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Pour une vision à long terme de la pêche et de l’aquaculture

La rédaction

La demande de poisson croît en France, plus vite encore que dans les autres pays européens. Les Français en consomment chaque année environ 24 kg par habitant, dont seulement 12 à 15% proviennent de l’aquaculture. Les consommateurs demandent de plus en plus des produits déjà élaborés et non du poisson frais, ce qui pose le problème de la transformation. Il y a, dans ce contexte de développement de la consommation, une diminution constante des apports par la flottille nationale (notre déficit commercial des échanges de poisson dépasse 400 000 tonnes) et il n’y a pas eu de création d’entreprises piscicoles en France depuis 1997, car les délais requis pour obtenir les droits d’exploiter sont trop longs et les coûts de plus en plus dissuasifs. Il s’agit là d’un véritable scandale économique et humain.

La Bretagne souffre particulièrement de cette crise, car elle est la première région française pour la pêche (43% du volume des ventes, 6000 marins pêcheurs sur les 24 000 en France et environ 1500 bateaux de pêche, dont 80% inscrits en petite pêche ou pêche côtière). Le niveau de vie des pêcheurs baisse en même temps que se produit une surexploitation des ressources halieutiques dans une course en avant pour la survie.

Dans ce domaine, la région dispose de peu de compétences pour agir directement. Cependant, elle peut intervenir indirectement et en faisant valoir son droit à l’initiative en faveur d’un élément fondamental de la vie économique bretonne.

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Les résultats de la Politique commune de la pêche, définie en 2002, sont, de l’aveu même de la Commission européenne, désolants  : « L’ensemble des objectifs arrêtés en 2002 pour garantir la viabilité des pêcheries n’a pas été atteint » . Aussi, la Commission a lancé en 2009 un grand débat public sur la pêche visant à une réforme de cette politique commune. Le rapport définitif sur la consultation (Livre vert) sera présenté en mars 2010 et l’évaluation devrait être prête à l’automne. Beaucoup voient les choses se dérouler au-dessus de leurs têtes, malgré toutes les réunions ou assemblées organisées, et pensent que « tout est planifié pour faire disparaître à petit feu le secteur de la pêche en France ».

Nous répondons qu’il faut faire autrement, en mobilisant tous les moyens de la région. Cela suppose une vision à long terme et une volonté politique. Pour nous, l’avenir c’est la protection des flottes côtières artisanales (poisson de proximité et de qualité) ; l’extension des efforts contre la pêche illicite non déclarée ; le maintien de la pêche hauturière avec des méthodes plus respectueuses des ressources futures (conservation des espèces), à condition d’établir un juste prix du poisson, comme pour l’agriculture ; la traçabilité de la production tout au long de la chaîne commerciale ; l’implantation des usines de transformation près des lieux de débarquement et une politique volontariste de soutien à la pisciculture marine, y compris avec des aides au développement de fermes marines loin de la frange côtière. Face à la demande croissante de poisson, nous sommes convaincus qu’il est impossible d’envisager l’avenir de l’aquaculture sans faire référence à la pêche, et réciproquement.

L’impératif de protection doit être appliqué contre ceux qui se déplacent avec de véritables usines flottantes détruisant l’Océan, comme s’il était un milieu où l’on peut prélever quasiment sans limites. Pour lutter contre ces pratiques dans les eaux bretonnes, il nous faut une organisation de gardes-côtes familiers de notre environnement pour faire appliquer les réglementations. Il faut aussi lutter contre l’importation des produits issus de ces pratiques.

Le juste prix du poisson doit découler d’une nouvelle approche européenne qui ne soit pas basée sur la concurrence sauvage et trop souvent faussée. Notre région doit être en pointe pour défendre cette approche, la seule compatible avec une réduction temporaire des prises, accompagnée d’une amélioration du niveau de vie des pêcheurs.

La traçabilité suppose un label qualité et d’origine. Nous pensons qu’il doit être unique pour la Bretagne et nous aimerions l’appeler « Poisson marin Bretagne » . Cependant, c’est un domaine où les intéressés sont plus compétents que nous et doivent faire valoir leurs idées.

Le nouveau type de pêche à mettre en place devra assurer à tous, répétons-le, les meilleures conditions d’exercice de leur métier, notamment en ce qui concerne le prix du carburant. Celui-ci devra être défini en fonction du juste prix du poisson, et non en être comme aujourd’hui totalement découplé.

Une planification indicative à long terme doit être mise en place, pour définir les objectifs de pêche, les rapports pêche marine-aquaculture, les contraintes environnementales et de développement économique. La région doit fixer l’horizon, notamment pour encourager les travaux interdisciplinaires (biotechniques, environnementaux et socioéconomiques).

L’aquaculture doit pouvoir enfin démarrer en Bretagne, et les aquaculteurs être acteurs à part entière de l’aménagement du littoral et des nouveaux espaces marins éloignés des zones côtières, où pourront s’implanter des fermes marines. Une aquaculture responsable (norme iso 14001) doit être encouragée, et l’accélération des travaux Ifremer-Inra sur la substitution des huiles et farines de poisson par des produits d’origine végétale et les algues (UMR-Nuage Inra-Ifremer, dont fait partie Ifremer Brest), doit permettre de résoudre les problèmes de rejets. L’accessibilité aux sites aquacoles doit être facilitée par un zonage préalable des espaces favorables à l’aquaculture, qui permettra d’accélérer le traitement des dossiers AECM (autorisation d’exploitation des cultures marines) et ICPE (installations classées pour la protection de l’environnement), en rendant notamment les études d’impact moins coûteuses. La France étant en très bonne position pour les écloseries, l’objectif serait de parvenir à un circuit intégrant la bordure côtière (écloserie, pré-grossissement, base à terre d’exploitations off shore) à des sites à quelques kilomètres de la côte (cages de grossissement off shore). L’avantage en est une moindre dépense d’énergie et un meilleur contrôle de l’environnement.

La région doit soutenir l’adoption d’une loi d’orientation pour la pisciculture, essentielle pour l’avenir de la filière poisson en France, en s’inspirant des exemples asiatiques et de la réactivité de la filière norvégienne.

Notre but est de sauver la pêche bretonne en valorisant le métier et de promouvoir en même temps des activités durables, non saisonnières, contrebalançant le poids excessif du secteur touristique, contribuant à l’aménagement du littoral et rééquilibrant le tissu économique local.

La région doit ainsi devenir un « nid d’idées » qui enrichissent un débat fondamental pour notre avenir alimentaire et le maintien de ce qui est porteur de futur dans nos traditions.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Jacques Cheminade
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