Solidarité & progrès

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Les analyses de Jacques Cheminade

Conférence des 17, 18 et 19 janvier à l’Unesco : non au choc des civilisations !

« Le choc des civilisations n’aura pas lieu » : c’est en vertu de cet engagement qu’un Forum Euro-Méditerranée Science, Développement et Paix aura lieu à Paris, au siège de l’Unesco, les 17, 18 et 19 janvier 2004, sous le haut patronage de M. Jacques Chirac. Nous approuvons totalement cette initiative, d’autant plus que le discours précédemment prononcé sur ce thème, et dans la même enceinte, par notre Président de la République se situait à un niveau de réflexion inhabituellement élevé. Cependant, l’ardente obligation et l’urgence de passer à l’acte, par delà les réflexions et les discours, nous inspire un certain nombre de réactions.

Tout d’abord, dire non au choc des civilisations signifie que l’on s’oppose résolument à ceux qui entendent le provoquer. Or, la nature d’un certain nombre d’intervenants à cette conférence nous permet de douter fortement de cet engagement. En particulier, Laurent Murawiec - désormais connu sous le nom de « faucon frenchie » - n’est autre que l’ami des Richard Perle et des Paul Wolfowitz qui promeuvent la guerre préemptive, le recours aux mini bombes nucléaires et... le choc des civilisations. Dans un article qui vient d’être publié par Le Figaro des 3-4 janvier, M. Murawiec, au nom d’une « attaque contre les tyrannies » ;, se livre à un éloge dithyrambique du président Bush, qui aurait remporté trois victoires probantes en Afghanistan, en Irak et en obtenant « la reddition nucléaire de la Libye ». Le plus inquiétant est qu’il ajoute : « On ne s’arrêtera pas là », parlant sans doute au nom de ses protecteurs militaro-financiers. Inviter Laurent Murawiec à un débat sur le choc des civilisations reviendrait donc à inviter un Paul Wolfowitz à une rencontre sur l’aide aux plus démunis, ou le fantôme de Benito Mussolini à une réunion sur l’interdiction de l’huile de ricin ! Ce serait inviter à sa table le vice-président américain Dick Cheney, au lieu de se battre, comme nous le faisons ici, pour obtenir sa destitution. Par delà le cas sans intérêt, sinon à titre symbolique, du collabo Murawiec, les organisateurs de cette conférence devraient mettre les points sur les i avant d’ouvrir les débats : si une politique de défense nationale fondée sur une défense stratégique est légitime, toute politique de guerre préemptive au nom du droit du plus fort est inadmissible. L’on retombe sans cela au niveau d’Athénagoras de Syracuse, qui, en 415 avant J.-C., écrivait, tout comme les faucons fascistes d’aujourd’hui : « Il est nécessaire de frapper d’avance, de prévenir et de punir ses ennemis déjà pour ce qu’il veulent, sans en avoir encore les moyens (...) car ce n’est pas seulement contre leurs actes qu’il est nécessaire de se prémunir, mais d’avance contre leurs intentions. » C’est avec de telles perspectives que la civilisation grecque s’effondra.

Nous irons donc porter la contradiction à M. Murawiec et à ses semblables, au nom de la paix par le développement mutuel entre les peuples et du dialogue des cultures et des civilisations. Le débat ne doit pas être à fleurets mouchetés, mais cause contre cause : d’un côté, celle de l’humanité et de la justice pour tous, de l’autre, celle d’une oligarchie impérialiste qui veut se donner, au nom de la force, le droit d’imposer sa loi, son injustice et sa servitude.

Cela nous amène précisément au second point. Eviter le choc des civilisations signifie rétablir les conditions d’un dialogue des civilisations et des cultures, pour éviter que des « guerres de religion » ;, ou des aventures impériales menées au nom de la « démocratie » ;, ne soient une arme pour empêcher la prise de conscience générale en faveur d’un monde plus juste.

Cela suppose de mener un combat sans complaisance contre le libéralisme sauvage - celui de MM. Perle, Wolfowitz et Murawiec - en mobilisant contre lui ce que christianisme, judaïsme, islam et humanisme laïc ont de commun, l’idée de solidarité par le développement mutuel. Jean-Paul II, dans Centesimus annus, soulignant que « le progrès des pauvres est une grande chance pour la croissance morale, culturelle et même économique de toute l’humanité », le prophète Mohammed affirmant dans son hadith : « Il n’a pas foi en moi, celui qui s’endort repu tandis que son voisin, à ses côtés, a le ventre vide. » Emmanuel Lévinas nous disant que le mot « je » signifie : « Me voici répondant de tout et de tous, du sort de la veuve, de l’orphelin, de l’étranger et du pauvre » et Jean Jaurès forgeant son humanisme laïc, dans Le socialisme et la vie, sur l’idée que « tout individu humain a droit à l’entière croissance (...) le droit d’exiger de l’humanité tout ce qui peut seconder son essor », définissent un tronc commun dans lequel il nous est donné de puiser en cette aube du XXIème siècle.

Pour incarner ce message, le dialogue des civilisations doit avoir pour horizon un nouvel ordre économique et monétaire mondial - un nouveau Bretton Woods - reposant sur l’abolition des changes flottants, la mise en règlement judiciaire des agents financiers spéculatifs et l’émission de crédits d’Etat ou entre Etats à long terme et faible taux d’intérêt, susceptibles de relancer les infrastructures de base nécessaires au bien-être de chacun et à une croissance partagée. Il s’agit ici de volonté politique, c’est-à-dire de mettre en place un monde plus juste pour éviter d’aller tout droit dans le mur avec l’ancien. L’identité de chacun doit ainsi changer : le développement économique engendré en commun doit remplacer les rapports de force, et une conception de l’homme fondée sur le bien commun et le service des générations à naître doit se substituer à l’idée fausse et destructrice suivant laquelle le conflit serait un état naturel de notre espèce. La loi de la jungle libérale débouche aujourd’hui sur une politique de domination par d’autres moyens, militaires et policiers, un irrationalisme pseudo-spiritualiste côtoyant une pseudo-science réduisant l’homme à un instrument.

Dire non au choc des civilisations revient à dire sans compromissions que l’être humain n’est pas une bête car il est capable, par les découvertes de son esprit, de développer l’univers où il se trouve, d’accroître sa capacité d’accueil et de redéfinir toujours un meilleur vouloir vivre en commun.

Le mouvement de jeunes que Lyndon LaRouche a formé dans le monde est fondé sur ces principes et se bat en leur nom ; lorsque vous les verrez parmi vous, vous rencontrerez des êtres humains en état de recherche pour aider le bien commun à s’accomplir. Laisser aller les choses comme elles vont, même assaisonnées de beaux discours, ou bien créer des révoltes sans horizon ni perspective, revient au contraire à tolérer que notre époque soit livrée à un nouvel empire romain, avec son pain, son cirque et ses jeux de mort.

Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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