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Les analyses de Jacques Cheminade

Austérité et inflation, les deux poisons du système transatlantique

De manière brutale, un article du Journal du Dimanche (du 4 septembre) expose les arrière-pensées de l’oligarchie financière dominante : « La correction infligée aux banques par les marchés doit-elle inquiéter les épargnants ? Les experts sont formels. Les grandes banques françaises représentent des risques pour l’ensemble du système économique. Elles ne feront pas faillite. L’Etat les renflouera au prix d’un plan de rigueur beaucoup plus lourd. » Cela s’appelle en clair l’austérité, c’est-à-dire une purge infligée aux producteurs et un saccage social pour sauver les établissements financiers. Cependant, comme le montre le cas de la Grèce, il s’agit non seulement d’une vision prédatrice mais aussi d’une illusion imbécile : une économie et un peuple soumis au joug financier deviennent incapables de rembourser leurs dettes ; leurs comptes se déséquilibrent encore davantage et un nouveau tour de vis s’avère indispensable, jusqu’à ce que la machine infernale conduise à la destruction générale.

L’on nous dit qu’il y a urgence, que sans l’euro l’Europe s’effondrerait et que la situation deviendrait incontrôlable. Ceux qui le disent refusent de voir que la finance devenue folle n’est déjà plus sous contrôle et que c’est la dérégulation généralisée des Etats occidentaux et le défaut de conception d’un euro placé dès le départ sous domination financière, qui nous ont conduits là où nous sommes ! Dès aujourd’hui, il n’y a plus un euro, mais des euros. En effet, un euro grec avec des taux d’intérêts de 44 % à deux ans et de 18 % à dix ans n’a plus rien à voir avec un euro allemand à 2-2,5 %. Sauver l’euro est devenu une fiction, équivalant à vouloir faire cuire des boules de neige.

Quant aux banques européennes, elles ne vivent que sous perfusion de la Banque centrale européenne (BCE) et des accords de swap (échanges de devises) avec la Réserve fédérale américaine. Ces banques ne se font même plus confiance entre elles, puisque comme pendant la crise de Lehman Brothers, elles ne se prêtent plus les unes aux autres et préfèrent placer leurs liquidités éventuelles en dépôt auprès de la BCE. Elles ont d’ailleurs raison de ne pas se faire confiance : comme l’ont affirmé Christine Lagarde depuis son nouveau poste au FMI, Hans Hoogervorst, l’homme qui décide de l’élaboration des normes comptables internationales, et Jacques Attali, ces banques manquent toutes de fonds propres par rapport aux critères de Bâle III (capitaux propres par rapport aux actifs engagés) et surtout n’ont pas tenu compte dans leur bilan des risques sur les pays souverains affaiblis. Jacques Attali dit crûment  : « Les engagements des quatre principaux établissements bancaires français représentent plus de 2,5 fois le PIB français, alors que leurs fonds propres sont faibles…Une chose est sûre, le modèle des banques françaises, qui ont fait beaucoup de leurs profits sur les métiers de spéculation pour compte propre et sur l’achat de dettes publiques d’Etats fragiles, n’est pas durable. » Et il ajoute  : « Leurs prêts aux cinq pays européens les plus fragiles représentent trois fois leur capitalisation boursière ! » C’est pourquoi le Crédit agricole, pour insuffisance de liquidité, la Société générale et les groupes italiens Intesa San Paolo et UniCredit seront retirés de la liste de l’Euro Stoxx 50, et Natixis se trouve, elle, retirée du CAC 40, ce qui revient à les lâcher dans la nature.

Pire encore cependant, la BCE elle-même a dû acheter pour environ 110 milliards d’obligations espagnoles et italiennes, par delà les grecques et les portugaises, alors que ses propres engagements dépassent les 1300 milliards d’euros pour des capitaux propres d’environ 85 milliards ! C’est pourquoi les Barroso et consorts réclament une intervention d’urgence du Fonds européen de stabilité financière et du Mécanisme européen de stabilité pour prendre le relais dans une fuite en avant suicidaire. Ceux qui constatent le péril veulent avant tout sauver les mégabanques et les sociétés d’assurance, au prix d’une inflation se superposant à l’austérité. C’est la politique des Lagarde, Baverez et autres Attali, qui appellent à une mutualisation des dettes – les fameux eurobonds – pour renflouer les banques en acceptant, disent-ils, « une inflation modérée de l’ordre de 4 % » . Cependant, la machine infernale ne peut plus être arrêtée au sein d’un système qui n’est plus capable de promouvoir la production et de favoriser la consommation, car il repose au contraire sur le fétichisme d’une austérité qui n’épargne que les banques et dévore tout le reste.

Ceux qui acceptent un diagnostic sur la gravité de ce qui se passe sans vouloir sortir du système sont ainsi condamnés aux expédients destructeurs. Le gouvernement Sarkozy-Fillon impose actuellement 16 milliards d’économies annuelles et demande aux parlementaires de la majorité d’en rajouter 1 milliard en s’attaquant aux dépenses d’intervention, c’est-à-dire aux aides économiques et sociales. Le 24 août, il a annoncé une hausse de la pression fiscale de quelque 11 milliards d’euros. Quant à Martine Aubry et François Hollande, ils rivalisent de rigueur rose, François Hollande prenant la tête du peloton en essayant de rafler la base sociale-libérale de Dominique Strauss-Kahn tout en se prétendant « mendésiste ».

Les socialistes ont certes tous parlé de Glass-Steagall à leur Université d’été de La Rochelle, mais sans entreprendre la mobilisation de leurs troupes contre la City et Wall Street, ce qui revient à proposer un Glass-Steagall châtré. Aucun n’enthousiasme avec un grand projet de société, remettant la création et le travail humains aux postes de commande, et tous sombrent dans une double compromission opportuniste avec le pessimisme culturel Vert et une économie de marché dévoyée dont ils refusent de voir le visage.

Notre mission commence donc par redonner confiance au peuple et à ses élus de base, en l’impliquant dans la bataille pour changer de système, saisissant l’occasion de la tempête qui vient et que personne ne peut plus éviter, pour le meilleur ou pour le pire. Le courage de l’optimisme ne se gagne en effet jamais dans les bureaux, mais sur le terrain, en inspirant.

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  • petite souris • 06/09/2011 - 23:11

    Les grandes banques françaises représentent des risques pour l’ensemble du système économique. Elles ne feront pas faillite. L’Etat les renflouera au prix d’un plan de rigueur beaucoup plus lourd.
    C’est Austérité et surtout "foutage" de gueule !!!

    Ce matin j’ai entendu not’jeune ministre des finances dire :
    "Le moteur de l’économie, c’est la consommation" !!!!
    C’est consternant ! une telle bêtise !!!
    Confondrait-il "marché financier" et le marché où l’on fait ses courses ???
    Chez les petites souris on sait que la consommation de fromage est différent de sa fabrication.......

    Il n’a pas dû aller aux cours de vocabulaire....

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Jacques Cheminade
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