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Oui au Grand Paris Express - Non à l’austérité Express

La rédaction

Intervention des militants S&P lors du discours de Jean-Marc Ayrault sur le Grand Paris à l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée le 6 mars.


Tract distribué :

Oui au Grand Paris Express
Non à l’austérité Express

Disons-le d’emblée, le Grand Paris Express (GPE) est un grand projet utile qui permettra de résoudre les problèmes actuels, causés par 30 ans d’inaction publique. Mais ça ne suffit pas pour en faire un bon projet. Car il se fait encore au détriment de l’infrastructure nationale dans un contexte de rigueur budgétaire castratrice. Même le Ministre des Transports, Frédéric Cuvillier l’a reconnu en octobre 2012 : « le Schéma National des Infrastructures de Transport (SNIT) n’est plus compatible avec l’objectif de retour à l’équilibre des finances publiques ».

La décision a donc été prise de considérer les fonds alloués aux infrastructures comme une variable d’ajustement. Déjà, le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault envisage de n’octroyer le milliard d’euros de dotation pour le GPE qu’en 2015, « si nécessaire »... Le financement du GPE n’est donc pas garanti et notre pays n’est pas à l’abri des surprises de la crise qui remettraient en cause tout le projet.

Certes, le GPE a le mérite de montrer aux citoyens que l’infrastructure est une plate-forme économique indispensable à l’essor des capacités créatrices de l’être humain et au bien-être des populations. Il démonte l’idéologie libérale du « laissez-faire » en prouvant, par l’exemple, qu’il faut penser les contraintes physiques et sociales en amont avant de raisonner par les prix, et que la concertation publique est primordiale. De plus, avec un coût initial de 30 Mds€ (amputé de 4Mds€) et des recettes fiscales estimées à 60 Mds€ par an à partir de 2030, ce projet prouve que l’économie n’est pas qu’une question de coût. La compétitivité de l’industrie française dépend avant tout de l’investissement sur le long terme dans des technologies innovantes animant les forces productives de la nation de façon toujours plus efficiente. Ceci renvoie donc à la conception d’une économie physique, telle que l’a décrite Jacques Cheminade lors de la campagne présidentielle de 2012, opposée à la conception monétariste de rente financière et de spéculation fantasmatique.

En outre, le GPE est un projet qui peut mettre fin au « régime des partis » s’il est basé sur la défense du bien commun avant celle des intérêts privés.

Mais il faut regarder les choses en face. Malgré tous ses atouts, le GPE souffre d’être lancé dans un contexte européen d’austérité masquée sous des habits de « rigueur juste » et de renflouement des prédateurs financiers.

Deux visions de l’économie s’affrontent : celle qui dit qu’il faut des grands travaux pour sortir de la crise, et celle qui prétend que l’on n’a pas les moyens de lancer de grands travaux. Cette dernière idéologie est la plus dangereuse et la plus sournoise. Car la situation de carence budgétaire a, jusque-là, contraint les deux derniers gouvernements à sacrifier les infrastructures nationales au profit, donc, de la seule région parisienne. L’exemple du canal Seine-Nord (coût estimé : 4,3 Mds€) est emblématique de cet abandon. Celui des nouvelles lignes TGV au-delà de Rennes ou de Bordeaux en est un autre. Encore récemment, la Fédération Nationale des Travaux Publics (FNTP) a tiré la sonnette d’alarme en montrant que les investissements des collectivités territoriales pour les infrastructures d’eau, d’électricité et de transport sont en diminution constante et que la dégradation des canalisations, des lignes électriques, des routes et des ponts devient extrêmement préoccupante. La faillite de Dexia n’ayant rien arrangé.

Partout où l’exigence de compétitivité de notre économie physique requiert des investissements immédiats, les projets sont annulés, reportés ou... oubliés.

On ne pourra donc se réjouir du Grand Paris Express que lorsqu’une autre politique d’aménagement du territoire à l’échelle de la France et de l’Europe verra le jour. Pour cela, il faudrait d’abord sortir de l’idéologie, plus ou moins avouée, qui a donné naissance à l’idée du Grand Paris, à savoir, faire de Paris une « capitale-monde » dont l’excroissance urbaine deviendrait à terme cancéreuse et se ferait au détriment des villes petites et moyennes réparties sur l’ensemble du territoire et bénéficiant de peu de moyens d’interconnexion. Cette idée ne peut effectivement que satisfaire les promoteurs immobiliers et les sociétés d’investissement comme JP Morgan, qui espère déjà empocher 1,7 Mds€ grâce à l’appréciation des biens immobiliers le long du GPE, avant même le début des travaux !

A l’opposé de cette vision boulimique et prédatrice, il faut renouer avec l’esprit du Commissariat au Plan et de la DATAR, en promouvant des technologies révolutionnaires comme l’aérotrain de Jean Bertin, amélioré par les découvertes scientifiques récentes. Grâce à la grande vitesse, cela permettrait d’unir les villes moyennes, de mieux répartir la population et les capacités industrielles, évitant ainsi les bouchons, la pollution et le sentiment d’oppression. Une ceinture inter-régionale en aérotrain, couplée à un développement du TGV et des canaux à grand gabarit permettra à l’économie française de repartir, à l’industrie automobile de se reconvertir et à l’État de renflouer ses caisses.

Que manque-t-il, demanderez-vous, pour engager ce grand chantier ? Eh bien, une volonté politique de combattre le monde de la City et de Wall Street qui a créé cette hémorragie industrielle par la spéculation à court terme et qui concentre aujourd’hui tous les moyens d’action du crédit. Il ne faut donc pas plier devant les banques universelles et imposer la stricte séparation des banques, puis restaurer le système de crédit productif public autour d’une banque nationale, comme à la Libération. Car, comme le disait Louis Armand, le crédit est un « pari sur l’avenir ». Un pari sur ce qu’il y a de plus humain en l’homme, c’est-à-dire sa capacité de créer un futur pour plus de gens et plus de bonheur partagé.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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