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Les analyses de Jacques Cheminade

Corse : l’inventaire négligent de Lionel Jospin

L’incendie du restaurant de plage appartenant à Yves Féraud est devenu une affaire d’Etat. Les institutions républicaines se trouvent ridiculisées et avilies par ceux censés les servir. Des Ribouldingue, Filochard et Croquignol galonnés, foulant aux pieds le droit et ses principes, sans complexes ni scrupules, ont accumulé des bévues dont on pourrait rire si l’on ne devait en frémir pour ce que cette équipée révèle chez ses auteurs : la conviction qu’on peut tout se permettre puisque le pouvoir rend intouchable. A l’occasion d’une affaire apparemment subalterne, un brutal coup de projecteur se trouve ainsi jeté sur la face inavouable de notre univers politique. Dans l’intérêt de tous, de la République, de la démocratie et de nos institutions, et dans leur propre intérêt, les responsables de l’Etat doivent faire le ménage, dans toute la maison France et non seulement dans sa paillote corse, faute de quoi notre pays perdrait son âme intérieure et deviendrait vulnérable à toute manipulation extérieure dirigée contre son essence même.

Récapitulons rapidement les événements.

Trois gendarmes gradés - un capitaine, Norbert Ambrosse, commandant du Groupe de pelotons de sécurité corse (GPS), un lieutenant et un adjudant-chef - incendient, dans la nuit du 19 au 20 avril, le restaurant d’Yves Féraud. Ils laissent sur place tant d’indices qu’on aurait pu croire à une provocation. Le capitaine incendiaire, par incompétence, se brûle gravement au visage et aux mains, et doit se faire soigner dans un hôpital ! On pourrait rire aux éclats, mais l’affaire serait devenue tragique si le pêcheur dormant habituellement dans la paillote avait été brûlé vif.

Au départ, tout le monde ment. Mais la vérité éclate avec la déposition de Bertrand Cavalier, chef d’état-major de la gendarmerie corse, le 3 mai, complétée le 5 mai, puis les aveux de Norbert Ambrosse et, enfin, ceux du colonel Henri Mazières, commandant de la légion de gendarmerie ! Bertrand Cavalier avait enregistré le préfet Bonnet à son insu et Henri Mazières a finalement reconnu, selon son avocat Mario Stasi, « avoir donné aux cinq gendarmes l’ordre d’incendier la paillote sur les instructions formelles du préfet de région ».

Quant au directeur de cabinet du préfet, Gérard Pardini, il a lui-même rédigé les tracts anonymes retrouvés sur les lieux du crime, qui proclamaient : « Féraud, balance de flics ». Avant d’avouer, le même s’était illustré en rédigeant, le 27 avril, au nom du « corps préfectoral de Corse » et sans son approbation, une déclaration de soutien à Bernard Bonnet. Ici, le cynisme atteint un sommet absolu.

Les responsabilités du cabinet du premier ministre sont éclatantes. L’éditorial paru le 5 mai dans Le Monde le dit avec un gant de velours : « Le manque de vigilance met en cause divers réseaux qui, entre la préfecture de Corse, l’hôtel Matignon et la place Beauvau, ont pris leurs aises durant la longue absence de Jean-Pierre Chevènement après son accident opératoire. »

En tous cas, les hommes nommés en Corse, et en particulier Bernard Bonnet, l’ont bien été par le gouvernement Jospin. Le GPS a été créé le 27 juillet 1998, par une simple circulaire, avec l’approbation du cabinet Jospin. Les affaires corses étaient et sont suivies directement depuis Matignon. Le directeur de cabinet, Olivier Schrameck, est chargé de superviser le travail interministériel sur la Corse et a organisé, d’abord un lundi sur deux puis une fois par mois, dans son bureau, une réunion avec les autres directeurs de cabinet concernés (Intérieur, Défense, Justice, Finances). Il a rencontré à sept ou huit reprises Bertrand Bonnet, et ces rencontres se sont souvent terminées chez le Premier ministre. C’est un des membres du cabinet dirigé par M. Schrameck, Alain Christnacht, qui était le contact de Bernard Bonnet à Matignon. La conseillère technique Clotilde Valter et le chef de cabinet Henry Pradeaux, chargé des écoutes téléphoniques, sont aussi impliqués dans les affaires corses.

