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Brèvès

Pour une vraie commission Pecora et la réquisition des banques

Déclaration de Jacques Cheminade

Président de Solidarité & Progrès


Paris, le 28 janvier 2009 – A la veille de la grande manifestation sociale du 29 janvier, je viens d’apprendre que la commission des finances de l’Assemblée nationale convoquera, dans les 15 jours qui viennent, les dirigeants des six banques françaises qui ont reçu des fonds propres de l’Etat. Je me réjouis d’autant plus de cette décision qu’il semblerait que les représentants des deux Assemblées se soient engagés à « entendre ces banquiers ensemble ».

Cependant, il reste encore du chemin à faire pour garantir, comme l’exige la déclaration que Solidarité et Progrès distribue ce 29 janvier, que les banques alimentent réellement l’économie en faisant leur métier légitime pour relancer l’économie.

  1. La commission se propose d’examiner, la question des contreparties données par les banques aux 360 milliards d’euros de garanties et aides apportées par l’Etat dans le cadre du plan de sauvetage voté par le Parlement en octobre dernier. « Il y a également toute la question de la distribution des dividendes par les banques, il y a la question aussi des actions gratuites, des stock options des dirigeants » a ajouté Didier Migaud, président de la commission des finances de l’Assemblée. Cette énumération exclue une compétence des représentants du peuple qui devrait être générale. L’objet de la comparution, compte tenu de toutes les bombes à retardement que portent nos banques, devrait être de déterminer ce qui est viable et nécessaire à un fonctionnement légitime du système bancaire, qui doit être maintenu et aidé, et ce qui relève de l’imprudence irresponsable ou d’opérations exotiques, qui doit être soumis à des procédures de banqueroute organisée. Il ne faut pas nationaliser les banques pour que l’Etat endosse ou garantisse leurs crédits qui ne peuvent être remboursés, mais mettre les banques en mesure de fonctionner sainement, en faisant constater l’absence de valeur de leurs créances douteuses et en les éliminant dans l’intérêt général.
  2. La commission devrait avoir à ses côtés, comme au sein de la commission Pecora du Sénat américain dans les années 1933-1934, un juriste en mesure de signaler les éléments justifiant une éventuelle action en justice, car les Français ne peuvent continuer à constater qu’une exception soit faite en faveur des excès d’une profession.
  3. La commission devrait être pourvue d’un droit d’accès et de contrôle de tous les documents afférents aux opérations des banques, afin d’être en mesure de déterminer leur nature.
  4. Les travaux de la commission devraient être accompagnés, dans la logique de son fonctionnement, d’une réquisition temporaire des banques afin d’assurer qu’elles alimentent l’économie en faisant leur métier légitime.

Il ne s’agit pas de poursuivre tel ou tel responsable avec un désir de vengeance, mais de tirer les choses au clair en s’en donnant les moyens, face à nous autres citoyens qui avons le droit de savoir et de soutenir les mesures capables de nous redonner les leviers de la croissance. Cet effort de notre pays doit, d’autre part, se situer dans la perspective d’un Nouveau Bretton Woods à l’échelle internationale, c’est-à-dire du remplacement de l’ordre monétariste actuel par un système de crédit productif.

Il faut, en un mot, balayer d’abord devant notre porte pour être en mesure d’inspirer les autres. Faisons-le. La désintégration économique demande des mesures exceptionnelles. Il y a urgence.


Signez en ligne notre "Appel pour constituer sans délai une Commission d’enquête parlementaire sur la crise financière".

Pour tout renseignement complémentaire :
Christine Bierre
Tél. : 01 76 69 14 54

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  • matière invisible • 07/05/2010 - 21:48

    "mettre les banques en mesure de fonctionner sainement, en faisant constater l’absence de valeur de leurs créances douteuses"
    Merci de faire de la pédagogie sur ce sujet car la majeure partie des gens ne comprennent pas je crois.

    Répondre à ce message

  • CHAZEAU Pierre • 19/12/2009 - 09:44

    Le contrôle des banques s’imposent non seulement pour l’utilisation des sommes qui leur sont remises par leurs clients mais aussi dans leurs méthodes de travail. Est-il justifié que la CAISSE d’EPARGNE d’AUVERGNE et du LIMOUSIN n’ait toujours pas réalisé le transfert des comptes et livrets vers une autre banque :
    37 jours après une demande par courrier,
    25 jours après avoir reçu tous les documents demandés à la banque qui doit recevoir le transfert ?
    Et tout cela sans autres explications de l’agence de LAPALISSE : nous avons transmis...nous rappellons le service concerné....répété 2 ou 3 fois suite à mon inquiétude, car j’ai besoin de cet argent que je considère prisonnier à la CE.
    Luttons contre ces vols répétés.

    Répondre à ce message

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« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

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Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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