X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilOrientation stratégiqueAnalyses
Les écrits de Lyndon LaRouche

Armées privées, peuples captifs

Ce texte, rédigé le 21 mars 2006, constitue l’introduction à un dossier sur la privatisation des forces armées aux Etats-Unis, publié dans l’Executive Intelligence Review du 31 mars 2006.

En 2001, le gouvernement du président George W. Bush, dirigé de fait par Dick Cheney, saisit l’occasion offerte par la terrifiante destruction du World Trade Center, le 11 septembre, pour tenter d’imposer une dictature, s’inspirant du régime qu’Adolf Hitler avait pu mettre en place après l’incendie du Reichstag orchestré par Hermann Goering. Le soir même de cette attentat, le vice-président Dick Cheney tenta d’introduire une forme de dictature qui avait été préparée bien avant ce tragique épisode. Ces mesures ne dataient pas de l’entrée en fonctions officielle de George W. Bush, en janvier 2001, elles étaient déjà à l’étude en 1991, sous l’administration Bush père, dans le bureau du ministre de la Défense de l’époque, Dick Cheney.

Toutefois, Cheney ne réussit pas totalement à faire passer les propositions qu’il avait présentées dans la soirée du 11 septembre 2001. D’importants éléments du plan furent rejetés à l’époque, mais par la suite, des mesures conséquentes en direction d’une tyrannie furent adoptées dans le Patriot Act [loi de lutte contre le terrorisme] et d’autres textes. Même si une certaine résistance s’est manifestée depuis, venant de dirigeants républicains autant que démocrates, l’érosion des droits constitutionnels se poursuit cependant, pas à pas.

Comme Jeffrey Steinberg le décrit dans l’article qui suit, Cheney utilisa sa position de ministre de la Défense pour faire adopter la première de toute une série de lois, (toujours en vigueur), prévoyant de retirer au gouvernement le contrôle des services de l’Armée et du renseignement pour transférer ces fonctions et ces pouvoirs à des sociétés privées, dont Halliburton et Bechtel sont les parfaits exemples.

Après avoir quitté ses fonctions au Pentagone, en 1993, Cheney accepta le poste de PDG d’Halliburton. Quant à George P. Shultz, lui-même étroitement associé à Bechtel, il formera l’équipe appelée à devenir le gouvernement Bush-Cheney de 2001-2006. Cheney se propulsa lui-même vice-président du gouvernement Bush, devenant ainsi le tireur de ficelles d’un Président virtuellement fantoche. Cheney et son ami de longue date, Donald Rumsfeld, alors ministre de la Défense, entraînent alors leur pays dans des guerres lancées sur la base de mensonges propagés par le vice-Président. De plus en plus, les attributions de l’Armée américaine et autres fonctions relevant des services de renseignement militaire furent transférés à des entreprises privées comme Halliburton, Bechtel et leurs collaborateurs généreusement rémunérés, tandis que l’on pillait les forces armées et leurs SR traditionnels.

Ici, il s’agit certes d’une corruption financière massive orchestrée par l’administration Bush-Cheney, mais certaines formes de corruption sont pires qu’un simple détournement de fonds publics. Le recours à des pouvoirs privatisés pour torturer, assassiner et promouvoir ce que l’on considérait autrefois comme des crimes contre l’humanité, des crimes analogues à ceux des régimes nazi ou de Pinochet, est bien plus grave. Les pistes de ces crimes-là mènent aux portes non seulement du gouvernement Bush-Cheney, mais au bureau de Dick Cheney dans la période 1989-1993.

L’image que ces développements nous offre aujourd’hui est celle d’un système de « gouvernement mondial » (encore baptisé « globalisation »), dans lequel des armées et des polices secrètes privées au service de consortiums financiers privés, genre Halliburton et Bechtel, imposent une nouvelle forme de dictature mondiale, supprimant tout individu ou groupe d’individus considérés comme indésirables et faisant appliquer des lois arbitraires formulées par les bureaucrates des intérêts financiers privés - tout comme les nazis envisageaient un système mondial dirigé par les Waffen-SS si Hitler avait gagné la Deuxième guerre mondiale. 1

Aucun individu se prétendant un tant soit peu intelligent et informé n’a moralement le droit de faire comme si ce n’était pas précisément la menace que représente la cabale derrière Cheney et les complices de sa femme à Londres. La globalisation - un processus déjà bien avancé d’élimination de l’Etat-nation souverain à l’échelle mondiale - signifie le transfert des pouvoirs de l’Etat souverain à des consortiums géants d’intérêts financiers privés, comme ceux qui dirigent le système prédateur des hedge funds. Actuellement, aux quatre coins du monde, des hedge funds dévorent les secteurs industriels et les investissements publics de nations entières.

