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Les Editoriaux de Jacques Cheminade

Alternative II


Les éditoriaux de Jacques Cheminade sont publiés tous les quinze jours dans le journal Nouvelle Solidarité, sur www.solidariteetprogres.org ainsi que sur son site de campagne www.cheminade2012.fr.


Dans mon éditorial précédent, j’ai montré la nécessité de séparer les métiers de banque d’affaires et ceux de banque de dépôt et de crédit. L’objectif est de porter un coup d’arrêt à l’émission de fausse monnaie, ce qui permettra de dégager le terrain pour mettre en place de grands projets de développement redonnant priorité à l’équipement de l’homme et de la nature, en vue du bien commun des peuples existants et des générations à naître.

Tant que cela ne sera pas fait, nous continuerons à aller droit dans le mur.

Au sein de l’Union européenne (UE), alors que le peuple grec se trouve soumis à une austérité cruelle et destructrice, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy proposent la nomination de Mario Draghi à la tête de la Banque centrale européenne « parce qu’il est excellent » , comme vient de le dire notre Président à L’Express . Or qui est Mario Draghi ? Il a été pendant quatre ans vice-président de Goldman Sachs International à Londres ! Goldman Sachs est la banque qui, en 2001, a indiqué au gouvernement grec d’alors comment maquiller ses comptes pour pouvoir entrer dans l’UE et en 2010, a organisé la spéculation contre son propre client pour gagner des sommes astronomiques en achetant des assurances (CDS) couvrant le risque qu’il représentait ! Mario Draghi prétend qu’il n’est pour rien dans cette affaire, ce qui au mieux prouverait son incompétence totale. Cependant, il a été très compétent comme homme orchestre des privatisations en Italie, en faveur d’intérêts anglo-américains. Son pedigree est attesté par le rôle qu’il a joué lors de la réunion sur le yacht Britannia, le 2 juin 1992, pour dépouiller son propre pays. Il est aujourd’hui le favori de The Economist et du quotidien de la City, le Financial Times .

En même temps, la Commission consultative scientifique sur les changements globaux de l’environnement (WGBU) du gouvernement allemand vient de publier un rapport sur la « Transition mondiale – Contrat social pour une grande transformation », qui propose le renoncement à la fission nucléaire, l’arrêt de la recherche sur la fusion et une « décarbonisation » énergétique impliquant l’élimination complète du pétrole, du gaz et du charbon ! Il exige le recours unique aux « énergies renouvelables » en 2050, c’est-à-dire aux éoliennes, au solaire, à la géothermie et au « lunaire » (marémotrice). Angela Merkel et les autorités allemandes doivent prendre une décision sur l’arrêt du nucléaire dans leur pays avant le 17 juin. C’est dire que le processus de décision est en cours. Hans Joachim Schellnhuber, président de la commission allemande, a travaillé de très près avec David King, le principal conseiller scientifique de Tony Blair, et John Holdren, le conseiller scientifique de Barack Obama. Il s’agit donc d’un projet qui ne se limite pas à l’Allemagne, et qui est celui de l’oligarchie britannique, princes Charles et Philip en tête. Ce projet implique une politique féroce de dépopulation : la finance folle alliée à une écologie devenue folle pour sauver l’oligarchie au détriment du monde.

L’élection présidentielle française s’inscrit dans ce projet. D’un côté Nicolas Sarkozy, supplétif de cette finance folle, et de l’autre le candidat socialiste, abandonnant le nucléaire sous influence écologiste. Avec en repoussoir Marine Le Pen, qui propose le repli national-monétariste, stigmatise l’immigration et n’attaque jamais la City. L’oligarchie voudrait que les jeux soient ainsi faits.

Ma candidature vise à briser cette règle du jeu. Mettre l’argent au service de grands projets de développement mutuel est la seule voie pour rétablir l’espérance. Ne pas se battre pour cette cause de l’humanité ou égarer les esprits revient à admettre que l’histoire du monde fini commence, avec pour perspective la guerre de tous contre tous.

Jacques Cheminade

Voir les 3 commentaires

  • rondepierre • 12/05/2011 - 21:50

    Bonsoir,Je me souviens de votre candidature en 2007. Le résultat n’a pas été à la hauteur de vos espérances...
    J’ai passé quelques moments avec vos sympatisants devant la Poste Bayen 75017. Affligeant ! GLASS STEAGALL était leur argumentation... Panneau, discours agressif. Tract à distribuer à la sortie de Science-PO, et encore...
    Incompréhensible, même comme je leur ai dit, ayant passé 40 ans dans la banque, je partage totalement l’idée de séparer banque de dépôt et banque d’investissement. Mais, dans la rue qui peut comprendre une loi américaine de 1933 !!!
    Vos idées ne sont pas mauvaises, mais vous resterez d’une marginalité totale. Ce n’est pas sur des sujets techniques et élitistes que vous ferez une "clientèle".
    RaRaprochez vous de partis existants et votre message passera sûsûrement mieux !
    Bien à vous,
    MR

    • Grand Oracle • 13/05/2011 - 22:52

      Ici en Belgique, ça passe très très très bien !

      Moi, je répétais tout le temps la même chose :

      "la Belgique a été le premier pays a adopté la loi de Roosevelt dès 1934 (10 ans avant la France) grâce à Albert 1° (roi très aimé pour sa proximité, sa bravoure au sein même des combats, sa considération du néerlandais,...). C’est notre histoire et notre présent. Et patati, et patata,..."

      Lorsque le savoir historique est présenté de manière synthétique, tout le monde est intéressé !

      Est ce que la France est de nouveau un pays d’arriérés (vu que nous avons actuellement de Grauwe coté flamand et de Keuleneer coté francophones qui appellent au Steagall) ?

      Oui si c’est l’idée même de parler d’une loi de 1933 aux USA qui dérange (où serait la France sans les USA de cette époque ?) !

      Non aussi vu que la même amnésie collective et la même haine de Roosevelt est savamment entretenues partout, Belgique comprise évidement.

      Enfin, pour affiner la question propres à S&P; Il y a des consigne assez strictes (trop ?). Suivant les types de présentations (tracts ou autour de la table de conversation), il faut soit distribuer des tracts soit discuter, mais pas les deux ! Aucune agressivité là-dedans mais une dose d’anxiété et de volonté de bien faire des participants peut toujours être mal interprété j’imagine ?

    Répondre à ce message

  • TERNOn Max • 12/05/2011 - 09:00

    Bonjour,
    j’aime bien votre illustration en page d’accueil de S&P qui renvoie à votre article et que je connais bien. Puisse elle être une "synchronicité" constructive ! Nous aurons probablement l’occasion d’en reparler.
    Cordialement

    Répondre à ce message

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Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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