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6 juin 1944 — On avait dit : « Le fascisme, plus jamais ! »

La rédaction

Le parti de l’Empire en Occident pousse à la guerre et engendre de nouvelles barbaries en Syrie et en Ukraine. La France, l’Allemagne, la Russie, pourront-elles les empêcher ? C’est notre pari.

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Arrivée des troupes alliées à « Omaha Beach », l’une des cinq plages du débarquement de Normandie.
Crédit : U.S. Army Center of Military History

Lettre ouverte de S&P aux chefs d’Etats, à l’occasion du 70e anniversaire du Débarquement

6 juin 2014, les commémorations du Débarquement en Normandie seront peut-être la dernière chance pour éviter un nouveau conflit mondial et renouveler, face à l’histoire, l’engagement de nos prédécesseurs à la fin de la Deuxième Guerre mondiale : le fascisme, plus jamais ça ! En tant que puissances les plus importantes de la planète, vous, M. Hollande, Mme Merkel, M. Obama et M. Poutine, tenez entre vos mains le destin de l’humanité qu’une nouvelle guerre à l’ère nucléaire pourrait tout simplement anéantir.

A la veille de cet anniversaire, le Président russe, conscient des enjeux, a montré la voie en demandant aux pro-Russes d’Ukraine orientale de surseoir à leurs référendums sur l’autonomie jusqu’après les élections présidentielles du 25 mai. Il a aussi fait preuve d’un grand sang-froid, face à des actes abominables comme l’exécution sauvage de dizaines de militants pro-russes à Odessa le 2 mai, par des nazis déployés par Kiev.

Vous aussi, Mme Merkel, quelles que soient les limites de vos politiques par ailleurs, vous êtes montée au créneau dans cette crise, jouant le rôle traditionnel de votre pays en tant que pont avec l’Est et en maintenant le dialogue avec Vladimir Poutine. Meurtri par deux guerres mondiales successives, votre peuple vous enjoint de ne pas céder aux sirènes de la guerre. Pas moins de trois anciens chanceliers, y compris celui qui a réunifié l’Allemagne, vous appellent à dialoguer avec la Russie. Dernier en date, Helmut Schmidt qui, dans un entretien au Bild le 16 mai, a mis en garde contre le danger d’une troisième Guerre mondiale, trop souvent agité par l’entourage d’Obama, et reproché à Bruxelles d’avoir contribué à aggraver la crise ukrainienne. Quant aux milieux d’affaires de votre pays, leur forte participation au Forum économique de Saint-Pétersbourg illustre leur rejet total de cette guerre.

Pour aller jusqu’au bout de la paix, cependant, vous devrez surmonter les craintes qu’a pu laisser un passé trop proche sous le joug soviétique, dans votre Allemagne de l’Est natale, et perdre vos illusions sur un allié américain que son déclin réduit à espionner ses alliés et à s’imposer par la seule force des armes.

Quant à notre pays, l’allié le plus soumis à Washington depuis l’élection de M. Hollande, un vent de révolte se lève aussi au gouvernement, après avoir gagné la plupart des responsables politiques. Acculée par la menace d’une guerre en Europe pouvant conduire à une escalade nucléaire, la France bloque le passage à la phase trois, économique, des sanctions contre la Russie. Aux Etats-Unis, M. Fabius a refusé de céder aux pressions de la « néo-conservatrice » Victoria Nuland et de John Kerry pour annuler la vente de Mistrals à la Russie. Il était temps de découvrir qu’on ne peut pas cloisonner son soutien à l’Empire : aider sa guerre contre la Syrie, mais refuser celle contre la Russie ; profiter des équipements de l’OTAN et ne pas subir son autorité.

Notre message à vous, M. Hollande, est que lorsque vous serez face à face avec Barack Obama, en Normandie, vous vous inspiriez de l’histoire du Débarquement, qui renvoie aux responsabilités particulières de la France, lorsque l’allié américain dévie de la voie républicaine pour prendre la route de l’Empire. De cette France, tenue à l’écart du débarquement par les États-Unis et l’Angleterre, qui, prétextant qu’il n’y avait pas d’autorités légitimes dans le pays, s’apprêtait à lui imposer un régime d’occupation, de Gaulle a dû exprimer toute la souveraineté au cours de deux séances houleuses avec Churchill et Eisenhower, les 3 et 4 juin, pour que nos « chers alliés » abandonnent cette idée.

Enfin, un sinistre personnage sera là aussi : la Reine d’Angleterre, représentante d’un Empire « off-shore » qui survit grâce à son réseau de paradis fiscaux et qui, pour maintenir son rang, murmure à l’oreille de son allié américain pour qu’il mette sa puissance militaire au service des intérêts britanniques.

Assurer la paix aujourd’hui signifie fermer les centres de pouvoir financier transatlantiques – la City et Wall Street – que la crise systémique pousse à étendre leur espace vital à l’Est.

Discours prononcé par Charles de Gaulle le 6 juin 1944

(extraits)

« La bataille suprême est engagée. Après tant de combats, de fureur, de douleurs, voici venu le choc décisif, le choc tant espéré. Bien entendu, c’est la bataille de France et c’est la bataille de la France. D’immenses moyens d’attaque, c’est-à-dire, pour nous, de secours, ont commencé à déferler à partir des rivages de la vieille Angleterre. (…) La France, submergée depuis quatre ans mais non point réduite ni vaincue, la France est debout pour y prendre part. (…) Cette bataille, la France va la mener avec fureur. Elle va la mener en bon ordre. (...) Le bon ordre dans la bataille exige plusieurs conditions. La première est que les consignes données par le gouvernement français et par les chefs français qu’il a qualifiés pour le faire à l’échelon national et à l’échelon local soient exactement suivies. (...). La bataille de France a commencé. Il n’y a plus, dans la nation, dans l’empire, dans les armées, qu’une seule et même volonté, qu’une seule et même espérance. Derrière le nuage si lourd de notre sang et de nos larmes, voici que reparaît le soleil de notre grandeur ! »

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  • Eric • 28/05/2014 - 20:58

    "... lorsque l’allié américain dévie de la voie républicaine pour prendre la route de l’Empire."
    La voie républicaine est une voie qui conduit tôt ou tard à l’Empire, car la République est une oligarchie. Les Français, dans les années soixante, n’ont pas eu trop à se plaindre de cette oligarchie (Léo Ferré ne serait pas du tout d’accord avec moi) car elle était constituée majoritairement de patriotes, mais les temps changent. La voie démocratique est la seule voie qui ne met jamais en péril l’intérêt général.

    Répondre à ce message

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La City et Wall-Street fomentent la guerre pour éviter la refonte des institutions financières. Il nous faut changer la donne afin d’empêcher que la situation dégénère en catastrophe nucléaire.

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Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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