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Déclarations de Jacques Cheminade

A VOTRE JUSTE COLERE
Message de Jacques Cheminade aux élus locaux


Téléchargez au format tract ICI


Votre colère éclate face à ceux qui vous ont trompés. Vous avez raison. La suppression de la taxe professionnelle et la « réforme » des collectivités territoriales sont des affronts faits non seulement à vous en tant qu’élus, mais aussi à la cohésion nationale et au principe républicain d’aménagement du territoire. Le pire est de voir des ministres insulter la vérité depuis leurs bureaux confortables. N’est-ce pas le ministre du Budget qui a déclaré le 2 novembre que cette réforme était « faite pour les entreprises d’abord » ? N’est-ce pas Christine Lagarde qui ose dire, dans le Journal du dimanche du 15 novembre, « nous n’avons pas à organiser la féodalité ». Non contents de nous tromper, ils nous mentent et nous injurient. Ils veulent imposer aux communes, aux villes, aux départements et aux régions de dépenser moins, alors que l’investissement des collectivités territoriales est ce qui porte l’avenir du pays, représentant près des trois quarts de l’investissement public. Ils vous accusent de dépenser trop, alors que ce gouvernement renfloue à tout va les banques et autres établissements financiers, et ne s’applique pas à lui-même ce qu’il cherche à vous imposer. Il vous accuse de dépenser, alors qu’il vous fait supporter de nouvelles charges dont vous n’êtes pas maîtres, comme le RSA, sans vous apporter la contrepartie.

Ce gouvernement se moque du monde. Cependant, il ne le fait pas de son propre chef. Il le fait parce qu’il est le relais d’intérêts financiers internationaux, à la City de Londres et à Wall Street, qui imposent au monde leur règle du jeu. Faute de les combattre, faute de courage, la majorité mais aussi l’opposition imposent l’austérité aux faibles et pratiquent la complaisance envers les forts. On dépouille le travail humain comme on dépouille les communes et les départements, faute de se battre pour changer la règle du jeu, faute de respecter les principes de notre devise nationale et du Préambule de notre Constitution.

La suppression de la taxe professionnelle

Il est évident pour tout le monde que c’était un mauvais impôt. Mais que fait le gouvernement ? Il entend faire voter sa suppression cette semaine, sans même avoir fait mesurer l’impact de ce par quoi il la remplacera ! Il était donc plus urgent de faire plaisir au Medef que de servir les collectivités territoriales ! La nouvelle taxe sur la valeur ajoutée aboutirait à un allègement pour le capital et à un nouvel alourdissement du prélèvement fiscal pesant sur le travail et la consommation, revenant ainsi sur la réforme de 1999. De plus, la nouvelle assiette, assise sur les bénéfices, sera moins localisable et plus volatile que l’assiette actuelle. Il existe tant d’abattements que seules les entreprises de plus de deux millions d’euros de chiffre d’affaires payeront réellement la cotisation, et même si on corrige ce chiffre, le principe restera. Rien ne dit qu’on révisera, pour la part « valeur des bâtiments et des terrains », une évaluation qui n’a pas été revue depuis les années 70. Enfin, aucune péréquation ou mutualisation n’a été prévue, bien que maintenant MM. Larcher et Raffarin tentent de faire avaler la pilule en proposant des « critères démographiques » et en tenant compte du nombre de personnes âgées.

Quant au montant, l’Etat s’engage à assurer la compensation des recettes manquantes (preuve qu’il sait qu’il y en aura) à l’euro près, pour chaque collectivité locale… mais seulement pour 2010 avec ensuite une « clause de revoyure ». Après, cela veut dire qu’il ne le refera plus. Alors ? Alors, tant pis pour les collectivités territoriales : le choix sera entre une réduction à la hache des dépenses et/ou faire supporter à leurs habitants des impôts locaux aujourd’hui payés par les entreprises.

Réduction du nombre des élus

Les nouveaux élus, conseillers territoriaux siégeant à la fois dans le département et dans la région, ne seront plus que 3000. Moins d’élus, moins de contre-pouvoirs, plus de facilités pour exercer des pressions venues d’en haut ! On prétexte des économies mais les conseillers généraux ne représentent que 0,3% du budget de fonctionnement des départements et les conseillers régionaux 0,5%. L’élection se fera au scrutin uninominal à un tour, contre l’esprit de nos institutions, à l’anglaise, et en imposant le scrutin de liste à toutes les communes de plus de 500 habitants. Un étouffoir et des conflits d’intérêt à prévoir entre régions et départements, bien entendu au détriment des plus faibles et des plus pauvres.

Résister par l’offensive

Dire non à cette « réforme » est nécessaire. Cependant, il ne suffit pas de la combattre comme une chose en soi.

Les élus locaux, représentant le peuple, doivent dire au gouvernement non seulement qu’ils n’acceptent pas l’outrage fait à nos principes fondateurs, mais qu’ils exigent un changement fondamental de politique. Vous devez dire que vous êtes le peuple, à condition que vous le défendiez plutôt que les privilèges corrupteurs.

La France doit faire sauter les menottes qui l’enserrent, et qui servent non seulement à justifier le gouvernement mais à entretenir la pusillanimité de l’opposition. Ces menottes s’appellent le système financier et monétaire international existant, et son relais de l’Europe telle qu’on nous la fait depuis Maastricht. Ces menottes s’appellent nos grandes banques, complices de celles de la City et de Wall Street, les mêmes qui ont imposé un endettement toxique à vos communes, à vos villes, à vos départements et à vos régions. Il faut créer une Commission d’enquête sur les agissements de ces banques avec des pouvoirs d’instruction et de réquisition des comptes. Ce sont les élus qui doivent animer ces commissions, et non l’exécutif seul.

Face à la seconde phase de la crise qui vient, il faut nous préparer : les salariés et les collectivités territoriales ne doivent plus et ne pourront plus payer pour ceux qui les ont exploités. Le tract que Solidarité et Progrès distribue par ailleurs indique des pistes. Je suis à votre disposition pour en parler. Ceux qui me connaissent savent au moins que je ne fais pas partie du système. C’est devenu, à partir d’un certain niveau, une garantie et un avantage.


Signez l’Appel à constituer sans délai une Commission d’enquête parlementaire sur la crise financière


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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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