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Solidarité & progrès

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Communiqué de Jacques Cheminade

Combattre la nature réelle du fascisme

La rédaction
« C’est un crime de rendre les hommes tristes »
- Simone veil

Il restera de cette élection présidentielle la tristesse d’une occasion perdue. Les Français ont porté au second tour un tribun des guerres coloniales et élu un homme qui a toujours trahi ses promesses. Le rôle de la France dans le monde n’a fait l’objet d’aucun débat sérieux. Il n’y a pas de quoi être fiers.

Cependant, derrière la scène a jailli un profond désir de changement. Si, dans la confusion des étiquettes, ce désir n’a pas trouvé les mots et les hommes pour s’exprimer de manière originale, il est maintenant urgent de le nourrir de sens et de repères. Car ce n’est qu’investi dans un engagement politique neuf qu’il ne retombera pas.

Choix de politique internationale

Engagement politique signifie d’abord faire face au danger réel, sans les leurres d’une complaisance idéologique, d’un romantisme commode ou d’un catéchisme « révolutionnaire ».

Or le danger le plus réel, c’est le nouvel impérialisme américain qui promeut le « choc des civilisations » (Samuel Huntington) et les guerres entre cultures et religions. Ce « fascisme universel » (Michael Ledeen) pratique la fuite en avant militaire, en réaction à l’effondrement du système financier et monétaire international. C’est donc tricher de ne pas commencer par là, c’est tricher de parler de principes ou de politique intérieure en n’opposant rien à ce danger. C’est nous rendre impuissants de faire comme si nous étions coupés du monde et avalions toutes les couleuvres de Washington.

Le premier impératif est donc de fixer un horizon mondial à notre engagement, pour que la France et l’Europe défendent ensemble et en première ligne un nouvel ordre économique international fondé sur les grands travaux d’infrastructure, la production, la solidarité et la justice. En rupture avec la logique du FMI et de l’OTAN, nous avons la responsabilité de combattre une politique de pillage financier et d’aventure militaire.

Autour d’actes solidaires - un vrai plan de paix par le développement économique mutuel au Proche-Orient (eau, énergie, industries), garantissant la justice à un peuple opprimé et la sécurité à deux Etats - créons les conditions d’un dialogue pour la paix entre civilisations, cultures et religions, dans lequel chacun apporte le meilleur de lui-même.

Choix de politique intérieure

Nos choix de politique intérieure doivent manifester la même fermeté sur les principes. Au culte de l’usure financière et du court terme, camouflé en « modernisation », substituons la défense des services publics, le redressement de l’école, la réurbanisation des banlieues, la réindustrialisation nationale et l’engagement que chacun puisse vivre dignement de son salaire, comme chaque pays du monde devrait pouvoir vivre dignement de sa production.

Ce n’est qu’en retrouvant ainsi le sens du bien commun et en combattant les injustices qui abaissent les consciences, dans le monde comme chez nous, que nous inspirerons le respect de nous-mêmes et des valeurs de notre société. Cela s’appelle la sécurité publique, que seul un Etat fort peut garantir.

Lorsque les intérêts de Jean-Marie Messier, de François Pinault ou de Bernard Arnault sont courtisés par la droite et par la gauche, lorsque le Trésor public exige le paiement de ses créances au détriment des Français surdendettés et impose si modérément les stock-options, lorsque la droite comme la gauche privatisent et taillent en pièces les services publics (à quand EDF et La Poste ?), lorsqu’elles ne tiennent pas compte de la vie et de la pensée des gens, il ne peut plus y avoir de respect et la rancœur des gens devient extrémiste.

Peut-on se lever contre Le Pen si l’on approuve la guerre d’un Bush ou d’un Sharon ? Peut-on prétendre combattre l’insécurité si on en a laissé se créer toutes les conditions culturelles (violence à la télévision, violence des jeux vidéos), sociales (démantèlement progressif du système de protection), économiques (extension du trafic de drogue et des paradis fiscaux) et scolaires (absence de politique de santé publique à l’école) ? Peut-on croire que Jacques Chirac mènera une autre politique lorsqu’à sa réunion de Lyon, les ex-futurs alliés du Front national, Charles Millon, Jean-Pierre Soisson et Jacques Blanc, se trouvaient au premier rang ? Peut-on croire au renouvellement de notre vie politique par ceux qui l’ont laissé s’avilir et en organisent le financement en leur faveur ?

Les trémolos républicains sont la pire des choses lorsqu’ils masquent l’inertie et la veulerie face au nouveau fascisme qui monte dans le monde, dont nos dirigeants ont laissé et laissent se créer les conditions.

Pédagogie de l’intérêt général

La manière de penser la politique, de l’organiser et de la vivre doit se transformer pour répondre au désir de changement qui jaillit dans notre pays et engendrer des dirigeants d’un autre type, c’est-à-dire pédagogues de l’intérêt général.

Si nous n’y parvenons pas, si nous continuons à ne plus prendre en compte ceux qui se sentent abandonnés et ceux qui se dévouent à la cause des autres - enseignants, policiers de terrain, pompiers, infirmières, éducateurs, élus locaux... - si nous continuons à laisser s’affronter les clientélismes sans résoudre les problèmes, si nous ne donnons pas leurs pleins droits politiques aux 6 millions de musulmans de notre pays, si nous continuons à penser au ras de la France, nous n’aurons plus le droit de nous plaindre.

C’est l’affaire de chaque citoyen de se donner, la prochaine fois, des candidats pour lesquels nous ayons tous vraiment envie de voter. Voter « pour », pas « contre » ou « malgré nous ». Vaincre les puissants par l’union des faibles, dans la joie d’occasions retrouvées.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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