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Ukraine : mobilisation franco-allemande contre la propagande de guerre

La rédaction

Notre intervention devant le siège de l’AFP à Paris et celle de notre parti frère allemand, le Büso, devant le groupe de presse Axel Springer à Berlin.


Le tract diffusé à 1000 exemplaires devant l’AFP :

Ukraine : l’Europe doit cesser de soutenir des Nazis !

En Ukraine, le fascisme a relevé la tête. Il a un nom et un visage : celui du parti Svoboda et de l’organisation paramilitaire Secteur droit (Pravyï Sektor). Quand un homme goûte au sang de sa propre espèce, qu’il bannisse et qu’il tue, il n’est plus un homme mais un loup, dit Platon dans La République. Cette terrible transformation s’est produite en Ukraine. D’abord à la place Maidan, quand des nazillons russophobes sont passés à l’acte, tirant sur les policiers non armés et sur la foule, pour chasser le président légitime Ianoukovitch et prendre le pouvoir. Ensuite, dans l’Ukraine orientale et en particulier à Odessa, le 2 mai, quand les mêmes ont lancé la chasse contre ceux qu’ils appellent « doryphores », provoquant l’incendie de la Maison des syndicats où ont péri, brûlés vifs ou tués par balle, une quarantaine de militants pro-russes qui s’y retrouvaient piégés.

Cet appel à la transgression avait déjà été entendu en 2004 dans le discours du chef de Svoboda et désormais vice-premier ministre d’Ukraine, Oleh Tyahnybok, sur le tombeau des combattants de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA) fondée en 1929 par Stepan Bandera, collaborateur des nazis : les combattants de l’UPA « n’avaient pas peur, avait-il dit. Nous ne devons pas avoir peur non plus. Ils ont pris leur fusil et sont allés dans les bois. Ils se sont tenus prêts et ont combattu contre les sales Russes, Allemands, Juifs et autres ordures qui voulaient reprendre notre Etat ukrainien ! Et il faut rendre l’Ukraine aux Ukrainiens ! »

A l’origine de cet ultranationalisme qui a pris corps dans l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) de Bandera, dont l’UPA était la branche armée, l’idéologie de pureté ethnique et le social-darwinisme radical de Dmytro Dontsov (1883-1973). Dans Nationalisme (1926), celui-ci définit une nation comme une espèce biologique et écrit que « même deux d’entre elles ne peuvent s’installer dans la même parcelle de terre sous le Soleil... ». Puis il explique que « la quête pour la vie et le pouvoir se transforme en quête pour la guerre (...) La guerre existe entre les espèces, et donc entre les peuples, les nations, etc. » Il ajoute ce terrible appel : « Soyez agresseurs et occupants, avant de devenir chefs d’Etat ou possédants. Aucune vérité commune humaine n’existe. » Selon le chercheur anglais Andrew Wilson, Dontsov avait concocté sa propre variété d’ultranationalisme avec des emprunts à Nietzsche, Fichte, Pareto, Sorel, mais aussi au nationalisme « intégral » de Maurras. Il plaida pour une Ukraine débarrassée de toute influence juive, polonaise et surtout russe.

Dans les années 1930, les fascistes ukrainiens ont été instrumentalisés par les renseignements britanniques et allemands, le MI6 et l’Abwehr. Winston Churchill imagina d’inclure l’Ukraine dans son Intermarium, une confédération rassemblant les peuples de la Baltique aux mers Egée, Adriatique et Noire, et dans la Ligue prométhéenne des minorités ethniques au sein de l’URSS.

Après la Seconde Guerre mondiale, les fascistes ukrainiens n’ont pas été condamnés et c’est tout naturellement que leurs inspirateurs de jadis, le MI6, la CIA et la BND les ont récupérés, pour les utiliser dans leurs opérations contre l’URSS, au sein du réseau Gladio, l’organisation clandestine de l’OTAN après la guerre. Parmi eux, Bandera, Mykola Lebed, mais aussi Iaroslav Stetsko, Premier ministre d’Ukraine en 1941 sous un gouvernement OUN. Stetsko fut récupéré par le MI6, qui l’installa à Munich, d’où il mena des opérations en Ukraine jusqu’en 1954.

Secteur droit est né en novembre 2013, créé directement par ces groupes. Il a trois composantes : le Trident de Bandera (Trizub), le Patriote ukrainien et l’Assemblée nationale ukrainienne-groupe d’autodéfense (UNA-UNSO). A l’indépendance de l’Ukraine en 1991, Slava Stesko, la veuve de Iaroslav, quitta Munich pour rejoindre l’Ukraine, où elle fonda en 1993 Trizub, lié au Congrès des nationalistes ukrainiens. Vasyl Yvanyshin en fut l’animateur jusqu’à sa mort en 2007, où il fut remplacé par Dmytro Iarosh, l’actuel chef du Secteur droit.

Le 13 juillet 2013, bien avant le Maidan, Iarosh prononçait un discours aux accents « prophétiques » : « Les temps arrivent où nous n’allons pas seulement parler et faire de la propagande (...) Nous devons montrer (…) dans les actes que la cause de Bandera n’est pas celle du passé, mais qu’elle est le présent et le futur. » En filiation directe avec ceux qui ont été battus il y a 69 ans.

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La City et Wall-Street fomentent la guerre pour éviter la refonte des institutions financières. Il nous faut changer la donne afin d’empêcher que la situation dégénère en catastrophe nucléaire.

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

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La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

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C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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