Ceux qui coordonnaient depuis un an l’action de l’Etat en Corse, c’est-à-dire . Jospin et Matignon, sont donc bien responsables - même s’ils ignoraient ce qui se tramait à Ajaccio - et se trouvent en première ligne. C’est bien ce qu’a ompris un autre « connaisseur », Charles Pasqua qui, interrogé le jeudi 6 mai sur TF1, a réclamé la démission du Premier ministre.

Que dire de cette sinistre farce ? Nous ne pouvons donner de réponse que sous forme hypothétique, et en deux temps. Tout d’abord, il faut bien voir qu’au sein de l’appareil d’Etat français, l’habitude a été prise, depuis les guerres coloniales et les années Mitterrand, de bafouer la loi s’il le faut, en se croyant protégé par sa « position ». On l’a fait en Corse, comme on l’a fait au Conseil constitutionnel en rejetant le compte de campagne de Jacques Cheminade, comme M. Dumas l’a fait aux Affaires étrangères, comme M. Chirac l’a fait à la ville de Paris et M. Pasqua dans les Hauts-de-Seine.

Ensuite, il est évident que dans « l’affaire corse », il y a à l’oeuvre les réseaux Pasqua d’un côté, notamment dans la police, et les réseaux Dumas de l’autre. M. Lionel Jospin, qui a tant parlé de son droit d’inventaire, a eu, en l’espèce et plus généralement, le tort d’y procéder de manière négligente. C’est sa « négligence » qui lui revient en pleine figure.

M. Schrameck a agi avec une troublante légèreté. Ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel, auprès de M. Dumas, il possède quelques amitiés personnelles sur l’île qui l’ont aidé à se constituer un réseau d’informations. Qui passe par Pierre Chaubon, président de la communauté de communes du Cap corse, avec lequel il a travaillé... auprès de Roland Dumas. Quant à Gérard Pardini, natif d’Ajaccio et déjà directeur de cabinet de Bernard Bonnet à la préfecture des Pyrénées orientales, entre 1993 et 1995, il a travaillé brièvement à la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure) en 1989, tout comme d’ailleurs Alain Christnacht (en 1983-1984), avant de devenir, en 1990, chef de cabinet de... Roland Dumas au ministère des Affaires étrangères jusqu’en mars 1993, où il a notamment géré les fonds secrets de ce ministère. Alors ? Alors tous ces hommes ne sont pas des enfants de choeur. Plutôt, pourrait-on dire, des enfants de Dumas. Leurs mauvaises habitudes - ou leur aveuglement - sont notoires...

De l’autre côté, il y a Charles Pasqua. Avec un culot monstre, il vient aujourd’hui conseiller aux uns et aux autres, et en particulier à M. Chirac, de remettre de l’ordre dans des affaires où lui-même a été une cause majeure de désordre. L’un de nos amis a souligné que le dernier des bergers corses et même du Vercors sait le rôle qu’un Daniel Léandri a joué là-bas. C’est cette interaction entre réseaux Dumas et réseaux Pasqua qui se trouve au centre du cyclone. Faut-il s’en étonner ? Non, car ce n’est pas une première. Elf n’a-t-il pas été longtemps un instrument de partage entre Tarallo-Pasqua et Sirven-Dumas ? On le dit beaucoup dans les tours de La Défense et les cabinets des juges.

On ne peut qu’avoir honte. Honte de cette dégénérescence de l’Etat et, bien plus encore, honte de l’hypocrisie et du mensonge de ceux qui l’ont créée et nourrie mais ne craignent pas de faire la morale.

M. Bonnet, vous n’avez plus rien à perdre. Vous devez sauver votre honneur et dire tout ce que vous savez. MM. Jospin et Chirac, la France a aujourd’hui un grand rôle - si elle s’en rend capable - à jouer dans le monde. Mais il faut d’abord nettoyer les écuries d’Augias, refaire l’inventaire et prendre le balai. En êtes-vous capables ? Sinon, vous laisserez dans l’histoire une image de responsables et de coupables.

Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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