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Le handicap n’est pas un obstacle au militantisme

La rédaction

par Brigitte Martin
Militante Solidarité & Progrès, Moselle

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Le président Franklin D. Roosevelt dans son fauteuil roulant
Photographié seulement deux fois en fauteuil roulant, Roosevelt, paralysé, tira les Etats-Unis de la crise économique, remit les banquiers à leur place et organisa la défaite de Hitler pendant la Seconde Guerre mondiale.
Ainsi, son handicap ne l’a pas empêché de se faire une place d’honneur dans l’histoire.

Je suis arrivée en 1986, quand Solidarité et Progrès s’appelait le Parti ouvrier européen (POE), au moment où les mauvaises langues, à travers les médias, liaient le parti à l’assassinat du Premier ministre suédois Olof Palme. Si je m’étais arrêtée à ça...

L’essentiel était alors de me faire une place dans la société, qui plus est, une société qui ne voulait pas de moi. Ma venue au monde fut assortie d’un handicap physique (je me déplace en chaise roulante) auquel la société eut tôt fait de m’ajouter un handicap mental qui n’était pas, bien qu’elle eût grandement voulu qu’il existât.

Même si j’ai l’habitude, chez Solidarité et Progrès, de me mobiliser pour de nombreuses questions importantes, dont la lutte en faveur de la séparation stricte des banques, je vais me concentrer ici sur le problème du handicap, car le Républicain lorrain publiait justement, le 13 février 2013, un article intitulé « Il faut continuer à parler du handicap ». Je vais donc vous en parler, mais ce ne sera pas une habitude car je préfère en général parler d’autres choses.

Une rencontre s’est tenue à Metz le 20 février 2013. C’était le « Deuxième rendez-vous pour construire une société inclusive », organisée par l’Institut régional de travail social (IRTS) de Lorraine. Cette rencontre a tourné autour de la loi 2005-102 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Il s’agit d’un texte très important adopté le 11 février 2005, qui a permis de réaffirmer les droits des personnes en situation de handicap.

Au cours de cette journée, j’ai retenu trois intervenants :

M. Dominique Trabucco : chef de projets à la mission handicap à la ville de Metz et personne à mobilité réduite.

M. Trabucco a pris l’exemple du Centre Pompidou de Metz, extension de celui de Paris, qui a ouvert ses portes en 2010, cinq ans après la promulgation de la loi. Aujourd’hui encore, a-t-il dit, sa bibliothèque est inaccessible aux personnes en situation de handicap. Il y manque des aménagements pour les personnes sourdes et muettes, aveugles ou mal voyantes, et le lieu reste hors d’atteinte pour les personnes à mobilité réduite. Ces propos ont été confirmés par M. Jules Coly, chargé de l’accueil et de l’information des publics au Centre Pompidou.

Monsieur Trabucco reconnaît que les barrières sont dans les esprits et qu’elles doivent tomber. Il faut noter cependant que s’il était intervenu en temps et en heure, la bibliothèque serait accessible à tous. En n’étant pas dans l’action dans le cadre de son travail et en oubliant de saluer les personnes en situation pareille à la sienne, il met les barrières tout seul.

Monsieur Hamou Bouakkaz : adjoint au Maire de Paris, chargé de la démocratie locale et de la vie associative.

M. Bouakkaz n’a pas la vue mais il a un regard. Au cours de sa présentation intitulée « Un autre regard sur la société inclusive », il a montré ce que la France avait donné à lire et à écrire aux enfants sourds et muets, aveugles et mal voyants au cours des décennies. Ce bilan est très positif, mais la France, a-t-il conclu, a encore beaucoup à donner de ce côté-là.

Les éléments inclus dans sa conversation n’ont pas moins d’intérêt :

  • A propos de la cécité : « J’ai rencontré une personne qui me dit : "vous avez un sixième sens" ; j’ai répondu : "Je ne peux pas en avoir six, il m’en manque déjà un". »
  • A propos de ses origines : « Non seulement je suis aveugle, mais je suis arabe. Quand on se retrouve entre collègues, on discute, on prend un verre. Mon ordinaire, c’est l’eau, mais de temps en temps je prends un peu de champagne pour montrer que je suis intégré. »
  • Quant à ses souhaits : « Si on me donne le choix entre la vue et le voyage dans l’espace, je voyage dans l’espace. » Je répondis : « Moi aussi ! »
  • A propos de la société : « Si on ne veut pas avoir d’ennuis dans cette société, il faut être adepte du PIPE. Savez-vous ce que c’est ? Non ? Le PIPE c’est : "Pas d’initiative, pas d’emmerde". Comme je prends beaucoup d’initiatives, qu’est-ce que j’ai comme emmerdes ! »

Avant de retourner à ses obligations, Monsieur Bouakkaz expliqua que s’il était arrivé là où il est aujourd’hui, c’est qu’il a eu une famille qui l’a accompagné, aidé, pour qu’il puisse faire de sa vie ce qu’il souhaitait. Si vous avez des handicapés dans vos familles, il y a de quoi faire.

Maître Louis Bonet : président du Groupement pour l’insertion des handicapés physiques GIHP, juriste de formation.

Handicapé, mobilité réduite. A conscience de la réalité qui nous arrive en pleine figure.

M. Bonet a abordé plusieurs sujets. Comment, génération après génération, à travers les mots, la société n’a pas respecté la personne handicapée. Lorsqu’il a eu la polio à 9 ans, on ne définissait pas le mot handicap, parce on n’en parlait pas. Pour la génération suivante, les mots étaient : infirme, paralysé...

Il a ensuite soulevé les difficultés pour les handicapés de voyager, et de ce fait ils n’ont droit qu’aux écrans : télévision et ordinateur.

Vint une question concernant le service à la personne à domicile, qui vient vous lever trop tard ou vous coucher trop tôt. Maître Bonet eut cette réponse : « Actuellement les services à la personne ferment leurs portes pour des raisons financières (les salaires horaires varient entre 17,80 et 27 euros). Je comprends très bien que vous n’ayez pas envie de vous coucher à 20 heures, mais pour résoudre ce problème, il nous faudrait des services à la personne qui fonctionneraient 24 heures sur 24. » Il invita le public à militer pour récolter des dons, notant que dans la société d’aujourd’hui, « il faut être beau, il faut être rapide, et l’handicapé ne peut pas être compétitif ».

Pour en revenir à l’intitulé de sa présentation, « Encore deux ans et alors... », je laissai Me Bonet achever sa phrase et l’interpellai aussitôt : « Et après ! » Il se tourna vers moi et répondit : « Justement, toute la question est là, et après ? » A cet instant, sans ajouter un mot nous avons, par la pensée, transformé la phrase « encore deux ans et alors... » en « encore deux ans et après ? RIEN ».

Mais « rien », je ne peux et ne dois pas l’écrire, et je me dois de militer avec vous parce que pour Solidarité et Progrès, le handicap est une chance pour la civilisation.

Quelques années avant son premier mandat présidentiel, Franklin Roosevelt fut atteint de la polio. Sans la collaboration de son médecin et de son épouse Eleanor, nous n’aurions jamais entendu parler du Glass-Steagall Act, parce que c’est leur combat commun à tous les trois qui permit à Franklin de devenir président des Etats-Unis.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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