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Non au Pacte budgétaire : C’est la France et l’Europe qu’on assassine !

La rédaction

Tract distribué à 50 000 exemplaires.


Nous sommes Européens de cœur et de raison. Nous sommes Français, c’est-à-dire porteurs d’une idée, d’une souveraineté, d’une espérance et d’une langue. C’est pourquoi, en tant que Français et Européens, nous rejetons le Traité de stabilité, de coopération et de gouvernance (TSCG) qui impose l’austérité aux peuples alors qu’on renfloue les casinos financiers qui ont joué et triché. Nous disons non à un texte contraire aux droits sociaux inscrits dans le Préambule de notre Constitution. Nous disons non à ce qui fait du mot Europe un repoussoir.

Comme personne n’a réellement expliqué ce qu’est ce pacte, nous le faisons ici. Quand on vote, la moindre des choses est de savoir les conséquences de ce qu’on décide. Cependant, dire non à ce qui est inadmissible ne suffit pas. C’est pourquoi nous nous battons pour l’alternative, une Europe des patries et des projets.

Le TSCG impose la destruction du pouvoir d’achat et de l’économie

Le Traité qu’on veut nous faire avaler est construit pour sauver le système de l’oligarchie financière en imposant le garrot aux Etats et aux peuples.

  • Son article 3.1b impose « une limite inférieure de déficit structurel de 0,5% du produit intérieur brut ». Cela veut dire, en clair, que les dépenses habituelles de l’Etat, des collectivités territoriales et de la Sécurité sociale doivent être plafonnées. On considère ainsi la santé comme une charge financière, et non comme un droit social, et on justifie le blocage des dotations publiques en faveur de l’allocation personnalisée d’autonomie, du RSA et de l’aide aux handicapés.
    Cette obligation se conjugue à l’engagement de respecter une limite de 3 % pour le déficit public global, comprenant l’ensemble des recettes et des dépenses. François Hollande s’y est engagé pour fin 2013. Pour y parvenir, il faudrait trouver 20 à 30 milliards d’économies supplémentaires, en plus des 30 milliards annoncés et des 7 milliards déjà votés cet été. C’est la recette pour détruire notre économie.
  • L’article 4 stipule que lorsque l’endettement d’un pays dépasse 60 % de son produit intérieur brut (PIB), il sera obligé de réduire la dette « à un rythme moyen d’un vingtième par an ». Notre endettement étant aujourd’hui d’environ 90 % du PIB, qui est de 1800 milliards, il faudra donc le réduire d’un tiers en 20 ans pour atteindre les 60 %. Cela fait 30 milliards par an à partir d’aujourd’hui, et bien plus à partir de 2017 puisque jusque-là, notre endettement va encore s’accroître. C’est une austérité sans précédent depuis 1945.
  • L’article 8-1 renvoie aux dispositions « contraignantes et permanentes » de l’article 3 et impose pratiquement une mise sous tutelle des fautifs. Ils devront, en vertu de l’article 5, présenter un programme « comportant une description détaillée des réformes structurelles à mettre en œuvre pour assurer une correction effective et durable ». Le Conseil et la Commission européenne approuveront ou imposeront des corrections. Cela veut dire en clair des « réformes » imposant une ultra rigueur budgétaire, le démantèlement des services publics et la « réduction du périmètre de l’Etat ». Pour contrôler le fonctionnement du garrot, l’Inquisition financière. De plus, si un Etat en soupçonne un autre de vouloir se dérober, il pourra saisir la Cour de justice européenne : la délation encouragée.

Pour les établissements financiers, le renflouement sans limites

Au contraire, les banques et les sociétés d’assurance, qui sont responsables de la crise, se trouvent arrosées de l’argent dont les peuples et les Etats sont dépourvus. Un argent émis par de faux monnayeurs, dont l’émission se fait sans contrôle d’élus des peuples.

Ainsi la Banque centrale européenne (BCE) a fourni, entre décembre 2011 et février 2012, 1000 milliards d’euros aux banques à 1 % sur 3 ans, en violation des règles qui la limitaient à assurer les trésoreries sur quelques jours. De plus, Mario Draghi a décidé de racheter les obligations des Etats européens en difficulté sur le « marché secondaire », c’est-à-dire de racheter des créances devenues douteuses aux banques qui les possèdent, en quantité illimitée et sans limite de temps. Enfin, le Mécanisme européen de stabilité disposera de 700 milliards pour continuer à arroser le système, sans contrôle des Etats qui auront mis les fonds à sa disposition. On parle même de 2000 milliards !

Ainsi se conjugue le pire du mal français et du mal allemand : renflouement à tout va des banques et rigueur destructrice pour les économies et les peuples, à l’avantage du système de l’oligarchie et de la grande lessiveuse de la City.

L’alternative

Il n’est pas d’issue qui ramène au passé. Il faut dégager la voie vers l’avenir, sans quoi un non ne mènerait à rien :

  • Mettre les spéculateurs hors d’état de nuire. Pour cela, il faut séparer les banques agissant sur les marchés, en arrêtant de les renflouer, des banques de dépôt et de crédit, qui doivent être protégées ou si nécessaire nationalisées.
  • Financer de grands projets, à l’échelle de l’Europe, de l’Eurasie, de l’espace méditerranéen et de l’Afrique, pour relancer l’économie mondiale et créer les conditions de la paix par le développement mutuel. Cela suppose de revenir à une politique de Banque nationale et de crédit public, ce que les dispositions actuelles de l’Union européenne interdisent.
  • Il faut donc sortir du carcan du système de la BCE et de l’euro, qui est un système monétariste servant l’oligarchie, pas pour passer à un repli national, mais pour refonder, en repartant de monnaies et de souverainetés nationales, une Europe exemplaire des patries et des projets, qui se substitue à l’Europe repoussoir qui nous a été imposée.

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  • Bertrand Buisson • 01/10/2012 - 14:38

    Les 3000 premiers exemplaires ont été diffés dimanche dans la manif du Front de Gauche ; un peu de mépris et beaucoup d’intérêt parmi la base militante, tout le contraire au sein du service d’ordre !
    Enfin bon, ça n’empêchera jamais les gens qui ont un cerveau de réflechir !!

    Répondre à ce message

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« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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