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Fiches-programme

Formation professionnelle :
relever le défi des injustices et des mutations économiques

La rédaction

La formation professionnelle est l’une des compétences fondamentales des régions. Le défi qu’elle doit relever est double : fournir une seconde chance à ceux qui ont manqué la première, c’est-à-dire corriger les injustices sociales, et en même temps fournir les emplois qualifiés nécessaires aux légitimes mutations économiques. Ainsi la nature de la formation ne peut être séparée de l’objectif de notre projet pour la Bretagne de demain, à laquelle tous doivent participer. Le droit à la formation doit devenir un droit universel reconnu à chacun et exerçable pour des métiers de l’avenir.

Trois insuffisances graves apparaissent aujourd’hui partout en France :

  • Ce sont les personnes déjà les mieux formées qui bénéficient le plus des formations. Pour deux raisons : d’une part les donneurs d’ordre que sont les entreprises forment ceux dont elles ont le plus besoin, c’est-à-dire ceux qui sont déjà formés et qu’elles entendent perfectionner ; d’autre part, les travailleurs déjà qualifiés sont mieux au courant des formations et ont plus d’appétence pour en bénéficier.
  • Les formations sont trop axées sur des logiques de branche, et non interprofessionnelles.
  • Les organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA) sont organisés par branche, et servent trop souvent de moyen pour obtenir la bienveillance des syndicats du fait de l’insuffisance du système « officiel » de financement de la vie syndicale.

En Bretagne, conformément à notre projet, notre but est au contraire d’intégrer tout le monde dans un processus créateur avec un esprit pionnier.

Nous y disposons pour cela de plusieurs atouts. Il s’agit :

  • de l’Agence économique de Bretagne, qui doit donner le la économique en définissant non pas une Bretagne du tourisme-hôtellerie-résidentiel-services, mais une Bretagne de la connaissance et des technologies de pointe industrielles et agricoles, celle de notre « second miracle économique breton ».
  • de la Direction régionale du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle (DRTEFP), qui coiffe le secteur.
  • du GREF (Groupement d’intérêt public emploi formation), financé par l’Etat et le Conseil régional, qui est l’instrument pour faciliter la cohérence et la pertinence des politiques publiques en matière de formation professionnelle et d’emploi. Il fournit son appui aux acteurs régionaux, aux Maisons de la formation professionnelle et aux Maisons de l’emploi. Il informe et assure la sécurisation des parcours professionnels, participe à la validation des acquis de l’expérience (VAE), organise des actions de formation en faveur des demandeurs d’emploi en situation de handicap, lutte contre l’illettrisme et suscite des Ateliers des savoirs fondamentaux.
  • pour les emplois de demain, l’on dispose des plans régionaux de développement des formations (CPRDF), tandis que les Fonds paritaires de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP) favorisent une intégration « durable » des demandeurs d’emploi et des salariés en difficulté.

Le problème n’est donc pas l’existence d’organismes, mais la définition politique de leur fonctionnement et leur coordination avec un pilotage de projet.

Il faut tout d’abord définir les priorités.

  1. Les secteurs prioritaires devront être les technologies de pointe associées à nos projets de transports (aérotrains, voitures électriques, conversion du secteur automobile…), le nucléaire de la quatrième génération, l’agrobiochimie et l’espace maritime. Or si l’on examine aujourd’hui ce qui est offert par exemple par le CLPS, le premier organisme de formation privée en Bretagne, ou la Faculté des métiers (Rennes-Bruz), l’on s’aperçoit que leur priorité va aux services, au commerce, à l’hôtellerie-restauration, la bureautique, l’artisanat, la propreté, hygiène et sécurité. Loin de nous l’intention de nier l’utilité de ces formations, mais à elles seules, elles ne peuvent constituer la base pour une Bretagne du futur. Il y a donc un changement d’orientation à effectuer, qui ne peut venir que d’un engagement du Conseil régional. Les services devront alors être intégrés dans un essor industriel et agrobiochimique, et non constituer un modèle en soi.
  2. Les bénéficiaires prioritaires de cette formation doivent être ceux qui en ont le plus besoin : les jeunes insuffisamment qualifiés, les chômeurs de longue durée, les femmes cherchant un emploi après leur maternité et tous les salariés en difficulté d’insertion. Cette politique signifie une rupture avec l’actuelle, qui doit être vue comme un engagement fondamental par tous les organismes impliqués.
  3. Pour pouvoir le faire, il faudra procéder, en Bretagne comme dans toute la France, à trois choses. La première est de soumettre les organismes de formation à un réel contrôle de compétences et de parcours. La région doit s’appuyer sur l’Office professionnel de qualification et des organismes de formation (OPQF), en renforçant ses moyens, pour mieux évaluer. La seconde est de fournir à chaque salarié un droit à la formation attaché à sa personne, garanti par la région, soit sous forme d’un compte d’épargne-formation, soit d’une cotisation sociale gérée par un organisme paritaire. La troisième est, pour éviter les combinaisons actuelles et toute tentation de dépendance à l’égard d’intérêts privés, que la puissance publique participe officiellement au financement des syndicats. L’Etat et les régions doivent débattre de ce point socialement fondamental.
  4. La formation devra être, conformément aux orientations définies par les Ateliers de la formation professionnelle, organisée sur une base interprofessionnelle « ouverte », et non plus strictement par branches.

Cette politique doit être épaulée par une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC), dont les diagnostics doivent accompagner les plans de formation, mieux préparer aux mutations et permettre d’établir une carte des métiers et de leur évolution prévisible, suivant les grandes lignes du passage d’une économie financière prédatrice à une économie au service de la création humaine. Cette gestion se fera, bien entendu, en coordination avec l’Agence économique de Bretagne, dont les missions seront redéfinies.

Enfin, pour donner une chance nouvelle à ceux qui ont subi de plein fouet les effets de la crise et d’une société destructrice des capacités créatrices humaines, deux possibilités doivent être également utilisées par la région dans le contexte que nous venons de définir.

La première est une participation au comité stratégique de l’Agence spécifique qui doit être mise en place pour gérer le service civique (la loi vient d’être adoptée par les députés le 4 février). La région peut, par exemple, organiser des centres de formation professionnelle pour le service civique, recevant les jeunes en grande difficulté d’insertion ou victimes d’addictions incapacitantes. Un milieu à l’écart de leur environnement habituel, dans lequel ils bénéficieront d’un suivi spécifique, constituera un point de départ pour leur réintégration, surtout si des retraités sont associés à leur tutorat dans une société qui ne soit plus déterminée par le gain immédiat mais par le service des générations futures.

La seconde concerne les Ecoles de la deuxième chance (E2C) lancées en 1996, dans lesquelles chaque jeune participe en alternance à des cours magistraux à l’école et à des stages en entreprise. La région devra davantage s’associer à l’Etat, aux départements, aux chambres consulaires et à l’Europe pour mettre en place ces écoles, elles aussi associées au projet d’ensemble de la région.

La politique de formation professionnelle, devons-nous dire en conclusion, n’est pas une chose en soi. Il faut qu’elle constitue un ensemble, avec un projet politique, qui est ce que nous proposons. Ainsi, par exemple, améliorer l’offre de transport dans les territoires favorisera la mobilité et l’intégration professionnelles. Car tout se tient.

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Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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