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Editoriaux de Jacques Cheminade

Arrogance

Les éditoriaux de Jacques Cheminade sont publiés tous les quinze jours dans le journal Nouvelle Solidarité, sur www.solidariteetprogres.org ainsi que www.cheminade-le-sursaut.org.


par Jacques Cheminade


Le pire, face à l’effondrement du système dans lequel nous vivons depuis plus de cinquante ans, est l’incapacité de se remettre en cause exhibée par ceux qui en ont bénéficié. Au déni de réalité – la croyance stupide suivant laquelle les marchés allaient « s’autoréguler » - a succédé la conviction que les responsables et les coupables sont les mieux placés pour nous dire ce qu’il faut faire.

Le signal envoyé par les « élites » est clair : plutôt mourir que changer. Ainsi, lorsque Nicolas Sarkozy a déclaré « quand on voit la situation de la City et aux Etats-Unis, on n’a pas envie de leur ressembler », pour ensuite critiquer Gordon Brown, tout ce que l’Europe compte de bonnes âmes lui est tombé dessus. Les mesures prises pour sauver notre industrie automobile, défendues à Bruxelles par François Fillon, ont été qualifiées par la commissaire européenne à la Concurrence, Nelly Kroes, de « rhétorique protectionniste ». Cependant, Nicolas Sarkozy et François Fillon, même s’ils résistent, restent incapables d’articuler un projet cohérent de sortie, car ils sont eux aussi prisonniers des intérêts et de la règle du jeu qu’ils prétendent combattre.

Alors ils font d’abord preuve d’arrogance verbale puis, quand ils ne parviennent plus à se faire entendre ni de leurs peuples ni de leurs troupes, ils nomment des « médiateurs ». Xavier Darcos, Valérie Pécresse et Yves Jégo en ont été affublés, non parce qu’ils ont personnellement démérité, mais parce qu’ils sont pris dans les filets d’une impuissance qui passe par-dessus leurs têtes.

Les Français et les Françaises l’ont compris : c’est le Président de la République lui-même qu’ils visent. Réalisé les 6 et 7 février, le baromètre Ipsos-Le Point révèle que Nicolas Sarkozy a perdu neuf points de popularité dans la tourmente. Alors, faute de s’attaquer aux causes, qu’il connaît bien, il désigne des boucs émissaires. Le 22 janvier à l’Elysée, il s’en est ainsi pris aux enseignants-chercheurs avec des mots inutilement blessants, même de son point de vue : « A budget comparable, les chercheurs français publient de 30 % à 50 % de moins qu’un chercheur britannique dans certains secteurs. Evidemment, si l’on ne veut pas voir cela, je vous remercie d’être venus, il y a de la lumière, c’est chauffé. »

Triste aveu de faiblesse, qui a déclenché une colère générale. En Guadeloupe et en Martinique, le cas de M. Jégo, envoyé, rappelé puis renvoyé, témoigne d’une même incapacité à faire face à une crise.

La vérité est que l’Unedic prévoit 282 000 chômeurs de plus en 2009 et qu’il y en aura bien davantage si rien n’est fait. La vérité est que la chute du produit intérieur brut gagne toute l’Union européenne. La vérité est que les classes moyennes sont à leur tour frappées. La vérité est que l’on sacrifie le long terme (recherche, hôpital, éducation…) à la rentabilité financière.

Alors ? Alors, faute de sursaut, la décomposition économique et sociale continuera. Des entreprises comme Eco-Emballages pourront continuer à jouer sur les casinos financiers l’argent appartenant aux collectivités locales, les directeurs d’agence bancaire à harceler leur personnel, la souffrance au travail s’accentuera et le chaos deviendra inéluctable. Cela nous concerne tous. Ne pas s’engager, dans ces moments, est pire qu’un crime, une faute d’omission.

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  • chibani84 • 17/02/2009 - 15:53

    L’engagement n’est plus à sauver un système économique pour le sauver. Le malade est en phase terminale, glasco 4. L’urgence est à redéfinir non pas un système qui souffrirait suivant le Grand Khan du FMI de simples manques de coordination,un autre système. Nous sommes dans un enjeu de civilisation. Le bonheur par et pour le plus grand nombre avec son corollaire de satisfaction autour du logement, de la santé, du logement et de l’éducation. Le reste du débat porte sur les conditions d’un Progrès qui sera dans un premier temps conditionné et limité par les problèmes de ressources naturelles limitées auxquels nous avons à faire face en tant que simple terrien. L’issue à l’effondrement de civilisation auquel nous assistons, sera forcément du même ordre : une alternative qui refonde la civilisation.

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  • Ouallonsnous ? • 16/02/2009 - 14:46

    Mr Cheminade, pourquoi les partis politiques qui ne sont pas formés que d’une direction, mais surtout et principalement de militants, ne s’expriment que sur ce qui va mal ou est devenu caduc, exemple la mutinationale UE ?

    Sont ils devenus incapables de concevoir l’avenir ?

    Répondre à ce message

  • malik • 14/02/2009 - 22:06

    bonjour Mr Cheminade , je suis franco-maghrebin ,je suis le sujet depuis le debut , j’ai des amis de toutes origines , tous le monde s’en fout que faire pour mobiliser , j’ai fait de la pub pour votre site , mais concretement que faire pour faire changer les choses , quel moyen possedons nous pour faire changer les choses ,parceque avec tout ce que j’ai vecu dans ma petite vie j’ai rien a gagner de tout ca , je me bas et defends nos idees , mais y personne qui m’aide moi dans ma vie de tous les jours , personne ne m’a jamais offert d’emploi ,plus ca viens et plus je me demande si dans le combat actuel j’ai quelquechose a en tirer , si je defens et en retour je me retrouve a la case depart .

    • michel49 • 15/02/2009 - 09:27

      L’Histoire nous enseigne qu’il ne sert à rien d’avoir raison avant les autres, les masses sont ainsi faites qu’elles ne voient la catastrophe que lorsqu’elle est sous leur nez.
      Quand Rome est tombée au terme d’une histoire longue de 1200 ans, le souci des romains etait d’avoir le plus beau carosse et les plus belles toilettes...

    • Fleurdelyse • 15/02/2009 - 21:26

      Moi, je pense que l’important, c’est de se renseigner et de témoigner de ce qu’on sait car garder le silence c’est se faire complice des criminels, criminels de guerre ou de la finance. Le bouche à oreilles... À notre échelle, vous avez raison, que pouvons-nous faire de plus ?...

    • Bertrand Buisson • 16/02/2009 - 10:33

      @Malik

      Je ne sais pas si vous avez déjà pris contact avec des militants de notre mouvement. Pour en savoir plus, pour s’orienter dans l’action, rien de tel qu’un contact personnel. Adressez-nous, si vous le voulez bien, vos références pour qu’on puisse se parler, ou bien fixez un rendez-vous avec l’un d’entre nous. Et dites-vous bien que, comme dit le poète, "Plus croît le péril, plus croît ce qui sauve", pourvu que l’on s’engage pour l’avantage d’autrui, par delà son propre destin.

    • Bertrand Buisson • 16/02/2009 - 10:40

      Je dirais qu’il faut se mettre au défi de grimper à cette échelle et de lui rajouter des barreau pour se permettre d’aller plus haut !

      S&P étant un mouvement politique, militer me semble le meilleure moyen d’intervenir avec ces idées que l’on défend. C’est nécessaire pour la vie de ces idées et leur développement rapide dans la société, depuis les institutions jusqu’aux citoyens en passant par les autres partis où sommeillent quelques esprits en attente.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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