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AG 2011 de Solidarité et Progrès

Jean de Maillard : mettre fin à ce système intrinsèquement pervers

La rédaction

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Contribution écrite à la table-ronde des économistes lors de l’Assemblée générale 2011 de Solidarité & Progrès.


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Jean de Maillard est vice-président du TGI de Paris et spécialiste en criminalité financière. Auteur de nombreux ouvrages, il a reçu le Grand Prix Moron de l’Académie française pour son livre Crimes et lois (1995). Son ouvrage, Un monde sans loi. La criminalité financière en images fait référence en matière de blanchiment de l’argent sale. En 2010, il a publié l’excellent L’arnaque : la finance au-dessus des lois et des règles et en 2011, il a co-écrit La fabrique du temps nouveau : entretiens sur la civilisation néolibérale.


Depuis 2007, aucune réforme de fond n’a été entreprise pour enrayer la dégradation de la situation financière mondiale. Les décisions des Etats du G20 ont consisté pour l’essentiel à renflouer les banques victimes de leur propre avidité et à transférer aux finances publiques tout le fardeau d’un endettement mortel, à terme, sur l’économie, les budgets des Etats et les politiques sociales. Les mesures qui se dessinent au niveau européen ne changeront pas fondamentalement cette situation.

La recherche de solutions à cette crise, incontestablement la plus grave depuis la fin de la Seconde guerre mondiale et qui s’annonce probablement comme plus grave encore que celle de 1929, passe d’abord par un diagnostic qui n’a pas été fait par les gouvernements, les banques centrales et les autorités de régulation.

La fin des Trente Glorieuses et l’épuisement du modèle de croissance fordiste dans les années 1970 s’est manifestée en premier lieu par l’explosion du système monétaire et financier en 1971 et l’impossibilité des grands Etats – Etats-Unis, Europe, Japon – de le remplacer. Le monde est alors entré dans l’instabilité monétaire et l’idée s’est imposée que, faute de pouvoir trouver de nouveaux mécanismes assurant la stabilité des monnaies, seule la finance serait apte à réguler, par l’action des marchés livrés à leurs propres logiques, l’équilibre du système économique et financier international.

Ce renoncement des Etats à assurer ce qui, jusqu’alors, était l’une de leurs prérogatives, a été porté par une vague idéologique néolibérale qui a balayé sur son passage toutes les résistances : d’abord celles des élites, qui se sont toutes ralliées aux nouveaux dogmes de la dérégulation et de la déréglementation, puis celle des contre-pouvoirs qui ont été vigoureusement combattus (comme les syndicats de la Grande-Bretagne thatchérienne), quand ils n’ont pas renoncé d’eux-mêmes, faute souvent de programme crédible à opposer à la marée néolibérale.

Le système qui s’est mis en place a introduit principalement les modifications suivantes :

  • Une ouverture à la concurrence internationale, source des délocalisations, qui a permis d’exercer une pression à la baisse sur les revenus salariaux et d’augmenter ainsi les marges des entreprises ;
  • Une désindustrialisation consécutive des pays du nord au profit des pays dits « émergents », dont la Chine au premier chef, qui a capitalisé ses ressources tirées de l’inversion des courants financiers internationaux ;
  • L’interdiction (sous une forme ou une autre), faite aux Etats d’emprunter directement à la banque centrale (en France, loi du 3 janvier 1973, étendue à l’UE par le traité de Maastricht puis le traité de Lisbonne). Les Etats ont alors perdu tout moyen d’intervention sur la monnaie et ont été contraints de s’adresser aux marchés financiers pour se financer eux-mêmes ;
  • L’autonomisation de la sphère financière à partir de ce pouvoir que les Etats lui ont donné sur eux-mêmes, qui a drainé vers elle des « liquidités » de plus en plus importantes pour assurer son rôle de régulateur économique.

C’est ce dernier mécanisme, fort mal compris et analysé, qui est au cœur des contradictions dans lesquelles se débattent les Etats-Unis et l’Europe, sans pouvoir s’en sortir. Il repose sur le besoin de financer le crédit, non plus sur la garantie d’une épargne qui n’existe plus depuis que les salariés-consommateurs des pays riches ont vu leurs revenus stagner ou baisser, mais sur la création de « liquidités » financières assises des bulles qui se succèdent : internet, immobilier, matières premières, etc. destinées à créer des effets de richesse artificielle.

Son fonctionnement a été le suivant : grâce aux techniques financières inventées dans les années 1970 mais utilisées massivement à partir des années 1990-2000, les liquidités nécessaires au crédit (sans crédit, il n’y a pas d’économie) proviennent de la capacité des acteurs financiers (banques, fonds d’investissements) de créer des masses financières adossées à des actifs dont la valorisation génère des profits captés par les acteurs financiers. En d’autres termes, seuls les actifs susceptibles de produire une plus-value spéculative, quel qu’en soit le moyen, ont été ciblés par les acteurs financiers. Mais l’important est la manière dont s’est mis alors à fonctionner concrètement le système de financement de l’économie par le crédit, à l’envers de tout ce qui est normalement le travail de la banque.

Le moteur de ce système a été la titrisation des créances par le système bancaire. Elle a eu pour effet de mettre en place une chaîne de création infinie de « liquidités » financières – c’est-à-dire entre acteurs financiers – qui ne s’interrompt que lorsque la bulle d’actifs sur lesquels porte la titrisation éclate. Les « produits dérivés » ont constitué en effet une masse financière représentant 10 fois le PIB mondial (entre 600 000 et 700 000 milliards de dollars, voire plus) mais leur particularité a été de n’être « liquides » qu’entre les acteurs financiers eux-mêmes, qui s’échangent les titres (CDO, ABS, etc.) et les « contre-titres » (en pratique les CDS servant à « assurer » la solvabilité des titres eux-mêmes). Ces titres et leurs couvertures ne représentent aucune autre valeur que leur valeur nominale, laquelle dépend donc de la confiance que les acteurs s’accordent entre eux et qu’ils accordent ensemble à la stabilité de ce système.

