une expérience de laboratoire, organisée au plus haut niveau par des intérêts financiers et les structures de l’UE.

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Ensuite le plat de résistance Glass-Steagall fut abordé par l’auteur, en commençant par rappeler la nature (scission stricte des activités bancaires) et les effets (mise en faillite organisée) d’une telle législation. Il s’agit également d’accorder cette action aux autres impératifs du Plan LaRouche et de se coordonner internationalement. L’exemple de la bataille politique menée pendant la Grande Dépression par le président américain Franklin Roosevelt et le procureur qu’il avait nommé à la tête de la commission bancaire du Sénat, Ferdinand Pecora, fut transmis aux auditeurs. Le sens profond de ce combat contre les « marchands du temple » fut illustré par la lecture d’un extrait du discours inaugural de Roosevelt, le 4 mars 1933, puis d’une déclaration où Pecora démontre que l’emprise de la maison bancaire JP Morgan sur toutes les rouages de la vie politique américaine n’est pas un fantasme populaire. L’exposé s’est terminé par un tour d’horizon sur la bataille actuelle, en France, en Allemagne, au Etats-Unis et ailleurs, autour du Glass-Steagall et sur le rôle moteur joué par le mouvement politique de Lyndon LaRouche et Jacques Cheminade.

Le débat qui suivit fut très intéressant et motivant, s’orientant vers les actions concrètes à mener en Belgique. Un des participants, au travers de qui s’exprima clairement cette « colère qui vient », proposa même de faire le pied devant les maisons des élus pour les forcer à soutenir notre démarche. Il fut décidé de lancer une campagne visant la diffusion de 10 000 tracts en septembre au plus tard et de réunir cet été les fonds pour les imprimer.


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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

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L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

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Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

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Jacques Cheminade
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