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Les Editoriaux de Jacques Cheminade

Colère


Les éditoriaux de Jacques Cheminade sont publiés tous les quinze jours dans le journal Nouvelle Solidarité, sur www.solidariteetprogres.org ainsi que www.cheminade-le-sursaut.org.


Comme j’écris cet article, les maires de France portent leur colère à Paris. Colère face à la « réforme » des collectivités locales et la suppression de la taxe professionnelle, qui les laisse face à un choix inacceptable : ou bien réduire à la hache leurs dépenses, ou bien faire supporter à leurs habitants des impôts locaux aujourd’hui payés par les entreprises. L’Etat a bien promis d’assurer la compensation des recettes manquantes mais seulement pour 2010. Après, il y aura une clause de « revoyure ». Sans garanties. Le nombre d’élus sera réduit, 3000 conseillers généraux en moins, les 3000 restant étant des conseillers territoriaux siégeant à la fois dans le département et dans la région, avec des conflits d’intérêt à prévoir. Les nouvelles élections se feront à un tour, à l’anglaise, favorisant les plus riches au détriment des plus faibles et des plus pauvres. Moins d’élus, cela signifie en effet moins de contre-pouvoirs et plus de facilités pour exercer des pressions à leur encontre.

Cette réforme, suivant le ministre du Budget, est « faite pour les entreprises d’abord », comme si le plus urgent était de faire plaisir au Medef. Cette politique reflète l’influence de Wall Street et de la City sur l’ensemble de notre pays, à travers leurs relais au sein du gouvernement mais aussi de leur opposition officielle, dont la timidité impressionne. La docilité et la servitude volontaire progressent, sous le sourire narquois des courtisans. Ainsi Alain Minc, dans Marianne, loue la façon dont la CGT, « pôle réformiste dur », et la CFDT, « pôle réformiste mou », ont « canalisé le mécontentement » au plus fort de la crise sociale, notamment en inventant « le rituel de la manif mensuelle qui était un exutoire ».

Cette fois au contraire, les élus locaux doivent tenir. Il faut non seulement que le gouvernement recule sur la réforme en cours, mais exiger que le gouvernement et l’opposition fassent sauter les menottes qui enserrent la France, c’est-à-dire la politique de la City de Londres et de Wall Street et les dispositions des traités européens qui empêchent une initiative de crédit public en vue de l’équipement de l’homme et de la nature.

Il faut avoir le courage qu’a eu Xavier Mathieu sur France 2 (Vous avez le dernier mot, le 30 octobre 2009) pour interpeller Nicolas Baverez et Jacques Attali, en leur disant « on ne veut plus vous filer notre avenir ».

Dans cette situation qui devient révolutionnaire, il est essentiel que les élus locaux aient eux aussi le courage de dire « nous sommes le peuple, et nous ne nous laisserons pas faire ».

Les gouvernements qui assurent le relais de cette politique ne sont plus légitimes, car ils violent les principes inscrits dans notre devise nationale et le Préambule de notre Constitution. Avec la crise, les vols de nécessité se multiplieront pour avoir du lait maternisé, des couches-culottes ou de la viande. En même temps, les jeux de cirque, comme la distribution de billets que prévoyait Rentabili-web sur le Champ-de-Mars le 14 novembre se multiplieront, réduisant les êtres humains à des animaux désespérés et cupides.

Est-ce le monde que l’on veut ? Si on répond non, il faut soutenir la résistance de nos élus locaux, tout en leur soumettant un projet pour une politique internationale, nationale, régionale et locale qui substitue au renflouement des financiers l’équipement de l’homme et de la nature, l’éducation, la santé publique, la recherche et les infrastructures. A leur colère et à celle des Xavier Mathieu il faut un horizon, sans quoi elle demeurera impuissante.


1 million de tracts pour répondre à la colère qui vient


Voir le commentaire

  • petite souris • 19/11/2009 - 20:04

    Moins d’élus !!! Ben "voui" !

    Pourquoi donc devraient exister des représentants du peuple ?
    Puisque le peuple, lorsqu’il vote par référendum vote mal...

    Ah ! Moins d’argent pour les communes ! Le peuple sans travail n’a qu’à se saigner et payer ...

    Que dire à de tels actes ? Rien ! Il faut résister et agir !

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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