Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

20 novembre - 28 novembre, Forcalquier (04) - L’association « Médiation 04 » vous invite à une conférence de Jacques Cheminade Lire 20 novembre - Dévitaliser les communes comme une dent que l’on veut arracher Lire 19 novembre - Pourquoi S&P soutient les infirmières et infirmiers Lire
AccueilOrientation stratégiqueAnalyses
Les analyses de Jacques Cheminade

Banqueroute organisée ou Weimar 1923

par Jacques Cheminade

Les Etats-Unis ont choisi le recours, pratiquement sans limite, à la planche à billets. En ajoutant « un plan supplémentaire » de 800 milliards de dollars (614 milliards d’euros) au plan de sauvetage de 700 milliards de dollars (537 milliards d’euros), le plan TARP de Henry Paulson, l’administration Bush continue sa fuite en avant. « Pratiquement, c’est de l’argent que la Réserve fédérale va imprimer », reconnaissent les experts. Dans ce « plan B », 200 milliards doivent servir à « dégeler le marché du crédit » (car les organismes de crédit à la consommation et de financement des investissements sont désormais menacés par la montée de l’insolvabilité de leurs emprunteurs) et les 600 milliards restants seront utilisés pour racheter les actifs des banques qui sont adossés à des prêts hypothécaires.

Ainsi, le renflouement reposera à la fois sur l’aide en capital aux banques en difficulté et sur le rachat ou la garantie par les autorités fédérales des « actifs toxiques » répandus partout. Le total mobilisé, récapitulé par l’agence Bloomberg, était de 7500 milliards de dollars la semaine dernière et atteint maintenant 8500 milliards.

Barack Obama ne s’est pas opposé à ce choix et prépare un troisième plan avec Timothy Geithner, un ancien de Kissinger Associates, cette fois pour « la relance de l’économie ».

Tous les intéressés reconnaissent qu’il s’agit d’une navigation dans l’inconnu, car presque personne ne connaît la vraie valeur des engagements pris. Pire encore, certaines banques ont utilisé l’argent reçu, non pour financer l’économie, mais pour payer leurs actionnaires ou racheter d’autres banques.

La « finance folle » est aux commandes : Paulson a précisé que son « programme pourra être étendu et renforcé avec le temps ». Déjà, un Stephen King, chargé des affaires économiques à la Hong Kong Shangaï Banking Corp (HSBC), l’explique sans retenue : la baisse des taux d’intérêt et l’aide directe aux banques ne suffisent pas, l’avenir est à la planche à planche à billets sous le contrôle d’une autorité mondiale composée de banquiers centraux.

Benito Mussolini a constitué des holdings bancaires d’Etat ; cette fois, les penseurs et les acteurs du « fascisme universel » entendent créer une gouvernance financière mondiale. Que la prochaine étape du G20 ait lieu à Londres, la principale place offshore du monde, depuis laquelle chacun a fait ce que sa législation nationale lui interdisait, est significatif. Déjà, Dominique Strauss-Kahn annonce que le « Nouveau Bretton Woods II » est une illusion et prône une gouvernance mondiale sous l’autorité du FMI, assisté d’un Forum de stabilité financière qui regroupe principalement les grandes banques centrales.

Toutes les conditions d’une hyperinflation généralisée se trouvent ainsi créées – une Allemagne de Weimar 1923 à l’échelle du monde – assortie d’une destruction des conditions de travail et de vie des peuples.

La seule alternative est la nôtre : un vrai Nouveau Bretton Woods, commençant par la banqueroute organisée des intérêts spéculatifs, contre la City de Londres et Wall Street, pour dégager le terrain en vue d’une politique de grands projets mondiaux, du type de ceux de l’administration Roosevelt et de la reconstruction de l’Europe après-guerre. Continuer comme on va mènerait à la ruine de la civilisation.

Pour creuser le sujet : tous les écrits de Jacques Cheminade

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

  • Léa Rodrigues • 29/11/2008 - 11:34

    Toujours plus de dollars, toujours plus d’euros, toujours plus de papier pour tenté de renflouer un système déjà mort.

    Cependant, dans ce système <<économie de papier>> les salariés perdent leurs emplois, les travailleurs pauvres fouillent les poubelles pour se nourrir quand ils ne sont pas condamnés à choisir entre se nourrir, se vétir ou se soigner selon l’urgence de la situation. Les sans abri meurent de froid sur les trottoirs.

    Au nom des peuples du monde entier, mesdames et messieurs nos chefs d’Etats, mettez le système financier en banqueroute !

    Revenez à ce nouvel ordre économique que nous vous réclamons, ce vrai nouveau Bretton Woods, qui redresserait l’économie rélle grâce à des grands projets à l’échelle du monde, le pont terrestre eurasiatique... qui crèerait des emplois et donnerait droit au travail pour tous, le droit à la santé et aux soins pour tous. Ce vrai nouveau Bretton Woods qui offrirait une culture de la vie où le travail reviendrait à la production qui serait doublée en vue de nourrir tous les habitants de cette planète. Et enfin, ce vrai nouveau Bretton Woods qui apporterait au monde la paix par le développement mutuel pour maintenant et pour demain, pour les générations à venir.

    Espoir, vous avez dit espoir ?

    • Julien Lemaître • 29/11/2008 - 11:54

      @Léa,

      Il faudrait écrire cela et l’envoyer avec des articles détaillés aux multiples élus qui nous sont redevables !

      Voilà qui consoliderait l’espoir qu’ils soient sous notre pression...

    • Léa Rodrigues • 29/11/2008 - 13:37

      Bonjour Julien,

      J’interpelle nos élus à chaque occasion qui m’est donnée, parfois même chaque jour parce avec des messages ou des courriers pareil à celui-là, et je le fais déjà depuis un certain temps car c’est aussi ce qu’il faut faire.

      A bientôt.

    Répondre à ce message

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard