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Obama, prix Nobel de la guerre nucléaire ?

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Lors de sa campagne électorale en 2008, Obama s’était engagé à placer le désarmement nucléaire au cœur de sa politique de sécurité nationale et de défense. D’ailleurs, pendant les cinq premiers mois de son mandat, Obama avait semblé tenir cette promesse lorsqu’il avait esquissé les contours d’un traité de réduction des armements (New START) avec le Président russe Dmitri Medvedev.

Dans un discours présenté comme « historique » à Prague en avril 2009, Obama avait déclaré que « l’existence de milliers d’armes nucléaires est l’héritage le plus dangereux de la guerre froide » et le nouveau Président avait renouvelé « l’engagement des États-Unis à obtenir la paix et la sécurité d’un monde sans armes nucléaires ». Peu de temps après, le comité du prix Nobel se réjouissait du leadership exemplaire d’Obama, et sur la base de cet engagement verbal, décida de lui accorder le Prix Nobel de la paix.

Le 10 décembre 2014, dans un article publié dans le quotidien américain The Nation, le professeur émérite du Massachusetts Institute for Technology (MIT), Theodore A. Postol, expert des questions de défense, pose la question qui fâche :

Pourquoi l’administration entreprend-elle alors un programme ambitieux de modernisation des armes nucléaires augmentant de façon dramatique la menace d’une guerre nucléaire ?

Gary Samore, l’ancien conseiller d’Obama sur les questions d’armement nucléaire, y répond dans le New York Times du 21 septembre, en disant : « Ce qui a changé la donne a été l’invasion de l’Ukraine par Poutine (...) C’est cela qui a rendu politiquement caduc toute mesure de réduction unilatérale des stocks d’armes.  »

L’administration Obama a présenté au total 57 projets d’upgrade (mises à jour) de sites nucléaires militaires, dont 21 ont été approuvés par le Bureau gouvernemental de comptabilité, tandis que 36 sont en attente d’approbation.

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Le plan présenté par l’administration Obama au Pentagone prévoit la construction de 12 nouveaux sous-marins d’attaque nucléaire (chacun pouvant lancer, avec 24 missiles balistiques, jusqu’à 200 ogives nucléaires sur autant d’objectifs), 100 autres bombardiers stratégiques (chacun armé d’environ 20 missiles ou bombes nucléaires) et 400 missiles balistiques intercontinentaux avec base à terre (chacun avec une ogive nucléaire de grande puissance, mais pouvant toujours être armé d’ogives multiples indépendantes).

Dans ce but, précise Il Manifesto, vient d’être réalisé à Kansas City un énorme nouveau site, plus grand que le Pentagone, qui fait partie d’un « complexe national en expansion pour la fabrication d’ogives nucléaires », composé de huit grands sites et laboratoires avec un personnel de 40000 spécialistes.

Ce programme de modernisation, dont le coût total sera d’environ 1100 milliards de dollars, la dépense culminant dans la période 2024-2029, se concentre sur les systèmes d’allumage des têtes nucléaires des missiles de longue portée et sur l’augmentation de leur puissance létale.

En principe, il s’agit simplement d’accroître « la fiabilité » des forces nucléaires américaines. Pourtant, remarque Postel :

Une analyse détaillée du programme révèle qu’il s’agit d’un effort sophistiqué sur le plan technologique pour préparer les forces nucléaires américaines à un affrontement direct avec la Russie.

Penser qu’on puisse gagner une guerre nucléaire est une folie

Theodore A. Postol
Professeur émérite du Massachusetts Institute for Technology (MIT).
The Nation, 10 décembre 2014.

Extraits.

(…) Des analystes russes qualifiés, en particulier ceux qui comprennent les aspects techniques des armes nucléaires, voient dans l’effort de modernisation un signe troublant qui montre que l’armée américaine croit qu’une guerre nucléaire contre la Russie peut être menée et gagnée. Ce fut l’obsession soviétique à améliorer leur capacité de première frappe qui avait conduit Ronald Reagan à une conclusion identique sur la Russie. Comme moi-même lorsque j’analysais au début des années 1980, en tant que conseiller du Chef des opérations navales, la défense anti-missile de Moscou, ces analystes se demandent pourquoi les Américains mettent une telle proportion de leur richesse nationale dans des systèmes dont, de façon réaliste, on ne peut nullement espérer qu’ils marcheront.

Est-ce que les dirigeants militaires et politiques des États-Unis croient réellement que les systèmes modernisés serviront un objectif militaire utile ? Si c’est le cas, est-ce que de telles croyances mal informées conduiront à une cascade d’événements résultant dans une catastrophe nucléaire ? La réponse troublante à ces deux questions est affirmative.

(…) En dernière analyse, le programme de modernisation révèle une incompréhension fondamentale des caractéristiques de base des armes nucléaires. L’échelle et la nature des effets de telles armes sont si vastes et si mortelles que toute notion de les employer de façon contrôlée ou limitée est totalement déconnectée de la réalité. L’incapacité à comprendre la nature radicalement différente des armes nucléaires conduit à une autre incompréhension fondamentale : la guerre nucléaire peut être conçue comme une simple extension d’une guerre avec des armes conventionnelles.

Dans ce dernier cas, une nation cherchera à réduire les capacités ennemies en détruisant sa puissance militaire. La victoire s’obtient par la ruse, la mobilité et la puissance de feu ; on l’emporte en détruisant les capacités de l’adversaire à communiquer avec ses propres forces.

La guerre nucléaire est radicalement différente. Il n’est pas possible d’empêcher un adversaire doté de l’arme atomique de détruire votre pays, même si vous réussissez à détruire l’immense majorité de ses forces. Il est également impossible d’attaquer les forces nucléaires de l’ennemi sans provoquer des conséquences qui ne seraient pas différentes d’une stratégie visant à tuer autant de gens que possible.

Cela nous ramène à la question posée : qu’espère accomplir l’administration Obama en modernisant les forces nucléaires américaines ? Est-ce que le président et ses conseillers réalisent qu’ils sont en train de créer des conditions où la sécurité de toutes les parties impliquées sera diminuée, ou se sont-ils convaincus à tort qu’ils sont en train de créer une dissuasion plus stable ? Aucun acteur rationnel ne s’engagerait dans une guerre nucléaire. Mais l’effort de modernisation augmente de façon significative les chances d’accidents lors d’une crise imprévue et imprévisible, capable d’escalader bien au-delà de tout ce qu’ont pourrait imaginer.

Le vrai problème n’est pas l’irrationalité mais l’imprévisibilité. Les raisons pourquoi les choses arrivent sont bien plus complexes que la planification nucléaire obsessive pourrait jamais prévoir. Le programme de modernisation des forces nucléaires américaines va sévèrement compliquer les chances de prévenir un désastre lorsqu’une crise éclatera. Toute personne ayant étudié l’histoire sait que de telles crises arriveront, et qu’elles arriveront à partir d’événement imprévus et imprévisibles.

Cette vérité élémentaire devrait nous amener à sobrement réévaluer les bases du programme de modernisation. Car dans un monde qui est fondamentalement imprévisible, vouloir disposer d’une capacité incontestable de mener et de gagner une guerre nucléaire est une folie dangereuse.

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Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
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La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

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Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

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Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

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S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

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