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Réforme des collectivités territoriales : quand le Hollando-sarkozysme devient une habitude

Par Théodore Rottier

Les 18 et 19 octobre 2012 se tenait à Lyon le 8ème congrès annuel de l’Association des régions de France. Plus de 600 participants se sont retrouvés à l’Hôtel de région dans le quartier lisse et aseptisé de la Confluence pour deux journées de conférences et de débats parfaitement accordés à l’ambiance du quartier, mais difficilement accessibles au citoyen curieux d’en savoir davantage sur l’avenir des collectivités territoriales (le prix d’entrée – pour le moins prohibitif – pour les deux jours de congrès s’élevant à 150 euros !).

L’enjeu était de taille pour ces élus régionaux et partenaires sociaux et économiques venus de toute la France : ces deux jours leur permettraient peut-être de clarifier l’énigmatique acte 3 de la décentralisation annoncé par François Hollande lors des Etats généraux de la démocratie territoriale – un projet de loi sera présenté par le gouvernement en début d’année prochaine. Eh bien non, aucune lumière, aucune clarification, rien de plus, sinon quelques obligés de droite et de gauche déambulant et devisant sympathiquement – tantôt devant une caméra, tantôt devant une assemblée résignante d’élus locaux – de l’avenir incertain des régions. [1]

La frustration ressortait clairement des discussions que nous avons pu tenir avec les participants auxquels nous avons distribué notre Appel au Glass-Steagall, déjà signé par plus de 200 élus de terrain. Les beaux discours de ce congrès n’avaient visiblement pas été du goût de tout le monde ; notre appel à séparer les banques, par contre, rencontrait une certaine résonance, de la part d’élus d’appartenances politiques très diverses.

En effet, si l’on peut noyer le poisson en parlant de « transfert de compétences de l’Etat à la région », « plus de responsabilité des régions », « plus de compétitivité », l’auditeur avisé est capable d’entrevoir derrière ces mots les fondements structurels d’un avenir douloureux. Des élus locaux comme ceux-ci, qui parfois ont affaire directement aux banques pour le financement de leur collectivité, voient très bien le problème de ce système financier et de tous les mécanismes mis en place pour renflouer les spéculateurs alors même que leur collectivité tire la langue et voit ses dotations gelées, voire diminuées.

Prenons un exemple : et si « transfert de compétences de l’Etat aux régions » voulait dire la cession aux régions de compétences publiques que l’Etat, soumis aux pressions européennes, ne peut plus financièrement assumer ? Les régions auront-elles vraiment les moyens de faire mieux que l’Etat dans un contexte d’emprunts toxiques et de soumission à la politique asphyxiante de réduction des dépenses publiques ? Non, certainement pas. Dans ces circonstances, l’on peut légitimement se questionner sur l’avenir des actuels agents d’Etat qui verront leur domaine d’activité transféré à la région. Marylise Lebranchu, ministre de la Réforme de l’Etat, de la décentralisation et de la fonction publique, s’est pourtant voulue rassurante lors du discours de clôture du Congrès : « La réforme ne se fera ni sans les agents, ni contre eux, il y aura de la concertation. » Cependant elle a beau dire, de nombreux scénarii sont déjà envisagés pour pallier l’urgence budgétaire : suppression de postes, privatisation, détérioration des services publics concernés, abandon de projets, augmentation des impôts locaux...

« Je sais que des efforts seront demandés à tous, et donc aux collectivités locales aussi », avait clairement annoncé François Hollande, déclarant que les responsabilités supplémentaires données aux régions, notamment en matière d’emploi et de formation, se verront compensées par une « réforme de la fiscalité » donnant plus d’autonomie à ces collectivités. Autrement dit, les collectivités devront augmenter les impôts de leurs administrés pour financer ces nouvelles responsabilités. D’autant plus que l’on sait depuis septembre que le gouvernement vise une baisse de 2,25 milliards d’euros des dotations aux collectivités sur 2013-2015 ! Ainsi, dans ce domaine comme pour le Traité européen, Hollande reprend l’héritage de Sarkozy, y colle de nouveaux mots en en changeant quelques paragraphes, et le fait sien. Dans la digne continuité d’une soumission à l’Europe où tout est sacrifié à la finance folle.

Parmi ces élus régionaux que nous avons rencontrés, peu auront certainement l’audace d’accorder leur enthousiasme spontané à notre égard et à l’égard de notre action, à une prise de position claire sur la séparation des banques. Encore une fois, tout un travail d’éducation et d’implication reste à accomplir : il va falloir aller les rencontrer, les mobiliser, leur expliquer et leur ré-expliquer. En tout cas, c’est l’engagement que nous, militants de Solidarité & Progrès, avons pris.

Vous tenez à ce que les choses changent, mobilisez-vous à nos côtés !


[1Pourtant, François Hollande semble être tout à fait au courant de l’importance de ce genre de réforme : « Ce sont les collectivités locales qui, aujourd’hui, réalisent, bâtissent, équipent le pays puisqu’elles sont à l’origine de 70 % de l’investissement public. Ce sont les collectivités locales qui permettent aux politiques publiques décidées par l’Etat, d’être traduites dans la réalité. (…) Sans les collectivités locales, pas de logements sociaux ! Sans les collectivités locales, pas d’emplois d’avenir ! Sans les collectivités locales pas de solidarité, pas d’action économique ! » (Allocution aux Etats généraux de la démocratie territoriale).

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  • petite souris • 28/10/2012 - 01:17

    Merci pour cette traduction.
    L’homo-politicus utilise un double langage quelquefois appelé langue de bois.
    Il s’agit en fait d’un mélange savant de deux langues étrangères l’une à l’autr, et suivant qui l’on est la traduction peut être différente !!!!
    Je constate donc avec plaisir qu’à S&P les traducteurs existent et sont fort utiles !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Répondre à ce message

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Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

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La politique de en vidéo

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

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C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

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L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
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Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

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S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

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Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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