En pratique, la création monétaire tend elle-même, dans ce système, vers l’infini (en tout cas tant que n’éclate pas la bulle d’actifs sur laquelle elle repose). En effet, au lieu que le crédit – qui crée une masse monétaire de « second niveau » – repose sur un dépôt monétaire de « premier niveau » (cash) dont une partie est immobilisée et constitue la réserve fractionnaire (limitant la démultiplication à l’infini de la création monétaire), la titrisation a permis de créer des liquidités financières reposant sur la mobilisation de créances en expansion permanente et sans limite en soi.

Pour le dire autrement, dans le crédit classique, la démultiplication de monnaie circulante provient d’une dette que les emprunteurs doivent rembourser et qui est limitée par les dépôts que doivent conserver les banques. Chaque remboursement de la dette de crédit diminue ainsi le montant de monnaie démultipliée en circulation et, quand le prêt est entièrement remboursé, la monnaie démultipliée (ou créée si l’on préfère) est détruite, seul subsistant à la fin du crédit le montant monétaire initial correspondant au dépôt sur lequel a été monté le crédit.

Dans le crédit de la nouvelle finance, tout se passe à l’envers : la démultiplication de monnaie circulante ne provient plus d’une création de dettes , mais des créances que peuvent gager les emprunteurs (par exemple les prêts hypothécaires des emprunteurs subprime ), créant un sous-jacent censé représenter une valeur de contrepartie et qui sont mises en circulation sous forme d’actifs monétarisés échangeables entre acteurs financiers exclusivement. La dette sous-jacente des emprunteurs est en quelque sorte neutralisée par la croissance de la bulle de l’actif gagé (pour les subprime , la valeur croissante des biens immobiliers tant que grossit la bulle immobilière provoquée par l’afflux des acheteurs-emprunteurs). Les dettes ne sont ainsi jamais remboursées tant que grossit la bulle, mais surtout la créance est déconnectée de la dette par sa titrisation qui permet de la revendre sous forme de nouveaux actifs (et même plusieurs fois en retitrisant les actifs préalablement titrisés, comme dans les CDO de CDO). Les « liquidités » financières gigantesques ainsi créées, qui n’étaient échangeables qu’entre acteurs financiers, généraient des profits pour ces derniers en prélevant la plus-value sur les débiteurs du marché des actifs sous-jacent (les emprunteurs subprime ). Ce qui constitue le principe même de la « pyramide » ou « chaîne de Ponzi » (cf. Madoff), réalisée à l’échelle de l’économie et de la finance globales.

Quand ce système, qui ne pouvait que s’écrouler, s’est effectivement effondré en 2007-2008, au lieu d’y mettre un terme, les Etats et les banques centrales l’ont reconduit en substituant simplement les budgets publics aux actifs sous-jacents de la titrisation qui s’est quasiment interrompue d’un seul coup. Comme plus personne ne pouvait plus entrer, faute de marché (c’est-à-dire faute de créances encore titrisables), dans le système de cavalerie qui alimentait les profits des acteurs financiers, les Etats et les banques centrales se sont entendues pour renflouer dans un premier temps les banques, de manière à leur donner le cash nécessaire équivalent à leur plus-value (dont la plus grande partie est distribuée sous forme de dividendes, bonus et autres avantages) pour continuer de fonctionner et ne pas s’écrouler. Ils ont même pris en gage leurs actifs toxiques – qui ne valaient plus rien – sur la base d’une valeur comptable artificielle, ce qui revenait à leur donner de l’argent frais à fonds perdus. Les Etats ont dû s’endetter (en émettant des obligations d’Etat) pour financer leur endettement destiné à renflouer les caisses des banques, en infraction d’ailleurs avec la règle d’or de l’interdiction d’escompter leurs propres effets auprès de la banque centrale, recréant ainsi une nouvelle bulle – cette fois-ci des budgets publics – servant de sous-jacent aux « liquidités » financières, qui ont recommencé à se protéger de cette bulle par des CDS, cette fois-ci sur les dettes souveraines.

La seul réponse que sont capables aujourd’hui de donner les gouvernants est de réduire ou de faire éclater la bulle des budgets publics ar une austérité ravageuse qui créera une dépression économique majeure, mais il n’y aura alors plus personne pour relancer la machine financière qui ne pourra que s’écrouler à son tour.

Tout le problème de ce désastre inévitable est que seule une inversion des logiques financières de la mondialisation libérale peut interrompre la spirale d’effondrement. Mais le temps est compté car ce sont des réformes majeures qu’il faudrait introduire dans le système financier mondial et l’on voit que, même pour renflouer le système sans le réformer, les pays membres de l’euro ne parviennent pas à s’entendre. Une crise systémique de fond et une crise conjoncturelle massive se conjuguent dans le même temps, alors que les solutions à la première sont incompatibles avec celles de la seconde. Pour mettre fin en effet à ce système intrinsèquement pervers, il faudrait remettre à plat la finance mondiale et redonner aux Etats les moyens de contrôler leur monnaie, leur système financier et leur économie en reprenant la main au secteur financier. Mais l’urgence impose qu’ils s’endettent toujours plus pour sauver ce système financier qui est un gouffre sans fin et qui menace en permanence de s’écrouler ce qui les privent ainsi de toute possibilité d’action.


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