X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilOrientation stratégiqueAnalyses
Les écrits de Lyndon LaRouche

Aux dirigeants de l’ASEAN +3 :d’Asie peut germer un nouveau système monétaire

Lors du sommet ASEAN +3, fin novembre, les dirigeants des pays d’Asie du Sud-Est (Brunei, Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Myanmar, Philippines, Singapour, Thaïlande, Vietnam) et de Chine, Corée et Japon, vont discuter de la réorganisation des échanges après le krach financier. C’est en vue de leurs discussions préparatoires que Lyndon LaRouche a rédigé, le 29 octobre 2000, ce mémorandum adressé aux treize chefs d’Etat et de gouvernement.

Certains d’entre vous se rappelleront qu’au mois de septembre 1998, j’avais prévu l’éclatement d’une grande crise financière aux Etats-Unis à peu près au moment du sommet américano-chinois. Cette crise a effectivement éclaté. J’ai alors averti que les mesures prises pendant la conférence monétaire d’octobre 1998 à Washington, loin de remédier au problème, créeraient les conditions de crises encore plus graves. Cela s’est passé comme je l’avais prévu.

Le monde entre désormais dans la phase terminale du processus d’effondrement financier, monétaire et économique. Même si ce processus n’est pas encore officiellement reconnu, tout indique que nous sommes entrés dans une zone-limite hyper-turbulente de ce processus. Il s’agit d’un type de zone-limite associé au front d’ondes de choc dans des systèmes physiques.

L’incapacité des dirigeants actuels à adopter les mesures drastiques nécessaires pour reprendre le contrôle de cette crise en revenant à une forme protectionniste d’accords monétaires et économiques internationaux, a rendu inévitable, dans le futur proche, l’écroulement catastrophique du système financier actuel basé sur le dollar. Il ne s’agit pas d’un problème relativement mineur comme le krach de 1929-31, mais du pire effondrement financier de ces derniers siècles, sans doute même aussi grave, à l’échelle globale, que l’âge des ténèbres du XIVème siècle en Europe. La propagation de maladies épidémiques et pandémiques en Afrique et au-delà, est typique des conditions d’un tel âge des ténèbres.

Dans cette situation, le danger politique le plus grave, c’est que les dirigeants qui ne mettent pas en garde, dès maintenant, contre cet effondrement financier, ne disposeront plus de l’autorité pour faire passer les réformes nécessaires dès lors que la réalité apparaîtra clairement aux yeux des populations hystériques et désespérées. (...)

Aux Etats-Unis, l’absence de tout candidat présidentiel crédible risque d’engendrer une situation dans laquelle aucune institution officielle, dans la nation la plus puissante du monde, (...) n’offrira de réponse saine à l’effondrement financier global actuel.

Il est important de comprendre que nous faisons face non pas à une crise du système existant du FMI, mais à une crise terminale du système lui-même. Nous n’avons pas besoin d’une réforme du système existant, mais de son remplacement complet par un nouveau système, par exemple la forme protectionniste d’ordre financier, monétaire et économique qui aurait vu le jour si le président américain Franklin Roosevelt n’était pas mort prématurément en 1945.

Il est aujourd’hui faisable, et donc urgemment nécessaire, de retourner au moins à la forme protectionniste d’ordre monétaire international ayant régi les relations entre les Etats-Unis et l’Europe de 1945 à 1964. La différence principale entre cet ancien système de Bretton Woods et celui qui est faisable et requis maintenant, est que le nouveau système, conformément à l’intention du président Roosevelt, doit refléter un ordre mondial post-colonial, représentant de manière équitable les intérêts communs de toutes les nations, non simplement de quelques-unes relativement privilégiées. (...)

[Parmi les propositions de LaRouche, citons :]

  • Etant donné que l’économie réelle de vos treize nations compte une partie des meilleurs équipements, machines-outils, usines et laboratoires scientifiques restants dans le monde, vous aurez la possibilité, lors de votre sommet de novembre, de prendre des mesures permettant d’arrêter, ou au moins de ralentir, la chute de votre région dans un nouvel âge des ténèbres. Vos efforts pourraient aussi constituer le « germe » d’un nouveau système monétaire international pouvant, plus tard, catalyser une forte relance de l’économie mondiale.
  • Mais pour réussir - et laissez-moi vous parler franchement, comme on avertit un ami d’un danger, et non en langage équivoque de sophismes diplomatiques - vous devez rompre, entièrement, avec le Fonds monétaire international (FMI). Ceci ne souffre aucune discussion. Déclarez ou préparez-vous à déclarer bientôt qu’aucun des accords discutés dans le cadre de l’initiative de Chiang Mai (ICM) ne sera lié en aucune façon au FMI.
  • Vous devriez créer dès à présent le Fonds monétaire asiatique (FMA) tant attendu. L’Asie a besoin d’une institution pour assurer la continuité du commerce et des projets de développement dans la région, au moment où le système du FMI se désintègre. Les institutions anglo-américaines sont faibles et bien conscientes de leur prochaine faillite. Elles dépendent trop des exportations asiatiques pour oser lancer une guerre commerciale. En outre, il n’y a rien que vous puissiez faire pour arrêter l’éclatement de la bulle financière américaine, reflétée dans l’explosion du déficit du compte courant et la dépendance envers le pillage financier de la majeure partie du monde (...) ; le marché américain pour les exportations asiatiques est sur le point de disparaître. Dans l’intérêt de la survie de vos nations et de votre région, il vous faut un arrangement commercial régional permettant de compenser la perte à venir du marché américain.
  • Vous devriez créer une unité de compte asiatique entièrement synthétique pour le commerce et le crédit à la production, basée sur un « panier de biens tangibles », comme ceci est décrit dans mon rapport « Commerce sans monnaie ». (...)
  • Je vous conseille de publier une déclaration soutenant mon appel à une conférence monétaire internationale. La nécessité d’un nouveau système monétaire sera bientôt évidente, à mesure que le non-système actuel s’évapore. Il serait cependant des plus désagréables pour l’Asie de négocier un nouveau système avec des Etats-Unis qui seraient devenus fascistes après le krach, tout comme l’Allemagne évolua dans les années 30. Il est de l’intérêt urgent de l’Asie que le système proposé de nouveau Bretton Woods, comme j’en ai défini les aspects essentiels, soit la base de toutes les grandes négociations internationales. (...)

L’histoire a mis les dirigeants asiatiques dans une position unique. En formant simplement l’ICM et le FMA, l’ASEAN +3 pourrait fournir l’étincelle nécessaire pour décider le reste du monde à agir dans l’intérêt commun et urgent de tous les peuples. Pour ce faire, le monde doit être libéré (...) du FMI, qui étrangle l’espèce humaine.

Je maintiens que nous ne trouverons pas la volonté d’opérer les changements urgemment nécessaires dans les affaires mondiales, si nous considérons la crise actuelle uniquement en tant que crise financière et monétaire. Nous devons la voir tout d’abord comme une crise culturelle et morale, définie par la nécessité d’établir un ordre mondial juste, et donc durable, entre nations souveraines, basé sur l’amour du bien de l’humanité. Rien de moins ne pourra nous donner la passion nécessaire pour faire ce que nous devons, urgemment, faire.

Écrire un commentaire

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard