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Devenir une région industrielle de pointe

La rédaction

La Bretagne est l’une des régions françaises ayant le mieux maintenu son emprise industrielle, se plaçant au 6ème rang national. Depuis 2000, les emplois industriels bretons ont certes reculé d’un peu plus de 5%, mais au niveau national, ils ont baissé de 11% sur la même période. Ils représentent 24% des investissements des entreprises et 19% de la richesse bretonne. Notre principal atout est la qualification de notre main d’œuvre (la qualification bretonne est supérieure à celle de la France de 5 à 10 points selon les secteurs) et son fort taux de scolarisation. Le succès se manifeste dans les diplômes de l’enseignement technique (CAP, BEP, BTS…). La Bretagne dispose aussi de fortes capacités en matière de R&D : elle est la 4ème région de France pour les dépôts de brevets.

Les problèmes qui se posent sont cependant typiques d’une économie arrivée à la fin d’un cycle :

  • Dépendance vis-à-vis de quatre filières qui représentent à elles seules près de 60% de l’emploi industriel : l’agroalimentaire (IAA, un tiers de la main d’œuvre totale et plus de 40% des entreprises), l’automobile, les équipements électriques et électroniques (TIC, fabrication d’appareils électroniques, multimédia, optique et télécom) et la construction navale.
  • Surreprésentation de salariés et d’ouvriers travaillant dans des secteurs faiblement rémunérateurs dans les conditions actuelles (agriculture, pêche, agroalimentaire, BTP). Conséquences : une pénibilité du travail préoccupante et un nombre relativement élevé d’accidents du travail.
  • Départ des jeunes diplômés les plus qualifiés.
  • Déséquilibres territoriaux entre est et ouest, nord et sud, littoral et Bretagne centrale, avec, au centre, une fragilité de nombreux bassins à dominante rurale, axés sur les seules industries agroalimentaires.
  • Insuffisance d’investissements extérieurs directs.
  • La génération des chefs d’entreprise qui ont fait la Bretagne d’aujourd’hui arrive à l’âge de la retraite.
  • Une part non négligeable des entreprises créées disparaît, le manque de repreneurs se fait ressentir dans les secteurs industriel et artisanal, et même lorsqu’il y a des repreneurs potentiels, l’adéquation entre l’offre et la demande est insuffisante.
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Bien entendu, c’est aux entreprises qu’il appartient de créer des conditions de conduite du changement anticipatrices. Cependant, la région doit être l’instance qui construit leur milieu de vie et repense les bases mêmes du système productif pour trouver les principes d’une nouvelle dynamique de croissance, d’un nouveau cycle. Elle doit définir un horizon – c’est notre « second miracle breton » – en donnant une impulsion à la fois plus innovante et plus spécifique à la stratégie régionale de développement économique. Elle doit pour cela améliorer l’efficacité du dispositif de veille pour détecter les activités de demain, constituer et animer un réseau de correspondants au sein des diverses structures régionales volontaires, aider à la création d’entreprises dans les secteurs les plus prometteurs et les accompagner. Bref, la région doit être réellement le pilote de la Bretagne dans une phase de mutation critique, et non une instance se bornant à coordonner et à promouvoir les intérêts en place. Elle doit constituer un réel pouvoir face aux banques et aux cartels de l’agroalimentaire et non un acteur de plus.

La région dispose pour cela de divers organismes qu’elle a créés :

  • l’Agence économique de Bretagne (ex ARDE, créée en 2006), pour appliquer la stratégie régionale de développement économique, s’appuyant sur deux composantes, Bretagne innovation (agence régionale de promotion et de soutien de l’innovation, en particulier pour les PME innovantes) et Bretagne international (agence de prospection d’investisseurs directs étrangers, qui accompagne les entreprises bretonnes dans leurs démarches d’exportation et de partenariat).
  • Des pôles d’excellence structurés, dont le 2ème pôle français en matière de télécommunications et les pôles Mer Bretagne, Valorial- L’aliment de demain et compétitivité automobile haut de gamme.
  • Le Fonds pour l’innovation en Bretagne, en partenariat avec Oséo-Anvar, et les Contrats pour la performance et le développement de l’emploi durable, avec les réseaux de compétitivité Performance Bretagne et Plato.
  • Le Programme régional de création d’entreprises (PRCE)
  • Le cercle régional des organismes de financement, piloté par l’Agence économique Bretagne.

Tout ce dispositif, qui a été mis en place au cours de ces dernières années, est extrêmement utile. Toutefois, il faut l’animer en fonction de notre projet, qui est une révolution dans la production en vue de faire entrer la Bretagne dans le XXIe siècle, et non aménager le modèle précédent.

Cela suppose d’étendre les compétences de l’Agence économique pour en faire un véritable centre de planification indicative régionale et de stratégie industrielle du futur. L’Agence est dotée actuellement de treize permanents, aux profils et parcours variés, mais aucun ne relevant du domaine industriel, agricole ou agroalimentaire. Ils sont de formation sciences politiques, marketing, sciences humaines, finances ou commerce, mais aucun n’est ingénieur ni technicien. C’est un choix, mais ce n’est pas le nôtre. Notre conviction la plus forte est que la Bretagne de demain ne pourra se résumer à être une terre d’accueil pour les revenus de transfert et de tourisme.

Pour devenir l’économie à technologie avancée qui attirera sur notre territoire les meilleurs, dans tous les domaines, il faut au sein de l’Agence des acteurs de l’économie productive plus que des administrateurs ou des commerciaux, des chercheurs, des ingénieurs et des agriculteurs formés aux techniques nouvelles. C’est ceux-là que nous recruterons en priorité, sans pour autant négliger l’expérience et la compétence des actuels dans leur domaine. Le tournant doit ainsi être pris, le plus rapidement possible, car le défi des productions et des emplois qualifiés du futur n’est pas pour demain, mais ici et maintenant.

Les fonctions de veille et d’intelligence économique, de promotion de l’innovation économique et sociale, d’orientation et de suivi des projets d’investissement ainsi que de création et de transmission d’entreprises seront mises au service des orientations du futur définies dans notre projet. Cela ne se fera pas d’un seul coup, mais en identifiant dans tous les secteurs ce qui émerge, et en orientant les pôles d’excellence et les clusters en fonction de ce grand dessein régional.

Celui-ci ne doit pas tomber du ciel, mais être discuté dans un contexte citoyen, électoral et de rassemblement de tous les acteurs du développement : élus régionaux, départementaux et locaux, partis, syndicats, patronat, organismes de développement départementaux et chambres consulaires, chambres d’agriculture.

La Bretagne du futur ne pourra pas être faite par des experts, des administrateurs et leurs instruments statistiques, mais par les partenaires d’une dynamique, inspirés par des éclaireurs dotés des moyens de financement leur permettant de réaliser leur projet (cf. notre argumentaire « Pour une région inspiratrice »). L’abandon du désastreux modèle financier, néo-libéral ou dirigé, des quarante dernières années est à ce prix : une participation citoyenne à la dynamique de l’avenir. L’alternative est non seulement un effondrement économique, mais une désintégration sociale et une perte de notre vouloir vivre en commun : une barbarie sans repères et sans respect pour l’autre.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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