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Une Bretagne phare du monde, pas une loupiote !
La fraude des énergies renouvelables

La rédaction

Grâce au soutien apporté par notre classe politique – tous marchant d’un seul pas à la flûte des financiers – un effort énorme, subventionné massivement par les Etats et donc par les contribuables que nous sommes, s’est mis en route pour augmenter la part des énergies renouvelables dans la consommation totale d’énergie à 23 % d’ici 2020. Le paquet-climat en voie d’application en Bretagne n’est que la déclinaison régionale de cette politique européenne.

Le boom de la bulle verte

Sur le total d’énergie primaire qu’elle consomme (7373 kilotonnes équivalent pétrole en 2008), la Bretagne ne produit que 8 %. Mais pour réduire cette dépendance, on ne nous propose pas un nucléaire plus sûr et performant comme nous le préconisons. Au contraire, l’Etat et les élus régionaux ont décidé d’organiser le développement ultrarapide de technologies du Moyen-Age, telles que moulins à vent, solaire, énergie marémotrice et même le retour aux chaufferies de bois pour l’habitat.

Résultat, les éoliennes connaissent une expansion fulgurante depuis 2006, date à laquelle démarrent les juteuses subventions aux renouvelables. Partant de presque zéro en 2000, en 2008 le parc d’éoliennes en Bretagne représentait, en puissance construite et accordée, 436 éoliennes pour une puissance totale de 691 MW. En 2010, la production devrait atteindre 15 % de la consommation des énergies primaires renouvelables, et 21 % en 2011.

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Et Jean-Yves Le Drian, président du Conseil régional, a d’autres projets proprement éléphantesques. Cet homme qui ne craint pas de se montrer avec Arnold Schwarzenegger, le « terminator » de la Californie, déclarait en décembre 2009 que l’objectif régional de 1000 MW en 2010 dans l’éolien terrestre serait atteint et annonçait deux très gros projets d’éolien « off shore », de 500 MW chacun, pour 2015. Poweo est déjà dans les starting-blocks avec un projet de 35 libellules géantes prévues à une distance de 9 à 15 km du Cap d’Erquy, près de la baie de Saint-Brieuc.

Le solaire photovoltaïque (production d’électricité directement à partir de panneaux solaires) et thermique (qui transforme les rayons en chaleur pour le chauffage et l’eau chaude des habitats) connaît une progression tout aussi fulgurante. Presque inexistant en 2006, le photovoltaïque a produit près de 1 GWh en 2008, provenant de 660 contrats de particuliers qui s’équipent chez eux et revendent l’électricité produite à EDF, qui centralise la distribution. Du côté du thermique, 3000 installations couvrant 25 000 m² ont produit environ 10 GWh en 2008.

Deux autres renouvelables valent la peine d’être mentionnées tellement elles symbolisent ce retour en arrière. Beaucoup de Français sont toujours à se chauffer au bois bûche et en Bretagne, cet usage représente 56 % des énergies primaires renouvelables consommées en 2008. Pour faire face aux factures de chauffage, dans la journée, on réduit la température chez soi à 17 °C et le soir on fait l’appoint avec de petits chauffages au bois ! Grâce aux subventions publiques, les chaufferies de bois reviennent en force, atteignant 250 GWh de production en 2008 !

L’hydraulique représente enfin 9 % de la consommation d’énergies primaires renouvelables de la région en 2008. La quasi-totalité de cette source provient de l’énergie marémotrice captée par l’usine de la Rance (558 GWh de production en 2008). Les remarques de Charles de Gaulle inaugurant cette usine le 26 novembre 1966 sont tout à fait intéressantes. Après les éloges habituels sur le travail accompli, il dit à René Pléven : « C’est une magnifique réalisation qui fait honneur à notre pays. Mais je ne crois pas que nous en referons. Cela coûte trop cher. Et puis, il y a maintenant les centrales nucléaires. Enfin, cela permettra de développer le tourisme dans la région ! »

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Des renouvelables aux frais du contribuable

Mais qui paie pour cette fuite en avant dans les renouvelables ? C’est le contribuable et le citoyen que nous sommes à qui l’Etat inflige une double peine : 1) nous payons d’abord pour les subventions aux renouvelables qui, sans cela, ne pourraient se développer, sous la forme de la Contribution au service public de l’électricité (CSPE) ; 2) nous payons ensuite l’endettement croissant de l’Etat, résultant d’une économie fondée sur des énergies dont l’effort mis à les produire est plus grand que celui qu’on en retire.

