X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilOrientation stratégiqueAnalyses
Les analyses de Jacques Cheminade

Airbus dans la tempête financière : l’Etat doit reprendre les commandes

Les analyses de Jacques Cheminade sont publiées tous les quinze jours dans le journal Nouvelle Solidarité, sur www.solidariteetprogres.org ainsi que www.cheminade2007.org, et consitutent le principal regard du candidat à la présidentielle de 2007 sur l’actualité française et internationale.

Face à la crise de production de l’A380 et à une sous-évaluation du coût de développement de l’A350, EADS fait payer aux travailleurs les erreurs qu’ils n’ont pas commises en supprimant 10 000 emplois, dont 4300 en France. C’est à la fois socialement inique et économiquement absurde. Trois questions fondamentales doivent dès lors être posées : Comment en est-on arrivé là ? Le plan de restructuration Power 8 est-il valable ? Comment sauver notre industrie aéronautique ?

Le gâchis

Les deux causes principales du gâchis actuel ont d’une part l’absence d’entreprise intégrée (EADS est une fédération irrationnelle de quatre constructeurs opérants sur dix-sept sites) et d’autre part, la surévaluation de l’euro par rapport au dollar, qui favorise Boeing. De plus, EADS a fonctionné jusqu’à présent comme une véritable SICAV aéronautique ne disposant pas des leviers décisifs de son développement. C’est dans ce contexte que depuis dix-huit mois, les deux principaux opérateurs industriels, Lagardère et Daimler-Benz, cherchent à se retirer. L’Etat ne peut intervenir car MM. Jospin, Fabius et Strauss-Kahn ont dû admettre qu’il soit neutralisé et perde son pouvoir de nomination des administrateurs et des dirigeants.

Bref, avec plusieurs pilotes publics et privés aux commandes, sans arbitre et plongé dans l’orage financier, EADS, qui dispose de techniciens hors pair, d’une excellente main-d’oeuvre et d’un carnet de commandes plein à craquer sur cinq ans, doit se faire hara-kiri !

La plan Power 8

Cet hara-kiri est le plan « Power 8 », mis en oeuvre par le désosseur Christian Streiff et repris dans ses grandes lignes par le « rose » Louis Gallois. Il comprend :

  1. la suppression de 10 000 emplois sur 57 000, dont plus de 1000 à Toulouse et 4300 en France ;
  2. la filialisation rapide (car le taux de fabrication interne serait « trop important ») de certains sites de production existants, confiés à de grands partenaires qui prépareront une « externalisation » (sites de Méaulte et de Saint-Nazaire) ;
  3. la réalisation de pans entiers de futurs avions à l’extérieur, hors de la zone euro, « pour se mettre à l’abri des fluctuations monétaires ».

On vend donc ainsi les bijoux de famille, on délocalise, on démantèle de fait l’outil national et on licencie pour renflouer les caisses : logique bornée de comptable financier, et non de producteur industriel.

Les « solutions » de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal

Nicolas Sarkozy voudrait faire d’Airbus « une entreprise comme une autre », en désengageant l’Etat français qui détient 15 % et avec un éventuel soutien public temporaire. Ségolène Royal, elle, propose « une politique industrielle claire, avec le soutien renforcé des Etats partenaires d’Airbus » et l’apport financier de huit régions dirigées par la gauche.

Aucune de ces « solutions » ne relève le défi. Tout d’abord, la Commission européenne, au nom de l’OMC, interdit tout système d’avances remboursables. Ensuite et surtout, l’une et l’autre de ces « solutions » traitent le « problème » d’EADS comme une chose en soi, alors que pour sortir du dilemme, il faut l’inscrire dans une politique d’ensemble.

Le véritable enjeu

Ce qui est nécessaire pour l’industrie aéronautique européenne est d’avoir un leadership avec un seul dirigeant responsable, un capital stable et des marchés organisés. Il faut d’abord, pour cela, laisser partir Lagardère et Daimler-Benz, qui veulent se spécialiser dans les médias et l’automobile, et ne pas laisser arriver les fonds d’investissement anglo-américains ou le Qatar. Les ressources financières, besoin immédiat d’Airbus, doivent provenir des Etats européens. Comment ?

Dans la forme, en récréant des entreprises aéronautiques, spatiales ou d’armement nationales, qui nouent des partenariats entre elles sur chaque programme, comme c’était le cas avant la fusion de 1998. Pour chaque partenariat, il devra être prévu une délégation de souveraineté en faveur du « leader » responsable.

Sur le fond, en inscrivant les nouvelles entreprises dans le cadre d’un nouvel ordre économique et monétaire international assurant la stabilité monétaire et des marchés organisés à long terme : c’est notre proposition d’un nouveau Bretton Woods. En France même, un ministère de l’Industrie et de la Recherche doit soutenir le « projet » Airbus pris comme un tout, avec un ministre délégué au Plan pour déterminer l’horizon et une banque publique nationale pour relever le défi du financement.

Il ne suffit pas en effet de nationaliser ou d’injecter de l’argent public ; le problème réel est toute la logique du système actuel. Il nous faut innover, protéger et coordonner les programmes avec nos pays clients, par une politique d’association d’Etats-nations, et non d’étranglement financier. C’est dans cette perspective que je soutiens les travailleurs français et allemands, ce mardi 6 mars 2007.

Écrire un commentaire

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard