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Le nuage du Liborgate s’est-il arrêté aux frontières de la France ?

La rédaction

Liborgate : on parle de quoi ?

Fin juin, quelques mois à peine après la perte colossale de plus de 4 milliards de dollars par la filiale anglaise de la banque JP Morgan, suite à une opération hyper-spéculative qui a mal tourné, le monde apprenait avec stupeur l’existence d’une fraude bancaire bien plus énorme encore.

La banque britannique Barclays, l’une des premières au monde, a été attrapée, par les services américains et anglais de lutte contre la fraude, avec un certain nombre de ses consœurs, à manipuler à leur profit le Libor, le taux du marché interbancaire Londonien qui sert de base aux calculs des crédits immobiliers, des prêts aux entreprises, aux collectivités territoriales...

Depuis que les banques centrales ont abandonné l’émission monétaire aux banques privées, ce taux est établi tous les jours après consultation des 18 méga-banques internationales. Le total des produits financiers qui utilisent ce taux comme référence, est estimé par les spécialistes à plus de 350 000 milliards d’euros par an ! On peut s’imaginer ce que représente en gain une manipulation, aussi faible soit-elle, à la hausse ou la baisse de ce taux !

Surtout, le message que tout ceci a communiqué aux groupes les plus fortunés, comme aux classes moyennes et populaires, est que la finance folle continue à sévir de plus belle, malgré la grave crise financière qui secoue le monde depuis 5 ans et qui à conduit les gouvernements à imposer des mesures d’austérité draconiennes aux populations, en Irlande, en Grèce, en Espagne et désormais chez nous.

C’était le scandale de trop qui a fait sortir de leur tanière une partie des poids lourds de la finance de Londres, la plus puissante au monde, pour réclamer une séparation totale des banques sur le modèle du Glass Steagall Act adopté par le Président américain Franklin Delano Roosevelt en 1933 pour sortir de la dépression des années 30.

Car s’il y a quelque chose de particulièrement développé chez celle que Charles de Gaulle appelait « la perfide Albion » — comprenez l’Empire britannique—, c’est bien son sens inénarrable de la survie.

Face à la menace de tout perdre que lui font courir les éléments les plus irrationnels de la finance folle, ces puissants intérêts sont prêts à passer par pertes et profits les emprunts toxiques détenus par leurs établissements financiers pour ne sauver que l’épargne et l’argent indispensables à l’économie.

Le Glass Steagall, en séparant totalement les banques d’affaires spéculatives et celles de dépôt et de crédit, permet à l’Etat de ne protéger que les secondes, et de laisser tomber les premières si elles ont spéculé et perdu.

Depuis le 4 juillet, les appels en faveur du Glass Steagall de Roosevelt, venant de l’élite financière britannique se multiplient : c’est devenu la ligne de conduite du Financial Times, le plus important quotidien de la City de Londres ; de Lord Myners, ancien Secrétaire aux services financiers sous Gordon Brown, directeur au fonds d’investissement RIT Capital Partners de Lord Jacob Rothschild et éditeur des quotidiens The Guardian et The Observer ; et de Peter Hambro, un magnat de l’or et l’un des héritiers de la célèbre dynastie bancaire anglo-danoise Hambros Bank !

Aux Etats-Unis aussi, le scandale fait tâche d’huile : le secrétaire au Trésor d’Obama, Timothy Geithner pourrait perdre son poste, ayant été au courant de l’affaire depuis 2007 et n’ayant rien fait en substance pour l’empêcher. Deux méga-banques américaines, JP Morgan et Citigroup, sont citées dans cette affaire. Le Congrès vient de se saisir de l’enquête. En Allemagne, la Deutsche Bank est sous le collimateur de la justice.

Et alors que partout, les factions qui veulent réguler le système financier saisissent ce scandale pour imposer la loi à la finance folle, en France, silence radio ! Les trois « vieilles »Crédit Agricole, Société Générale et BNP-Paribas – se cramponnent au modèle de Banque universelle qui, avec son mélange des genres (spéculation, assurance, épargne et crédit à l’économie), met notre existence et celle de notre pays en grave danger.

Levons-nous. Osons exiger avec Jacques Cheminade, auprès des élus et d’autres responsables, qu’une fin soit mise à ces pratiques.

Signez l’Appel à un Glass-Steagall global.

Voir les 3 commentaires

  • petite souris • 21/07/2012 - 15:48

    La banque britannique Barclays, l’une des premières au monde, a été attrapée, par les services américains et anglais de lutte contre la fraude, avec un certain nombre de ses consœurs, à manipuler à leur profit le Libor, le taux du marché interbancaire Londonien qui sert de base aux calculs des crédits immobiliers, des prêts aux entreprises, aux collectivités territoriales...

    Un véritable scandale ! un cataclysme mondial dans ses conséquences......

    Quel silence dans nos médias !!!

    Mais l’espoir pour les populations de savoir qu’un Glass-Steagall act est possible et voulu par la perfide Albion ......

    Quel silence de nos politiques surtout de not’ président et de son opposition !!!!

    Répondre à ce message

  • michel49 • 19/07/2012 - 09:32

    On comprend pourquoi A.Hitler, financé par les banques de la City, a fait semblant d’envahir le UK.

    Répondre à ce message

  • Pic et Puce • 18/07/2012 - 21:04

    Et pourquoi pas une pétition ? Je la signe tout de suite !

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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