Pour bien comprendre la folie qui a saisi nos gouvernements et les gains fabuleux que certains retirent de la croissance verte, comparons les prix payés par EDF pour les différentes énergies. L’électricité provenant du nucléaire oscille entre 2 et 4 centimes d’euro par kWh. Pourquoi alors Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy ont-ils décidé d’accorder un prix de subvention de 8 centimes d’euro aux éoliennes, prix que les constructeurs tentent de faire monter à 16 centimes le kWh pour l’éolien « off shore » ? La subvention délirante de 58 centimes accordée au solaire intégré au bâti a même abouti à une spéculation folle fin 2009, obligeant l’Etat à dénoncer tous les contrats passés à partir du mois de novembre. Craignant une réduction de la subvention en 2010, la demande de contrats pour les subventions est passée soudain de 5000 par mois à 3000 par jour ! Garantis par l’Etat pour une durée de 20 ans, ces demandes auraient porté l’ardoise de l’Etat à 56 milliards d’euros d’ici 2020 et augmenté nos factures de 11 % pendant la même période !

Le Moyen-Age camouflé par la modernitude

La clairvoyance du général de Gaulle fait que la France dispose aujourd’hui, avec le nucléaire, d’une énergie abondante et bon marché, indépendamment des aléas géopolitiques. Le nucléaire fourni 70 % de l’électricité que nous consommons, à des prix hors concurrence et pour un rendement énergétique à des années lumière des autres énergies. Rien ne justifiait l’abandon du privilège du nucléaire, rien, si ce n’est la croisade du réchauffement climatique avec tout ce qu’elle a d’idéologique (promotion d’une vision malthusienne réactionnaire chère à l’Empire britannique) et tout ce qu’elle a d’un énorme business – spéculation financière sur les droits aux émissions de CO2 dans des bourses de carbone, et une croissance verte dont les investissements massifs ont dopé les affaires de l’oligarchie au pire moment de la crise. Sous prétexte de créer des emplois non délocalisables, l’Etat finance ainsi des chimères énergétiques et nourrit, avec l’argent du contribuable, la rente publique qui fait vivre une foule de profiteurs et de spéculateurs.

Même dopées à l’électronique, les renouvelables ne pourront pas nous assurer un niveau de vie comparable à celui des meilleures années d’avant crise, pas plus qu’un cavernicole pendu à son iPhone ne serait capable de construire une société de progrès.

Le critère décisif

Chaque source d’énergie a une capacité intrinsèque de fournir un travail qui correspond à sa « densité de flux par unité de surface et par opérateur ».

Le rendement des éoliennes dépend des aléas du climat. Une éolienne de 2 MW de puissance ne fonctionne à plein rendement qu’une partie du temps. Son taux de « charge » n’est que de 15 à 20 % pour les éoliennes terrestres et de 35 % pour une éolienne off shore. Une centrale nucléaire, en revanche, fournit presque toute sa puissance (98 %) jour et nuit.

Pour le solaire, sa capacité de travail est définie par l’ensoleillement. Mesurée en watt par mètre carré à la surface de la terre, cette densité de flux d’origine est dans nos latitudes de 200 à 350 W/m². Même si toute l’énergie solaire captée pouvait être convertie, elle n’alimenterait, pour 1 m² de surface, que deux ampoules de 100 W, et ceci seulement dans la journée ! L’Australie songeait à construire la plus grande centrale solaire photovoltaïque du monde utilisant des collecteurs solaires héliostatiques ultramodernes. Elle aurait coûté 420 millions de dollars pour une capacité totale de 154 MW, avec un taux de charge effectif de 270 GWh annuels. Une centrale d’un GW de puissance effective coûterait environ 13,6 milliards de dollars, contre 2 milliards pour une centrale nucléaire ordinaire. Et nous n’évoquons pas ici le temps de construction ni l’espace occupé.

Autre mesure clé du rendement énergétique des différentes sources, la quantité de combustible nécessaire pour générer la même quantité d’énergie. Le tableau ci-dessous montre qu’avec un grain d’uranium, on peut produire autant d’énergie qu’avec 23,5 tonnes de bois sec !

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

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Jacques Cheminade
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