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Caligula


Les éditoriaux de Jacques Cheminade sont publiés tous les quinze jours dans le journal Nouvelle Solidarité, sur www.solidariteetprogres.org ainsi que sur son site de campagne www.cheminade2012.fr.


L’avocat général Philippe Bilger, hier encore chaud partisan de Nicolas Sarkozy, le voit maintenant devenu « une sorte de Caligula au petit pied » . Caligula était l’empereur romain qui disposait de ses sujets comme des objets, jusqu’à projeter de faire consul son cheval Incitatus. Nous laisserons à M. Bilger la responsabilité de sa comparaison. Lyndon LaRouche, lui, voit en Barack Obama un Néron, lui-même fils d’une sœur de Caligula, Agrippine la Jeune.

C’est dans ce climat de bas Empire que nous plonge l’irresponsabilité de nos dirigeants. Pire peut-être que de supposer Incitatus hennissant au pouvoir, le directeur de la rédaction de Challenges nous incite à imaginer « Michel Pébereau nommé Premier ministre pour convaincre les agences de notation de laisser à la France son AAA ». Selon lui, on doit faire confiance à l’homme qui « s’est battu pour construire la banque la plus puissante de la zone euro ».

Cependant, au moment où Obama et Sarkozy affichent leur triomphe dans les sables de cette Afrique romaine que l’on appelle aujourd’hui Libye et où Michel Pébereau joue les grands sages, les économies française et américaine se désintègrent et il est révélé que les comptes de BNP-Paribas ont été truqués. Olli Rehn, commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, exige plus de rigueur de la France. A Londres, le ministre britannique des Finances, Georges Osborne, a comparé la France à la Grèce, à l’Italie et au Portugal en pressant lui aussi Paris d’imposer plus d’austérité.

La comparaison de M. Bilger apparaît dans ces conditions trop flatteuse : loin d’être un empereur, Nicolas Sarkozy est un proconsul de Bruxelles et de la City, engagé avec elles dans un système qui ne peut que conduire au chaos. Les banques européennes vont très mal : elles détiennent 55 000 milliards d’euros d’actifs, dont une grande part sont des effets toxiques, et ne se prêtent plus entre elles. Les banques françaises manquent de capitaux propres et de liquidités ; leur recours à la Banque centrale européenne a dépassé en octobre celui des banques espagnoles : elles ont dû lui emprunter 100 milliards d’euros en un mois, car les marchés se ferment pour elles. Le secteur financier américain, largement exposé vis-à-vis de l’Europe (37 % des 1500 milliards détenus par les fonds monétaires américains en septembre étaient investis dans des obligations bancaires et des CDS européens), ne nous prête plus.

Le résultat est ce que l’on appelle un « credit crunch » généralisé : le système bancaire européen, grenouille devenue boeuf prêt à exploser ou imploser, n’est plus en mesure de réellement nourrir les entreprises européennes et américaines, dont il assurait hier respectivement 80 % et 20 % du financement.

Dans ces conditions, le cheval de Caligula, ou plutôt son Agrippine britannique, s’appelle en réalité Goldman Sachs. La banque a constitué un réseau d’influence et d’espionnage dans toute l’Europe, en mettant ses serviteurs partout, depuis la tête des Etats jusqu’aux directions des Trésors publics. L’on ne peut donc plus parler d’indépendance nationale ou de démocratie ; le président du Conseil européen, Herman Achille Van Rompuy, ne se gêne pas pour le dire.

Piégée, la France doit payer de plus en plus cher ses emprunts, et on la somme de réduire son financement de l’économie et ses dépenses sociales, c’est-à-dire de ruiner sa capacité future de remboursement de ce qu’elle paie de plus en plus cher !

Caligula n’est qu’un géant aux pieds d’argile et tout le système sombre dans une fuite en avant vers la guerre, faute de vouloir assurer les ressources d’un avenir commun. Il est plus que jamais temps d’en sortir, en finançant de grands projets par du crédit productif public entre Etats souverains et non entre protectorats financiers.

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  • petite souris • 23/11/2011 - 18:51

    .... Le nouveau Caligula aux petits pieds d’argile est donc le talon d’Achile de notre belle France !!!...
    Les partisans deviennent des ex et quitte le navire ...
    Cela est une bonne nouvelle, cela prouve qu’il y a encore des gens qui réfléchissent et ont une certaine liberté de pensée.
    La marche des résistants commence !
    Je n’ai plus qu’à planquer mes petits pour qu’ils continuent à faire crunch crunch avec les restes de la cuisine

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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