Financiers synarchistes

Le noyau idéologique de cette politique remonte à des personnages comme Alexander Helphand « Parvus », qui endoctrina sa dupe Leon Trotski dans l’idéologie synarchiste (anarcho-syndicaliste, par exemple) de « guerre permanente, révolution permanente », que l’on retrouve dans la position de « ni paix, ni guerre » adoptée par Trotski à Brest-Litovsk. L’influence de Parvus sur Trotski se reflète chez les néo-conservateurs trotskistes de l’université de Chicago, associés aux cercles du professeur Leo Strauss, un protégé de Carl Schmitt, ainsi que chez les disciples du « dogme de Thrasymaque » défendu par Carl Schmitt, au sein de la Federalist Society américaine.

La notion moderne d’un empire mondial dirigé par des intérêts financiers remonte à la secte franc-maçonne martiniste du comte Joseph de Maistre, qui orchestra la Révolution française depuis l’affaire du « collier de la Reine », ainsi que la prise de la Bastille, les régimes de Danton et Marat et la terreur jacobine, et qui remodela la personnalité de Bonaparte, un homme de Robespierre, pour en faire l’image « impériale romaine » de Napoléon. Cette image de l’empereur Napoléon, tel un Thrasymaque, offre le modèle de la théorie de l’Etat de Hegel, de l’école du droit romantique préfasciste de Hegel et de Savigny et ses expressions ultérieures comme les doctrines fascistes modernes du juriste nazi Carl Schmitt.

Tous ces systèmes sont les successeurs de la forme d’empire oligarchique de la Mésopotamie pré-romaine, de l’impérialisme raté de Thrasymaque, des empires romain et byzantin et du système médiéval reposant sur l’alliance entre l’oligarchie financière de Venise et la chevalerie normande. Depuis l’époque des Croisades, tous les grands empires européens ont été fondés sur une oligarchie financière, y compris le règne de la Compagnie britannique des Indes orientales à la fin du XVIIIème siècle et au début du XIXème. Le système financier britannique, de 1763 à ce jour, représente une variante libérale anglo-hollandaise du modèle d’oligarchie financière vénitienne, dont le but est l’établissement d’un ordre impérial permanent, qui réussisse là où Rome échoua.

La création de l’organisation synarchiste dans la France du XIXème siècle définit le modèle habituellement choisi par les intérêts financiers dominants pour tenter d’établir un règne impérial mondial basé sur la combinaison des modèles vénitien et romain. La forme que prend aujourd’hui cet impérialisme est la « globalisation ».

L’intention est de créer un système mondial dans lequel de vastes consortiums financiers exercent des pouvoirs plus étendus que tout gouvernement national, et dirigent effectivement le monde à la place des gouvernements. L’intention est de briser progressivement le pouvoir des gouvernements, puis d’utiliser le premier grand effondrement financier, provoqué par les politiques de cette oligarchie financière, pour établir la domination impériale des créanciers sur des nations formellement en faillite et sur leurs gouvernements. Ce système impérial s’appelle mondialisation.

Voilà la menace immédiate pesant sur les formes de vie civilisées, aux Etats-Unis et dans le monde.

L’ennemi potentiellement le plus puissant de la mondialisation est le patriotisme. Si les nations conservent le pouvoir de gouverner et de légiférer suivant les principes universels, chrétiens et analogues, de protection de l’intérêt général, alors l’usurier se trouve sans pouvoir devant la justice en droit naturel. Etant donné que dans de telles circonstances, le peuple d’une nation défendra ses droits, les instruments physiques du pouvoir de l’Etat souverain représentent l’ennemi mortel le plus efficace face à toute aventure de l’oligarchie financière impériale. C’est pourquoi, en tant que ministre de la Défense, puis que vice-président depuis 2001, Dick Cheney s’efforce d’enlever à l’Etat-nation son pouvoir de gouverner pour le confier à des intérêts financiers appartenant à la classe politique financière. Ce que Cheney a fait à ce titre est bien pire qu’une trahison.

Chassons-le de son poste au gouvernement dès maintenant, pendant que c’est encore possible, et redonnons au gouvernement constitutionnel ses attributions militaires, policières et de renseignement. Nous devons annuler toutes les actions, législatives et autres, qui perpétuent la corruption intrinsèque associée aux relations fonctionnelles entre Cheney, Rumsfeld, George Pratt Shultz, Halliburton et Bechtel.


Note

1 Il est utile de se rappeler que les SS, qui remplissaient des fonctions de sécurité et de renseignement pour le parti nazi, puis pour le chancelier Hitler, étaient financés au début par des intérêts privés réunis dans le club des « Amis du Reichsführer-SS », composé de nombreux industriels et banquiers les plus en vue. Ce n’est qu’en 1936 qu’Hitler les décréta « organisations au service de l’Etat ».

Écrire un commentaire

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard